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Ces 70 pièces de francs oubliées dans vos tiroirs peuvent valoir jusqu’à 2 500 euros

Publié par Mathieu le 08 Juin 2026 à 9:00

Le franc a officiellement disparu de nos portefeuilles il y a plus de vingt ans. Pourtant, certaines pièces de monnaie françaises n’ont jamais autant valu qu’aujourd’hui. Dans les tiroirs, les boîtes à souvenirs et les vieux albums de famille, de véritables trésors sommeillent parfois sans que personne ne s’en doute.

Sur les 70 pièces identifiées par les numismates comme potentiellement précieuses, certaines s’échangent pour quelques euros à peine. D’autres, en revanche, atteignent des sommes qui donnent le vertige. Encore faut-il savoir lesquelles chercher — et surtout, comprendre ce qui fait grimper leur cote.

Pourquoi deux pièces identiques n’ont pas la même valeur

Avant de retourner tous vos tiroirs, il faut comprendre un truc essentiel : toutes les pièces en francs ne se valent pas, loin de là. Leur prix dépend d’abord du modèle, de l’année de frappe et du nombre d’exemplaires produits. Plus une pièce est rare, plus les collectionneurs sont prêts à mettre le prix.

Personne examinant des pièces de francs à la loupe

L’atelier de fabrication joue aussi un rôle. Certaines séries limitées, frappées en faibles quantités dans des ateliers spécifiques, sont particulièrement recherchées sur le marché numismatique. C’est un détail que beaucoup ignorent, mais la lettre gravée sous la pièce peut tout changer.

L’état de conservation reste toutefois le critère roi. Une pièce usée par des années de circulation perd une grande partie de sa valeur. À l’inverse, un exemplaire parfaitement conservé peut voir son prix s’envoler de manière spectaculaire.

Les collectionneurs recherchent en priorité la qualité dite « FDC » — Fleur de Coin. Ce grade correspond aux niveaux internationaux 65 à 70. Concrètement, la pièce présente l’intégralité de son aspect d’origine, sans aucun défaut visible, même sous une loupe. Dans la plupart des cas, elle n’a tout simplement jamais circulé.

Si vous possédez aussi des pièces de 2 euros rares, le même principe s’applique. Mais revenons aux francs — car les petites coupures réservent déjà de belles surprises.

Les centimes qui valent bien plus que leur poids

On commence par le bas de l’échelle, et déjà, il y a de quoi sourire. Certaines pièces de 1 centime en acier inoxydable, frappées entre 1959 et 2001, se négocient entre 1 et 3 euros. Les exemplaires en bronze de la IIIe République ou de Napoléon III atteignent eux aussi quelques euros.

Anciennes pièces de centimes françaises dans un tiroir

Les pièces de 2 centimes offrent parfois de vraies belles surprises. Les modèles Cérès frappés entre 1877 et 1897 peuvent valoir jusqu’à 6 euros. Les versions Napoléon III montent parfois jusqu’à 20 euros.

Mais la vedette incontestée de cette catégorie, c’est la pièce Épi de 1961. Sa valeur peut grimper jusqu’à 250 euros. Pour un centime, avouez que c’est plutôt pas mal.

Du côté des 5 centimes et des 10 centimes, certaines monnaies du Directoire ou de Napoléon Ier se vendent entre 80 et 400 euros selon leur état, comme le rapporte Marie France. Des sommes qui rappellent que même les vieilles pièces de 5 francs méritent un second regard.

Les 20 centimes ne sont pas en reste. Les modèles Cérès et Napoléon III se négocient généralement entre 15 et 100 euros. Quant aux rarissimes 2 décimes du Directoire, ils peuvent dépasser les 500 euros. Et on n’a pas encore parlé des pièces qui dépassent le millier.

De 1 franc à 5 francs : quand l’argent métal fait la différence

On monte en gamme, et les prix suivent. Du côté des pièces d’un franc, de deux francs et de cinq francs, plusieurs séries historiques affichent des cotes élevées. Les monnaies en argent de Napoléon III peuvent atteindre 500 euros.

Les pièces de 5 francs du Second Empire dépassent parfois les 600 euros. L’argent contenu dans ces monnaies ajoute une valeur intrinsèque au métal, mais c’est surtout la rareté historique qui fait flamber les enchères. Un peu comme ces objets des années 70-80 que nos parents ont jetés sans imaginer leur valeur actuelle.

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La différence entre une pièce à 10 euros et une pièce à 600 euros tient souvent à un détail invisible à l’œil nu. Un millésime particulier, un tirage confidentiel, une conservation exceptionnelle. C’est ce qui rend la numismatique aussi passionnante — et aussi frustrante quand on réalise qu’on a laissé filer un trésor.

Mais le vrai jackpot se cache dans les pièces de 10 et 20 francs. Et là, on entre dans une tout autre dimension.

10 et 20 francs : le terrain de jeu des vrais collectionneurs

Les collectionneurs chevronnés le savent : c’est dans cette catégorie que se trouvent les pépites. La 10 francs Guiraud de 1954 est estimée autour de 60 euros. La 10 francs Turin en argent de 1937 peut atteindre 150 euros.

Mais c’est la catégorie des 20 francs qui réserve les plus belles surprises. La 20 francs Guiraud 1950B est estimée à environ 200 euros. La 20 francs Turin en argent de 1936 grimpe jusqu’à 350 euros. La 20 francs Guiraud 1954B atteint quant à elle près de 400 euros.

Ces montants impressionnent, mais ils ne sont rien comparés à la véritable star de la collection. Une pièce dont la rareté en fait un Graal pour les numismates du monde entier.

La pièce à 2 500 euros — et peut-être bien plus

La 20 francs Turin en argent de 1939 est la pièce la plus convoitée de toute cette liste. Selon les estimations, sa valeur peut atteindre 2 500 euros pour un exemplaire en excellent état. Ce qui en fait un objet d’exception dans l’univers de la numismatique française.

Pièce de 20 francs Turin 1939 en argent tenue à la main

Sa rareté s’explique simplement : elle n’a été frappée qu’à 3 918 exemplaires. Un tirage ridiculement faible, qui la place dans une catégorie à part. Lorsqu’elle est certifiée FDC par une société spécialisée comme PCG Europe, sa valeur peut devenir exceptionnelle.

Sur des sites spécialisés comme Multichange, certaines annonces affichent même des prix dépassant les 22 000 euros. De quoi faire tourner la tête. Cela dit, une nuance importante s’impose.

Une estimation élevée ne garantit absolument pas une vente immédiate. Encore faut-il trouver un acheteur prêt à investir une telle somme. D’ailleurs, sur eBay, aucune vente à plusieurs milliers d’euros n’est répertoriée pour cette pièce. L’écart entre le prix affiché et le prix réellement payé peut être considérable — un piège classique que connaissent aussi les amateurs de trouvailles en vide-grenier.

Les autres pièces à surveiller de très près

Au-delà de la Turin 1939, d’autres pièces méritent toute votre attention. Les 50 francs Mont-Saint-Michel, par exemple, dont certains exemplaires peuvent atteindre 1 000 euros. Un montant qui place cette pièce parmi les plus recherchées des dernières décennies du franc.

Les 100 francs Cochet, frappées entre 1947 et 1959, se vendent généralement entre 2 et 25 euros. Les versions commémoratives en argent rapportent jusqu’à 20 euros. Les 100 francs Panthéon peuvent atteindre une trentaine d’euros — modeste, mais toujours mieux que zéro.

Si le sujet vous passionne, sachez que les pièces de 2 euros rares à 10 000 € constituent un autre filon que beaucoup de Français ignorent complètement. Et si vous vendez en ligne, attention : un seuil précis déclenche un signalement au fisc en 2026.

Au fond, le principe est toujours le même. Ce vieux tiroir que vous n’ouvrez plus depuis des années pourrait bien contenir quelque chose de précieux. Une cafetière Moulinex vintage, un plat Pyrex de grand-mère, ou simplement une pièce de 20 francs oubliée entre deux boutons de chemise. Le moment est peut-être venu de vérifier.

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