« Nous étudions tous les scénarios » : une aide à l’achat de carburant mise en place par le gouvernement ?
Malgré un gouvernement qui se veut rassurant, la hausse des prix à la pompe fait craindre le pire aux automobilistes qui comptent sur la création d’une aide.
Quelles solutions pour les automobilistes en France ? La flambée des prix n’échappe pas aux usagers de la route. Elle intervient alors même que l’exécutif s’est appliqué à les rassurer sur le maintien des tarifs et l’existence de contrôles réguliers de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes).
Les prix franchissent la barre fatidique de 2 euros
Face aux inquiétudes qui se renforcent, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, maintient le cap : le gouvernement étudie le sujet de près. « Je le redis, nous étudions tous les scénarios », a-t-elle ainsi déclaré ce lundi 9 mars dans la matinale de RTL.
La veille, le prix du baril de pétrole avait passé la barre symbolique des 100 dollars. De quoi faire craindre des répercussions sur le prix à la pompe. D’ailleurs, les distributeurs n’attendent pas et, dès lundi, certains usagers constatent avec horreur que le prix moyen du gasoil a atteint les 2 euros. Un véritable cauchemar pour les Français déjà accablés par le coût de la vie.
Pour autant, les ministres n’envisagent pas la mise en place d’une aide à l’achat du carburant, soutenant qu’il est « trop tôt » pour y penser. Une position que déplorent le RN et LFI qui réclament respectivement une baisse et un blocage des prix à la pompe.
Un état des lieux programmé avec les distributeurs
« Nous recevrons de nouveau les distributeurs en fin de semaine avec Roland Lescure [ministre de l’Économie, ndlr], pour faire un point, un état des lieux avec eux en fonction des résultats des trois jours à venir », reprend la porte-parole du gouvernement. L’objectif étant d’éviter les abus ainsi qu’une éventuelle flambée des prix.
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« Il y a évidemment des distributeurs qui jouent le jeu. Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier. Notre responsabilité, c’est de faire en sorte qu’il n’y ait pas d’abus d’abord vis-à-vis des distributeurs et plus globalement de l’ensemble de la chaîne de valeur. […] On n’hésitera pas à pointer du doigt ceux qui profiteraient de la situation. »
Comme la semaine dernière, l’exécutif écarte tout risque de pénurie, qu’il s’agisse du pétrole, du gaz ou de l’électricité. « Nous sommes dans une situation très différente de celle de 2022, puisque le parc nucléaire fonctionne à plein [régime]. Nous sommes moins dépendants du gaz que ce que nous étions dépendants il y a trois ou quatre ans », conclut la porte-parole.