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Péages en flux libre : cette amende grimpe à 375 € pour un simple oubli sur l’A69 ou l’A79

Publié par Elsa Lepic le 22 Juil 2026 à 8:42
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Péages en flux libre : cette amende grimpe à 375 € pour un simple oubli sur l'A69 ou l'A79

Cet été, des millions de vacanciers vont emprunter des autoroutes sans la moindre barrière de péage. Un simple portique, une caméra, et hop, vous voilà déjà sur la voie… sans avoir rien payé sur le moment. Beaucoup de conducteurs ignorent encore qu’ils viennent de rouler sur un axe en flux libre, et que l’addition, elle, arrive toujours.

Ces autoroutes où l’on ne s’arrête plus jamais

Le principe est simple sur le papier : plus de cabine, plus de barrière, plus de ralentissement. Des portiques lisent directement la plaque d’immatriculation ou le badge de télépéage au moment où le véhicule passe dessous, à vitesse normale. Un gain de temps réel pour les grands départs en vacances, mais un piège pour qui ne s’attend pas à ce système.

Quatre grands axes fonctionnent déjà sur ce modèle, et la liste continue de s’allonger chaque année. C’est notamment le cas d’un premier tronçon de l’A69, dont l’ouverture totale est prévue en octobre. Un chantier suivi de près, à l’image des créneaux à éviter sur les grands axes pendant les ponts et les vacances scolaires.

Le problème, c’est que rien ne signale toujours clairement, à l’entrée de l’autoroute, que l’on vient de basculer sur ce système. Un automobiliste distrait peut très bien parcourir des dizaines de kilomètres sans se douter qu’une facture l’attend, ni même savoir où et comment la régler une fois arrivé à destination.

72 heures pour payer, sinon la note s’envole

Une fois passé sous le portique, le compte à rebours démarre. Les conducteurs qui n’ont pas de badge de télépéage disposent de 72 heures pour régler leur trajet. Cela peut se faire en ligne ou directement chez un buraliste agréé, via la plateforme Nirio, mise en place spécifiquement pour ce type de paiement différé.

Sur le papier, le dispositif semble simple. Dans la réalité, beaucoup de vacanciers rentrent de leurs congés sans même se souvenir avoir emprunté un tronçon en flux libre, et laissent filer le délai sans s’en rendre compte, un peu comme ces automobilistes surpris par une amende à leur retour de vacances.

Et c’est là que la mécanique devient réellement punitive. Un oubli signalé sous quinze jours coûte 10 euros de majoration. Passé ce délai, jusqu’à deux mois, la note grimpe déjà à 90 euros. Au-delà, c’est une somme forfaitaire de 375 euros qui tombe, sans négociation possible, transformant un péage de quelques euros en amende salée digne d’une erreur de trajet qui coûte cher.

Les automobilistes étrangers, grands oubliés du système

Automobiliste surpris en découvrant sa facture de péage

Un détail méconnu aggrave encore la situation pour une catégorie précise de conducteurs. Les automobilistes français reçoivent généralement un SMS ou un courriel de relance en cas d’impayé, ce qui leur laisse une chance réelle de régulariser avant que la sanction ne s’alourdisse.

Mais pour les touristes étrangers, la donne change radicalement. « Un automobiliste étranger, lui, n’en reçoit aucune », assure le média belge GoCar. Les concessionnaires exploitant ce système, à savoir Sanef et Aliae, ne disposeraient tout simplement pas de canal de notification adapté à ces conducteurs venus d’autres pays.

Résultat : des vacanciers repartent chez eux persuadés d’avoir simplement traversé une autoroute française, sans savoir qu’une amende de plusieurs centaines d’euros les attend, parfois découverte des mois plus tard, bien après le trajet. Un scénario qui rappelle d’autres pièges liés aux faux péages qui circulent en période estivale.

La seule parade reste la vigilance personnelle. À défaut de notification fiable, mieux vaut vérifier soi-même, dès la fin d’un trajet sur ces axes, si un paiement est dû, via le site dédié ou en contactant directement l’exploitant concerné.

Un simple oubli à 10 euros peut donc, en silence, se transformer en amende à 375 euros. La leçon de l’été : sur ces routes sans barrière, la vigilance reste le seul vrai péage à payer. Avez-vous déjà emprunté l’un de ces tronçons sans le savoir ?

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