Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Astuces

Baisser le chauffage la nuit et en journée : l’astuce qui économise plusieurs dizaines d’euros par hiver

Publié par Ambre Détoit le 22 Sep 2026 à 11:08

La première mise en route du chauffage approche. Et avec elle, la tentation classique : pousser le thermostat à fond pour réchauffer la maison en vitesse.

Mauvaise idée. Ce réflexe du « coup de chauffe » ne réchauffe pas plus vite, il consomme juste plus. Un seul réglage, fait dès maintenant, peut alléger la facture d’octobre sans que personne à la maison ne sente la différence.

Femme réglant le thermostat dans son salon

L’erreur que presque tout le monde commet en octobre

Quand le froid revient, le réflexe est presque universel : on monte le thermostat à 22 ou 23°C d’un coup, pour « rattraper » la fraîcheur ambiante. Sauf que ça ne marche pas comme ça.

Un radiateur ou une chaudière chauffe à la même vitesse, quel que soit le réglage demandé. Pousser à 23°C ne fait pas monter la température plus vite qu’à 19°C. Ça fait juste consommer plus longtemps, à plus haute intensité, une fois la température de confort atteinte.

Résultat : on paie pour des degrés qu’on ne ressent même pas. Un logement à 19°C et un logement à 22°C ne se distinguent pas franchement au toucher, mais la différence sur la facture, elle, est bien réelle.

Le chiffre que l’Ademe répète depuis des années

Selon l’Agence de la transition écologique, chaque degré de moins sur le thermostat représente environ 7% d’économie sur la facture de chauffage. Passer de 21 à 19°C, c’est donc mécaniquement plusieurs dizaines d’euros économisés sur la saison, pour un foyer chauffé au gaz ou à l’électricité.

Le hic, c’est que peu de gens connaissent les températures réellement recommandées pièce par pièce. On règle souvent tout le logement à la même valeur, ce qui est à la fois inconfortable et inutilement coûteux.

Avant de toucher au thermostat, mieux vaut d’ailleurs vérifier que la chaudière est prête pour la première mise en route de la saison. Un système mal entretenu consomme plus, quel que soit le réglage affiché.

Main ajustant un thermostat programmable la nuit

Les températures à retenir, pièce par pièce

Le salon, pièce de vie principale, se règle idéalement entre 19 et 20°C. C’est suffisant pour être à l’aise en étant habillé normalement, sans avoir besoin d’un pull épais.

Les chambres, elles, tolèrent nettement moins : 16 à 17°C suffisent largement pour bien dormir. Une chambre trop chaude nuit même à la qualité du sommeil, selon plusieurs études sur le sujet.

La salle de bain fait exception : elle peut monter à 21-22°C, mais uniquement au moment de l’utilisation, pas en continu toute la journée. Le reste du temps, un réglage plus bas suffit amplement.

Le décalage jour/nuit, l’astuce sous-exploitée

Voilà le levier le plus efficace et le moins utilisé : baisser le chauffage la nuit et en journée pendant les absences. Un thermostat programmable permet de descendre automatiquement à 16-17°C la nuit, puis de remonter progressivement avant le réveil.

Cette baisse ne demande aucun effort une fois programmée. Elle est totalement indolore : on dort mieux dans une chambre fraîche, et on ne perd rien en confort puisque le chauffage remonte juste avant qu’on se lève.

Sur une saison de chauffe complète, ce simple décalage peut représenter plusieurs dizaines d’euros d’économie, sans aucun sacrifice de confort perceptible au quotidien.

Reste une question : à quel moment programmer précisément cette baisse pour ne jamais se réveiller dans le froid ?

Comment programmer sans se tromper

La règle simple : couper ou baisser le chauffage 1 à 2 heures avant le coucher, et le relancer 30 minutes avant le réveil. L’inertie du logement fait le reste, surtout si l’isolation est correcte.

Pour les absences en journée, même logique. Inutile de chauffer un appartement vide de 9h à 18h à la même température qu’en soirée. Un abaissement à 16°C pendant ces plages horaires ne coûte rien en confort, puisque personne n’est là pour le ressentir.

Les thermostats connectés facilitent cette programmation, mais un simple thermostat mécanique à plages horaires suffit largement pour appliquer ce principe. L’essentiel est la régularité du réglage, pas la sophistication de l’appareil.

Personne au chaud sous un plaid dans son salon

Pourquoi le coup de chauffe brutal ne sert à rien

Reprenons l’erreur classique du départ : monter le thermostat à fond en rentrant dans un logement froid. Beaucoup pensent que ça accélère la montée en température. C’est faux.

La vitesse de chauffe dépend de la puissance de l’appareil, pas du réglage demandé au thermostat. Un radiateur mis à 25°C ne chauffe pas plus vite qu’à 19°C : il chauffe simplement plus longtemps une fois la consigne dépassée, avant de se couper.

Le seul effet concret du coup de chauffe brutal, c’est un pic de consommation inutile. Le logement finit par se stabiliser à la température programmée, qu’on l’ait réglée à 19 ou à 23°C au départ.

Ce que ce réglage change vraiment sur la facture

Combinés, ces deux réflexes, températures adaptées par pièce et décalage jour/nuit, peuvent représenter une économie de plusieurs dizaines d’euros sur la facture d’octobre à mars. Sans travaux, sans changement d’équipement, sans sacrifier le confort ressenti.

C’est aussi le bon moment pour vérifier l’ensemble de son contrat d’énergie avant l’hiver. Certains fournisseurs proposent des options plus avantageuses selon le profil de consommation, et septembre reste une période propice pour renégocier ce type de contrat.

Avant la chute des températures, quelques vérifications complémentaires permettent aussi d’éviter les mauvaises surprises, notamment ces réglages de chauffage à anticiper avant le grand froid. Un bon réglage du thermostat ne remplace pas un système bien entretenu, mais les deux combinés font une vraie différence sur la facture de la saison.

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *