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Dans les comptes de Marc, technicien de maintenance ferroviaire à Vierzon à 2 090 € nets par mois

Publié par Mathieu le 12 Sep 2026 à 19:13

Marc, 34 ans, technicien de maintenance ferroviaire à Vierzon, gagne 2 090 € nets par mois. Entre les astreintes de nuit, le crédit sur sa maison et les trajets de son fils en foot, chaque euro a sa place. Voici comment il répartit son salaire, poste par poste.

« Les gens pensent que je conduis les trains. En fait, je les répare avant qu’ils ne partent », sourit-il. Un métier technique, mal connu, mais qui fait tourner tout le réseau régional.

Un salaire technique, boosté par les nuits et les astreintes

Marc touche un salaire de base de 1 780 € nets par mois, selon la grille des agents de maintenance SNCF échelon 3. À cela s’ajoutent des primes de nuit et de dimanche qui font gonfler la fiche de paie.

Sur un mois avec astreinte, il touche environ 260 € de prime de travail de nuit, plus 50 € de prime de dimanche travaillé une fois par mois. « Les nuits, c’est ce qui fait la différence sur le salaire, mais ça use le corps », reconnaît-il.

Sa femme, aide-soignante à temps partiel, perçoit les allocations familiales pour leurs deux enfants : 141 € par mois. Le foyer touche aussi l’allocation de rentrée scolaire une fois par an, lissée ici à 20 € mensuels. Total mensuel de Marc : 2 090 € nets.

Vierzon reste une ville où le coût de la vie est nettement plus doux qu’en Île-de-France. Un avantage qui pèse lourd dans son budget, comme le montre le classement des départements où les courses coûtent le moins cher en France.

Technicien de maintenance ferroviaire de nuit en gare

Le crédit maison et les charges qui ne bougent jamais

Marc et sa femme ont acheté une maison à Vierzon en 2019, avec un prêt sur 22 ans. La mensualité de crédit s’élève à 620 € par mois, assurance emprunteur incluse.

Les charges fixes suivent : 95 € d’électricité en moyenne annuelle lissée, 40 € d’eau, et 55 € pour l’assurance habitation et l’assurance auto cumulées. Le crédit consommé pour la voiture familiale, une Dacia Duster achetée d’occasion, ajoute 140 € mensuels.

« On a acheté ici parce que c’était trois fois moins cher qu’à Orléans pour la même surface », explique-t-il. Un choix qui libère du pouvoir d’achat mais impose des trajets plus longs pour certains loisirs.

Le forfait mobile à deux lignes coûte 30 €, l’abonnement internet-box 35 €. La mutuelle familiale, indispensable avec deux enfants, pèse 85 € par mois. Marc a aussi une prévoyance liée à son métier physique, à 18 € mensuels.

Total des charges fixes : environ 1 118 € par mois. Un poste qui laisse une marge, mais qui ne tolère aucun imprévu majeur.

Courses, foot du petit et sorties comptées

Le budget alimentation du foyer tourne autour de 420 € par mois pour quatre personnes, courses en supermarché discount privilégiées. « On fait les courses au Lidl et à Intermarché selon les promos, c’est devenu un réflexe », dit Marc.

L’essence pour ses trajets domicile-travail et les déplacements familiaux représente 130 € mensuels, sa base de maintenance étant excentrée du centre-ville. Le club de foot de son fils coûte 15 € par mois en licence, plus l’équipement ponctuel.

Les sorties restent rares : un restaurant en famille tous les deux mois, budgété à 50 € l’occasion, soit 25 € lissés mensuellement. Le shopping vêtements pour les enfants, qui grandissent vite, absorbe environ 60 € par mois.

Les vacances, elles, se limitent à une semaine chez les grands-parents en Bretagne et un court séjour au camping l’été. Budget annuel lissé : 45 € par mois. « On ne part pas loin, mais les enfants adorent la mer, ça suffit », précise-t-il.

Famille modeste dînant dans une cuisine chaleureuse

Fin de mois serrée, mais un cap tenu

Une fois les charges fixes et variables déduites, il reste à Marc et sa famille environ 250 € de marge mensuelle. Une partie part sur un livret A ouvert pour les enfants, 50 € par mois, le reste sert de tampon pour les imprévus.

« Je sais que je devrais épargner plus, mais entre le crédit et les enfants qui grandissent, on avance doucement », confie-t-il. Pas de gros projet immédiat, sinon refaire la toiture d’ici deux ou trois ans.

Le salaire médian net en France tourne autour de 2 100 € par mois selon l’Insee. Marc s’y situe presque pile, avec un métier technique essentiel mais peu médiatisé, dans une ville où chaque euro compte double comparé à la capitale.

« On n’est pas riches, mais on ne se plaint pas. On vit correctement, et c’est déjà beaucoup », résume-t-il, satisfait de son équilibre trouvé entre astreintes de nuit et vie de famille à Vierzon.

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