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Il roulait à 164 km/h là où la limite est à 80 : le prix payé sur place dans la Somme

Publié par Mathieu le 23 Juil 2026 à 8:30
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Radar de gendarmerie sur route de campagne au crépuscule

Un radar, une route de campagne, et une vitesse qui donne le vertige. Dans la Somme, plusieurs conducteurs ont été interceptés ces derniers jours à des allures qui dépassent l’entendement sur des axes limités à 80 km/h, voire 50 km/h. La sanction est tombée aussitôt, sans attendre le tribunal.

Des vitesses qui donnent le vertige sur les routes de la Somme

Les gendarmes ne s’attendaient probablement pas à un tel niveau d’infraction. Selon la Gendarmerie de la Somme, les contrôles routiers menés ces derniers jours ont révélé des dépassements de vitesse qui dépassent largement le simple excès occasionnel.

Le cas le plus spectaculaire s’est produit à Clairy Saulchoix, sur une route limitée à 80 km/h. Un automobiliste y a été contrôlé à 164 km/h, soit plus du double de la vitesse autorisée. Un écart qui laisse peu de place à l’improvisation en cas d’obstacle imprévu, que ce soit un tracteur, un cycliste ou un simple animal traversant la chaussée.

Ce type de comportement inquiète d’autant plus qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé. Les autorités multiplient les opérations de contrôle sur l’ensemble du département, un dispositif qui rappelle celui déployé lors des pics de fréquentation estivale sur les axes secondaires. Reste à savoir ce qui pousse certains conducteurs à prendre de tels risques, et surtout ce qu’ils ont perdu en un instant.

Plusieurs excès similaires enregistrés le même jour

Clairy Saulchoix n’est pas un cas unique dans cette série de contrôles. À Querrieu, toujours dans la Somme, un conducteur a été flashé à 142 km/h sur une portion limitée à 80 km/h. Un autre roulait à 131 km/h à Croixrault, sur le même type de route.

Le phénomène ne se limite pas aux grands axes ruraux. À Assainvillers, les militaires ont intercepté un véhicule circulant à 102 km/h dans une zone limitée à seulement 50 km/h. Une vitesse doublée en agglomération ou à proximité, là où les distances de réaction devraient être les plus courtes possibles.

Ces écarts massifs entre vitesse autorisée et vitesse réelle rappellent que le facteur vitesse reste l’un des premiers responsables de la gravité des accidents, bien avant la fatigue ou la météo. Un constat que partagent régulièrement les études sur la sécurité routière, tout comme certaines analyses sur les comportements à risque relayées dans les faits divers les plus marquants de ces dernières années. Reste une question : que risquent concrètement ces automobilistes une fois interceptés ?

Conducteur anonyme au visage inquiet dans sa voiture

Permis retiré, voiture en fourrière : la sanction tombe immédiatement

La réponse ne s’est pas fait attendre. Selon la Gendarmerie de la Somme, chacun des conducteurs concernés a fait l’objet d’une rétention immédiate de son permis de conduire. Aucun sursis, aucune tolérance : le document est confisqué sur le champ, dès le contrôle effectué.

Les véhicules n’échappent pas non plus à la sanction. Ils ont tous été placés en fourrière administrative, une mesure qui prive immédiatement l’automobiliste de son moyen de transport, en attendant une éventuelle décision judiciaire complémentaire. Pour un grand excès de vitesse comme ceux relevés à Clairy Saulchoix ou Querrieu, les peines peuvent inclure une amende forfaitaire délictuelle, une suspension prolongée, voire une comparution devant le tribunal.

L’objectif affiché par les forces de l’ordre est clair : retirer sans délai de la route les conducteurs dont le comportement met en danger tous les autres usagers.

Une logique qui rejoint d’ailleurs certaines mesures prises ailleurs en Europe pour dissuader les infractions les plus graves, à l’image des sanctions sévères appliquées au Japon sur d’autres types de comportements à risque.

La Gendarmerie de la Somme précise que ces opérations se poursuivent quotidiennement, et que d’autres évolutions réglementaires liées à l’automobile pourraient encore renforcer ce type de contrôle dans les mois à venir.

Un message simple se dégage de ces interventions répétées : quelques minutes gagnées sur un trajet ne valent jamais le risque de perdre son permis en quelques secondes. À 164 km/h sur une route à 80, la marge d’erreur devient nulle, et la fourrière n’est plus qu’un moindre mal comparé à ce qui aurait pu arriver.

Les gendarmes de la Somme continuent de sillonner les routes du département, radar en main. La prochaine fois qu’un pied appuiera un peu trop fort sur l’accélérateur, ce sera peut-être le vôtre qui sera contrôlé.

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