Fatbikes interdits dans les TGV dès le 13 décembre : et Ionity veut un plein électrique moins cher que l’essence

Vous roulez en électrique, vous prenez le train pour les fêtes, vous faites peut-être un peu de vélo ? Deux annonces tombent en même temps. D’un côté, Ionity prépare une expansion sérieuse sur les autoroutes françaises. De l’autre, la SNCF s’apprête à fermer la porte de ses TGV à toute une famille d’engins. Les dimensions exactes qui font tout basculer arrivent plus bas.
181 stations, 1 380 bornes : Ionity n’a visiblement pas fini de grossir
Commençons par la route. Selon Frandroid, Ionity compte aujourd’hui 181 stations et près de 1 380 points de charge en France. Cela fait en moyenne près de huit points par station.
Le réseau ne compte pourtant pas s’en tenir là. Dans les quatre à cinq prochains mois, l’opérateur prévoirait d’ajouter entre deux et huit points de charge sur environ 25 % de ses stations existantes. À cela s’ajouterait une vingtaine d’ouvertures par an.
Autrement dit, les stations déjà en place vont s’étoffer avant même que de nouvelles sortent de terre. Pour quelqu’un qui part en vacances avec une voiture électrique, la nuance compte : plus de points sur un même site, c’est potentiellement moins de monde devant chaque borne.
Le média précise que l’autoroute reste le terrain de jeu prioritaire de l’opérateur. C’est là que se jouent les longs trajets, et donc les recharges rapides dont les conducteurs ont le plus besoin. Et justement, certains réflexes simples évitent déjà l’attente à la borne quand tout le monde part en même temps.
Reste une question que personne ne pose assez : comment finance-t-on un tel déploiement, et face à qui doit-on négocier chaque mètre carré d’autoroute ?
600 millions d’euros, des pétroliers en face et un pari sur le prix du plein
La réponse tient en un chiffre. Toujours selon Frandroid, le réseau européen aurait décroché un financement bancaire pouvant atteindre 600 millions d’euros, auprès de neuf banques. L’objectif affiché : environ 13 000 points de charge en Europe d’ici à 2030.
Avec une telle enveloppe, la bataille se déplace sur le terrain, au sens propre. Aurélia Boscher, responsable France d’Ionity, aurait expliqué au média comment se négocie le foncier face aux pétroliers. Sur autoroute, les emplacements ne sont pas extensibles, et chaque station gagnée est une station que l’essence ne garde pas.
L’autre front, c’est le tarif. La bataille se joue autant sur les emplacements que sur le prix au kWh, résume la rédaction. Un conducteur compare toujours, au moins mentalement, avec ce qu’il paierait à la pompe. Les hausses de tarifs chez certains concurrents montrent d’ailleurs que le sujet est sensible.
Et voici ce que l’opérateur semble vouloir en faire. D’après le titre de l’entretien publié par Frandroid, Ionity parie sur une recharge moins chère que l’essence sur autoroute, avec une recharge en 10 minutes. Le détail des tarifs, lui, se trouve dans l’entretien lui-même, que la source ne reproduit pas ici.
Pendant que les bornes se multiplient sur l’asphalte, un autre changement se prépare sur les rails. Et celui-là risque de surprendre bien des voyageurs.

La règle des 185 cm et des 6 cm qui bannit les fatbikes du TGV
Pour qui a connu l’époque des premiers voyageurs du TGV, l’idée d’un contrôle des vélos aurait semblé étrange. Pourtant, voilà la règle, confirmée par SNCF Voyageurs à BFMTV selon Frandroid.
À partir du 13 décembre 2026, date du changement de service annuel, les TGV Inoui et les Intercités refuseront les vélos dépassant 185 cm de longueur ou 6 cm de largeur de pneu. Cela exclut de fait les fatbikes, les vélos à plus de deux roues, les gyropodes et les hoverboards.
Les trottinettes ne sont pas épargnées. Seront refusées celles avec une assise, celles qui ne se plient pas, et celles dont les pneus dépassent 6 cm. Ces engins rejoignent une liste déjà fournie : vélos couchés, tricycles, tandems, vélos cargos, longtails et remorques.
La bonne nouvelle, c’est que pour un vélo classique, rien ne change. Mieux vaut tout de même vérifier les dimensions de sa monture avant de réserver pour les fêtes, car c’est précisément à cette période que les trains se remplissent. Frandroid renvoie à un article évoquant jusqu’à 150 € d’amende pour les contrevenants, un point à vérifier dans l’enquête dédiée.
Voilà pour la promesse du titre. Mais l’actualité de la semaine ne s’arrête pas là, et deux autres histoires méritent le détour.
Un SUV sur trois roues, une pompe de 130 g et des occasions chinoises : la suite de la semaine
Côté spectacle, une vidéo a tourné les 17 et 18 octobre sur les réseaux chinois. On y voit un BYD Bao 8 remonter une rue commerçante de Lianyungang sur trois roues, la quatrième levée avec le sabot encore fixé dessus. Sa suspension hydraulique DiSus-P Ultra peut soulever une seule roue de 30 centimètres.
Ce SUV hybride rechargeable de 5,2 mètres développerait 550 kW au total, avec une batterie de 46,7 kWh. Sa version Flash Charge démarre en Chine à 419 800 yuans, soit environ 56 000 euros. Sur la question de l’achat d’occasion et de la décote, un autre dossier mérite d’être lu.
Justement, l’occasion chinoise intrigue. La plateforme China EV Marketplace aurait vu ses ventes d’occasions vers l’Europe bondir de 280 % en un an, à 7 900 unités, tandis que le neuf reculait de 44 %. Les droits compensateurs européens ne visent que les voitures neuves, et une voiture au-delà de 6 000 km n’acquitterait que les 10 % de base.
Mais entre la douane, la prise de charge et le garagiste, l’économie fond vite, prévient Frandroid. Et pour ceux qui préfèrent le vélo, Hutchinson lance la FlashAir, une pompe électrique de 130 grammes vendue 69,99 euros, qui monte jusqu’à 120 psi.
Son point faible : la marque ne dit pas combien de pneus une charge permet de gonfler. Pour les amateurs de vitesse pure, la supercar de BYD qui vise les 500 km/h offre un tout autre genre de démesure.
Avant de quitter la route, un dernier réflexe : avec ces règles qui évoluent, le plus sûr est de vérifier, qu’il s’agisse d’un vélo ou d’une borne.
En résumé, la SNCF ferme sa porte aux fatbikes dès le 13 décembre, pendant qu’Ionity ouvre grand la sienne sur l’autoroute. Et si vous croyiez que la recharge se résumait au prix du kWh, cette prime de 337 € qui arrive le 1er septembre pourrait vous faire changer d’avis. Quant à ceux qui redoutent l’hiver, l’astuce qui limite la perte d’autonomie par grand froid vaut le détour.