Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Automobile

Flashé à 119 km/h sur une route à 70… les gendarmes n’en croient pas leurs yeux en découvrant le véhicule

Publié par Elsa Fanjul le 14 Juin 2026 à 8:30
Solex vintage garé sur une route départementale française

Un radar flashe un véhicule à 119 km/h sur une route limitée à 70. Les gendarmes se préparent à intercepter une sportive ou une grosse cylindrée. Sauf que derrière le guidon, c’est un septuagénaire sur un Solex qui les attend. Et la suite est encore plus savoureuse.

119 km/h sur une départementale : les gendarmes s’attendent à tout, sauf à ça

L’histoire se déroule sur une route départementale banale, limitée à 70 km/h. Un radar automatique capte un engin lancé à 119 km/h, soit près de 50 km/h au-dessus de la limite autorisée. Sur le papier, rien d’exceptionnel : les gendarmes voient défiler chaque semaine des conducteurs pressés.

Selon les informations relayées par la page Facebook CamRoute France, les militaires s’attendent logiquement à tomber sur un véhicule taillé pour la vitesse. Une berline nerveuse, un SUV surpuissant, ou au minimum une moto sportive. L’interception est lancée, la procédure est rodée.

Mais quand le contrevenant apparaît enfin, le scénario bascule dans l’absurde. Pas de moteur rugissant, pas de carrosserie profilée. Face aux forces de l’ordre se trouve un homme de 78 ans, paisiblement installé sur un cyclomoteur d’un autre siècle. Le genre de véhicule mythique qu’on croise normalement dans les brocantes, pas sur les écrans radar.

Le décalage entre la vitesse relevée et l’engin est tellement énorme que les gendarmes eux-mêmes ont dû vérifier deux fois leurs instruments. On imagine la scène : casquette, Solex, et un compteur qui affiche presque le double de la limite. Même les automobilistes présents lors du contrôle n’en revenaient pas. Ce genre de scène d’un autre temps ne se produit pas tous les jours.

Un Solex à 119 km/h : comment est-ce seulement possible ?

Parlons technique. Un Solex d’origine, c’est un petit moteur monocylindre posé sur la roue avant, conçu pour plafonner autour de 30 à 35 km/h. On est très, très loin des 119 km/h enregistrés par le radar. Multiplier la vitesse de pointe par presque quatre, ça ne s’explique pas par un coup de vent favorable.

Les enquêteurs ont donc immédiatement engagé des vérifications sur le cyclomoteur. La question centrale : le véhicule a-t-il subi des modifications techniques non autorisées ? Changement de moteur, débridage poussé, kit de préparation artisanale… Les possibilités existent dans le milieu des passionnés de deux-roues anciens.

Car le Solex, malgré son image de petit engin tranquille, possède une communauté de fans qui n’hésite pas à le transformer. Certains remplacent le moteur d’origine par des blocs plus puissants, d’autres modifient la transmission. Le résultat peut être spectaculaire, mais totalement illégal sur la voie publique. Un peu comme ces véhicules rappelés pour des défauts : la route ne pardonne pas les bricolages hasardeux.

Le problème, c’est qu’un Solex n’est absolument pas conçu pour encaisser de telles vitesses. Freins minuscules, pneus étroits, cadre léger, suspension quasi inexistante. À 119 km/h, le moindre nid-de-poule peut transformer la balade en catastrophe. Les gendarmes le savent, et c’est précisément pour ça que les contrôles de conformité sont pris très au sérieux.

Mains d'un homme âgé sur le guidon d'un Solex

Ce que risque réellement le pilote de 78 ans après ce contrôle surréaliste

Au-delà de l’anecdote, les règles de vitesse ne font aucune exception. Ni pour l’âge du conducteur, ni pour la nostalgie du véhicule. Un excès de 49 km/h au-dessus de la limite, c’est du lourd. On parle potentiellement d’une amende pouvant atteindre 1 500 euros, d’un retrait de points conséquent, et dans certains cas, d’une suspension de permis.

Mais ce n’est pas tout. Si les examens complémentaires révèlent des modifications non homologuées sur le Solex, les conséquences s’alourdissent. Le cyclomoteur pourrait être immobilisé, voire saisi définitivement. Rouler avec un engin non conforme expose à des sanctions spécifiques qui viennent s’ajouter à l’excès de vitesse.

Les autorités rappellent que la vitesse excessive reste l’une des premières causes de mortalité routière en France, et ce quel que soit le type de véhicule. Sur un engin vieux de plusieurs décennies, sans protection moderne, le risque est démultiplié. À l’image d’autres accidents liés à des équipements défaillants, la sécurité routière ne se négocie pas avec la nostalgie.

Une chose est certaine : ce contrôle restera gravé dans la mémoire des gendarmes du secteur. Le jour où un Solex a humilié des dizaines de voitures sur une départementale, piloté par un homme qui aurait pu être le grand-père de n’importe quel agent présent.

Morale de l’histoire : ce n’est pas parce qu’un engin a l’air inoffensif qu’il ne peut pas vous créer de sacrés ennuis. Et vous, c’est quoi le truc le plus improbable que vous ayez vu sur la route ? On parie que ça ne bat pas un Solex à 119.

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *