Retraite : ces 4 villes françaises battent le Portugal avec des loyers sous 450 euros en 2026

Partir vivre au Portugal pour étirer une petite pension de retraite : le rêve de nombreux Français depuis des années. Mais en 2026, ce plan a pris du plomb dans l’aile. Lisbonne et Porto voient leurs loyers grimper, et l’écart avec certaines villes françaises s’amenuise dangereusement. On a comparé les chiffres, et le verdict surprend.
Le Portugal, ce mirage qui coûte de plus en plus cher
Pendant longtemps, l’équation semblait imparable : vendre son bien en France, s’installer au soleil portugais, et vivre confortablement avec une petite retraite. Sauf qu’en juin 2026, le loyer moyen à Lisbonne atteint 21,8 euros par mètre carré, selon les données du site Portugal. Un chiffre qui a bondi ces dernières années.
À Porto, la deuxième ville du pays, la facture grimpe aussi : 16,4 euros le mètre carré. Pour un studio de 30 m², cela représente déjà plus de 650 euros mensuels rien que pour le loyer. De quoi rogner sérieusement l’avantage financier tant vanté par les candidats à l’expatriation.
Pendant ce temps, certaines villes moyennes françaises tirent leur épingle du jeu. Selon les données de l’Association des villes et village où il fait bon vivre et de l’Insee, il existe encore en 2026 des communes où une pension d’environ 1 300 euros permet de vivre sans étrangler son budget. Certaines proposent même des loyers sous la barre des 450 euros.
Brest et Poitiers, les surprises bretonne et poitevine
Direction la Bretagne, à Brest. Le site AfTravelNews évoque des studios proposés entre 350 et 450 euros, une aubaine rare en 2026. Le baromètre SeLoger confirme la tendance avec un loyer moyen de 12 euros le mètre carré en janvier 2026.
Selon les secteurs, ce tarif oscille entre 8 et 20 euros, un fourchette qui rappelle étrangement celle observée chez nos voisins portugais. Un petit studio peut donc encore passer sous les 450 euros à Brest, même si SeLoger estime le loyer moyen à 528 euros pour un appartement non meublé classique.
Direction ensuite Poitiers, où le prix moyen affiché est également de 12 euros le mètre carré, selon Se Loger. Les estimations vont de 8 à 20 euros selon le quartier. Un studio compact reste donc envisageable sous les 450 euros dans cette préfecture à taille humaine, qui garde tous les services d’une grande ville sans les prix qui vont avec.

Perpignan et Clermont-Ferrand, le duo qui change la donne
Pour les retraités qui rêvent surtout de soleil sans traverser la frontière, Perpignan coche presque toutes les cases. En janvier 2026, le loyer moyen y est estimé à seulement 11 euros le mètre carré, et un studio non meublé tourne autour de 13,2 euros.
Concrètement, une petite surface de 25 à 30 m² peut rester proche de 330 à 400 euros hors charges. Un montant qui fait pâlir la comparaison avec Lisbonne, où le même studio dépasserait allègrement les 650 euros par mois.
Dernière étape du classement : Clermont-Ferrand. La capitale auvergnate affiche un loyer moyen de 12 euros le mètre carré selon SeLoger, avec 14,4 euros en non-meublé et 16,2 euros en meublé pour un studio. Résultat : une petite surface peut encore se négocier entre 400 et 450 euros, même si l’offre varie fortement d’un quartier à l’autre.
Le détail qui change tout : au-delà du seul loyer, il faut aussi regarder les charges, les transports, l’accès aux médecins et la proximité des proches. Autant de critères qui, cumulés au différentiel de prix, rendent ces quatre villes redoutablement compétitives face au Portugal.
Finalement, gagner en pouvoir d’achat à la retraite n’oblige pas forcément à faire ses valises pour l’étranger. Brest, Poitiers, Perpignan et Clermont-Ferrand prouvent que la France a encore de belles cartes à jouer. Et vous, changeriez-vous de ville plutôt que de pays pour votre retraite ?