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Essence à prix coûtant le 4 juillet : ce geste d’Intermarché et Leclerc que des millions d’automobilistes attendaient

Publié par Mathieu le 27 Juin 2026 à 18:32
Pistolet de pompe à essence inséré dans un réservoir de voiture

Les grands départs approchent et le plein d’essence reste un sujet qui pique. Bonne nouvelle : deux géants de la grande distribution viennent d’annoncer une opération carburant à prix coûtant pour le premier week-end de juillet. Un coup de pouce symbolique, certes, mais qui pourrait bien orienter votre choix de station-service. Voici ce qu’il faut savoir avant de prendre la route.

1,90 € le litre : pourquoi le prix du carburant reste un casse-tête en 2025

On a connu le pire. 2,40 € le litre au plus fort de la crise, ça laisse des traces. Depuis, les cours du pétrole se sont calmés, notamment grâce au protocole d’accord signé entre l’Iran et les États-Unis. Début juin, les prix à la pompe étaient au plus bas depuis mi-mars.

Pour autant, on est encore loin du retour à la normale. Invité sur RMC ce jeudi 25 juin, Thierry Cotillard, président du groupement Les Mousquetaires, a posé les chiffres sans détour : « On est à 1,90 euro, ça fait 50 centimes de moins. On est toujours à 20 centimes de la normale. »

Autrement dit, la baisse est réelle, mais le compte n’y est pas. Et le patron d’Intermarché refuse de jouer les devins : « En fonction des déclarations de Trump et l’évolution du contexte géopolitique, ça va varier. » Traduction : personne ne peut garantir que la descente va continuer.

Dans ce climat d’incertitude, les fortes chaleurs annoncées pour juillet poussent déjà les juillettistes à boucler leurs plans. Avion, train ou voiture ? Pour beaucoup, la réponse dépendra du prix affiché sur le totem de la station la plus proche.

Intermarché dégaine le premier, Leclerc réplique dans la foulée

C’est Thierry Cotillard qui a ouvert le bal. Sur RMC, il a annoncé une opération essence à prix coûtant dans tous les Intermarché le week-end du 4 et 5 juillet. Le timing n’est pas anodin : c’est pile le premier grand chassé-croisé de l’été sur les routes.

Mais attention, il a immédiatement tempéré les attentes. « On ne va pas baisser à 1,50 euro. Au lieu de 1,88, ça sera peut-être 1,86 », a-t-il précisé. Deux centimes d’écart, pas de quoi faire le plein en souriant. L’objectif est ailleurs : prouver au consommateur que la marge de l’enseigne tombe à zéro sur le carburant ce week-end-là.

Son concurrent Leclerc n’a pas attendu longtemps pour répliquer. Dans un communiqué publié le même jour, l’enseigne a confirmé sa propre opération à prix coûtant les vendredi 3 et samedi 4 juillet. Au total, 711 stations-service participantes dans toute la France. Une couverture massive qui devrait soulager le budget vacances de milliers de familles.

Résultat : deux enseignes, trois jours d’opération, et une guerre commerciale qui profite directement à votre portefeuille. C’est le genre de bras de fer entre distributeurs qu’on aimerait voir plus souvent.

Automobiliste regardant les prix du carburant en station-service

Le geste est symbolique, mais voici comment en tirer le maximum

Soyons honnêtes : la révolution tarifaire, ce n’est pas pour ce week-end. Deux centimes de moins sur un plein de 50 litres, ça représente à peine un euro d’économie. Pas de quoi payer le péage jusqu’à la Méditerranée.

Mais le vrai intérêt est ailleurs. Le prix coûtant garantit que vous payez le tarif plancher du marché, sans aucune marge. Si plusieurs stations se livrent bataille dans votre zone, c’est le moment de comparer. Les applications comme Essence&Go ou Prix-Carburants.gouv.fr deviennent vos meilleures alliées pour repérer les stations participantes les plus proches.

Autre détail à ne pas négliger : les dates ne sont pas identiques. Chez Leclerc, c’est le 3 et 4 juillet. Chez Intermarché, le 4 et 5 juillet. Si vous êtes flexible sur votre jour de départ, vous pouvez techniquement profiter des deux opérations. Et pour ceux qui roulent au diesel comme au sans-plomb, les deux carburants sont concernés.

Thierry Cotillard l’a résumé avec pragmatisme : « Au moins, le consommateur saura que chez nous, ce sera le prix le plus bas du marché. » Dans un contexte où le débat électrique contre thermique fait rage, chaque centime économisé sur l’essence a valeur de signal.

Deux centimes, ça ne change pas la vie. Mais quand deux mastodontes de la grande distribution se tirent la bourre pour afficher le prix le plus bas de France, c’est le consommateur qui gagne — même modestement. Reste une question ouverte : si le pétrole continue de baisser cet été, verra-t-on d’autres opérations de ce type en août ?

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