Bison Futé voit noir samedi : le pire jour de l’été pour prendre la route est connu
Chaque année, c’est le même scénario. Fin juillet, début août : deux France se croisent sur les mêmes autoroutes.
Les juillettistes rentrent, épuisés mais bronzés. Les aoûtiens partent, valises pleines et impatience au ventre. Résultat : des kilomètres de bouchons, et cette année, Bison Futé ne prend pas de gants pour le dire.
Ce premier week-end d’août s’annonce comme le pire de toute la saison estivale. Et il y a une journée en particulier à cocher en rouge — ou plutôt en noir — sur le calendrier.

Vendredi, déjà la panique sur les grands axes

Tout commence dès vendredi. Les prévisions de trafic donnent le ton : circulation extrêmement difficile sur tout le quart sud-ouest, très difficile ailleurs.
La côte normande, la façade atlantique et le quart sud-est vont concentrer les flux les plus denses, entre la fin de matinée et le milieu de soirée.
En Île-de-France, les barrières de péage vers le Sud et le Grand-Ouest vont voir affluer les vacanciers dès le début de matinée, et ce jusqu’au samedi midi. Une vraie vague continue de départs.
Mais dans le même temps, d’autres automobilistes font le chemin inverse. Dans le sens des retours, le Sud-Ouest et l’arc méditerranéen concentreront les plus grosses congestions vendredi, du matin jusqu’en début de soirée.
Un vendredi à haut risque, donc. Mais la vraie catastrophe, elle, arrive le lendemain.
Samedi, la journée que tout le monde redoute
C’est officiel : samedi 1er août est classé noir dans toute la France dans le sens des départs. C’est la couleur la plus sévère utilisée par Bison Futé, réservée aux pires jours de l’année.
La circulation sera très soutenue sur tous les grands axes du pays : côte atlantique, Sud-Ouest, Auvergne-Rhône-Alpes, arc méditerranéen. Les difficultés démarrent tôt le matin et ne se calment qu’en début de soirée.
En Île-de-France, la nuit ne sera même pas un répit : la circulation restera très dense. Dès le matin, les autoroutes A6 et A10 vont s’engorger, avec un pic attendu en fin de matinée.
Et pendant ce temps, les retours ne sont pas en reste. À partir du milieu de matinée, la côte atlantique, l’Auvergne-Rhône-Alpes et l’arc méditerranéen enregistreront eux aussi de gros flux, jusqu’en fin d’après-midi.
En clair : ce samedi, il n’y a quasiment aucun créneau tranquille, ni pour partir, ni pour rentrer. De quoi donner des sueurs froides à quiconque doit prendre le volant ce jour-là.
Dimanche et lundi, la tension redescend un peu
Dimanche, la circulation reste difficile partout, et même très difficile dans la moitié sud du pays. Seul le littoral méditerranéen fait exception dans le sens des départs.
Le quart sud-est et la côte atlantique resteront très sollicités toute la journée, du matin jusqu’au soir. En Île-de-France, l’A6 et l’A10 devraient à nouveau souffrir entre le matin et le début d’après-midi.
Fait notable : c’est justement le pourtour méditerranéen qui devrait être le plus fréquenté dimanche, mais cette fois dans le sens des retours.
Lundi, enfin, la tension redescend d’un cran. La journée est classée jaune dans tout le pays pour les départs, avec toujours le quart sud-est et la côte atlantique en ligne de mire, du matin jusqu’en soirée.
En Île-de-France, la circulation restera dense sur l’A6 et l’A10 entre le matin et le début d’après-midi, sans toutefois retrouver le niveau critique du samedi noir.
Comment limiter la casse sur la route
Face à ce genre de week-end, quelques réflexes simples permettent d’éviter le pire. Décaler son départ de quelques heures, même modestement, peut faire une vraie différence sur le temps passé dans les bouchons.
Certains automobilistes commencent aussi à privilégier d’autres solutions pour les longs trajets estivaux, notamment avec la montée en puissance des voitures électriques sur les longs trajets de vacances, qui imposent d’anticiper différemment ses pauses.
Autre point de vigilance : le prix des péages, qui peut vite grimper sur certains trajets. Sur certaines autoroutes cet été, la facture dépasse les 70 euros pour un aller simple.
Et pour ceux qui veulent vraiment fuir la cohue, il existe encore des alternatives moins fréquentées, comme certaines plages françaises encore désertes ou des stations balnéaires moins saturées que les grands classiques du littoral.

Bison Futé recommande, comme chaque année, de consulter ses prévisions actualisées avant de prendre la route, et de privilégier les créneaux les moins chargés quand c’est possible. Un ajustement d’horaire, même léger, peut transformer un trajet cauchemardesque en simple formalité.