Il sort faire ses courses en Aston Martin Valkyrie à 2,8 millions d’euros — pour acheter des avocats
À Londres, les supercars font partie du décor. Mais quand une Aston Martin Valkyrie à 2,8 millions d’euros se gare devant un supermarché pour quelques avocats, même les habitués s’arrêtent. La scène, filmée et postée sur Instagram, est devenue virale en quelques heures.

Une hypercar conçue comme une F1, garée entre les caddies
L’homme derrière le volant n’est pas un inconnu. Joe Macari est un collectionneur réputé et patron de Joe Macari Performance Cars, une concession londonienne spécialisée dans les modèles les plus rares au monde. Il côtoie des Ferrari, des Pagani et des Bugatti au quotidien.
Sauf que cette fois, ce n’est pas sur un circuit ni à un concours d’élégance qu’on l’a repéré. C’est sur le parking d’un supermarché, filmé par le compte Instagram @aaronspotz. Son butin du jour ? Quelques avocats. Rien d’autre.
La vidéo, relayée par The Supercar Blog, montre Macari entrer et sortir de l’habitacle. Et rien que ça, c’est déjà un spectacle en soi. Car la Valkyrie n’a pas été pensée pour la vie de tous les jours.
Entrer dans cette voiture relève déjà de l’exploit
Le cockpit de la Valkyrie ressemble à une goutte d’eau. Les seuils sont très hauts, l’ouverture minuscule, et la position de conduite est fixe. On s’y installe presque allongé, les pieds relevés, exactement comme dans une monoplace de F1.

Côté rangement, c’est encore plus radical. Il n’y a pas de coffre. Pas de vide-poches digne de ce nom. L’espace utile se rapproche littéralement de zéro. Imaginer où les avocats ont bien pu atterrir fait sourire autant que le rugissement du V12 entre les voitures du quotidien.
Et c’est justement ce contraste absurde qui a rendu la scène virale. Une voiture pensée pour le circuit, utilisée pour une course alimentaire express. Le genre de décalage qu’on ne voit qu’à Londres — ou presque.
Un monstre de 1 160 chevaux conçu avec Red Bull et Adrian Newey
La Valkyrie n’est pas une simple supercar avec un gros moteur. Elle a été développée en collaboration avec Red Bull Advanced Technologies, sous la direction d’Adrian Newey, l’un des ingénieurs les plus titrés de l’histoire de la Formule 1. L’objectif était clair : créer une voiture de route aussi proche que possible d’une F1.
Sous la carrosserie en fibre de carbone se cache un V12 atmosphérique de 6,5 litres signé Cosworth. Ce moteur grimpe jusqu’à 11 000 tours/minute et développe à lui seul plus de 1 000 chevaux. Associé à un système hybride, l’ensemble atteint environ 1 160 chevaux et 900 Nm de couple.
Voir cette publication sur Instagram
Les chiffres qui suivent donnent le vertige. Le 0 à 100 km/h est expédié en 2,5 secondes. La vitesse de pointe approche les 400 km/h. Et la production totale est limitée à environ 235 exemplaires dans le monde. On est loin du SUV familial du samedi matin.
À titre de comparaison, Fernando Alonso a récemment été vu à Monaco dans une hypercar encore plus exclusive. Mais au moins, lui n’allait pas acheter des fruits.
2,8 millions d’euros pour aller au Tesco
Le prix catalogue de la Valkyrie tourne autour de 3 millions de dollars, soit entre 2,8 et 2,9 millions d’euros selon les configurations. C’est le genre de somme qui achète un appartement dans la plupart des villes françaises. Ou un lot d’avocats assez conséquent pour nourrir tout un quartier pendant un an.

Mais Joe Macari n’en est pas à son coup d’essai côté excentricité automobile. En tant que patron d’une concession de prestige, il a l’habitude de conduire des voitures que la plupart des gens ne verront jamais en vrai. La Valkyrie, il la connaît par cœur — et visiblement, il la conduit comme n’importe quelle voiture.
C’est peut-être ça, le vrai luxe. Pas la voiture elle-même, mais le fait de l’utiliser sans y penser, comme on prendrait une Clio pour aller au Leclerc. Sauf que le niveau sonore à bord n’a rien de discret, et que chaque passant se retourne sur votre passage.
Quand l’absurde devient cool
On pourrait trouver la scène ostentatoire ou ridicule. Mais sur les réseaux, la réaction est quasi unanime : c’est hilarant. Le décalage entre la brutalité de la machine et la banalité de la course fait tout le sel de la vidéo.
Un habitacle de monoplace, un V12 qui hurle à 11 000 tours, zéro espace de rangement — et au bout du compte, deux avocats posés quelque part entre les pédales et le volant. L’image résume à elle seule ce que signifie posséder une hypercar dans la vraie vie.
Car au fond, même la voiture la plus extrême du monde finit par servir à quelque chose de parfaitement ordinaire. Les ultra-riches ont beau collectionner les jouets les plus fous, ils ont aussi besoin de manger. Et apparemment, Joe Macari aime ses avocats.