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John Candy aurait eu 76 ans : le géant d’Oncle Buck et de Rasta Rockett, parti trop tôt

Publié par Elsa Fanjul le 01 Nov 2026 à 0:30

Il suffit d’entendre son nom pour que le sourire revienne. John Candy aurait fêté ses 76 ans ce 31 octobre. Trente-deux ans après sa disparition, le colosse canadien continue d’habiter les soirées télé et les souvenirs d’enfance de millions de Français.

Moustache en bataille, voix chaleureuse, regard de gamin pris en faute : personne ne ressemblait à John Candy. Et surtout, personne ne l’a jamais remplacé. Petit retour sur un homme qui faisait rire sans jamais se moquer de personne.

Un gamin de Toronto qui rêvait de faire rire

John Franklin Candy naît le 31 octobre 1950 à Newmarket, dans l’Ontario, au Canada. Il perd son père à cinq ans. Une épreuve qui, disent ses proches, a façonné sa douceur et son besoin de réconforter les autres.

Il se fait remarquer dans la troupe Second City, à Toronto, véritable pépinière de talents comiques. Puis arrive la série télé SCTV, où il enchaîne les personnages déjantés. Hollywood n’allait pas tarder à frapper à sa porte.

Mais comment un comédien de sketchs est-il devenu l’une des figures les plus aimées du cinéma populaire ? La réponse tient en quelques rôles devenus cultes.

Ces rôles que les Français connaissent par cœur

Impossible de parler de lui sans citer Oncle Buck, sorti en 1989. Il y joue un célibataire bordélique qui doit garder ses neveux et nièces. Le rôle lui colle à la peau : brut de décoffrage, mais incapable de ne pas aimer les siens.

Côté comédie familiale, il y a aussi Maman, j’ai raté l’avion (1990). John Candy y incarne Gus Polinski, le roi de la polka, qui ramène Kate McCallister jusqu’à Chicago. Il n’a que quelques scènes, mais on ne retient que lui.

Et puis il y a Rasta Rockett, en 1993, sur l’équipe jamaïcaine de bobsleigh. Il y campe Irv Blitzer, ancien champion déchu devenu entraîneur. Un rôle tendre, drôle, et d’une humanité folle. Vous avez peut-être la chanson de fin dans la tête, là.

Portrait chaleureux d'un acteur moustachu souriant dans un salon des années 80

Mais ce n’est pas tout : sa filmographie cache d’autres pépites que beaucoup de fans redécouvrent aujourd’hui.

Des duos de légende et des films qu’on se repasse en boucle

Avec Steve Martin, il signe Un ticket pour deux (1987). Deux hommes que tout oppose, des galères de transport en pleine veille de Thanksgiving, et une scène finale qui a fait pleurer plus d’un spectateur. C’est probablement son rôle le plus émouvant.

Il y a aussi La Folle Histoire de l’espace (1987), où il joue Barf, mi-homme mi-chien. Il y a Cool Runnings en version originale, Splash avec Tom Hanks, ou encore JFK, où il surprend dans un registre plus dramatique.

Fun fact : dans Splash, c’est lui, le frère foufou de Tom Hanks. Les deux hommes sont restés proches. Et ce n’est pas la seule histoire de camaraderie qui a marqué sa carrière.

La générosité qui a marqué tous ses partenaires

Si on demande à ceux qui ont tourné avec lui, la réponse revient toujours. John Candy était gentil. Pas de façade. Pas de numéro. Il remontait le moral des équipes, invitait les techniciens à manger, soutenait les jeunes acteurs.

Sur le tournage de Rasta Rockett, il aurait pris les comédiens jamaïcains sous son aile, les aidant à se sentir à leur place dans un décor glacial, loin de chez eux. Ce genre de geste ne s’invente pas.

Steve Martin a souvent parlé de lui avec émotion. Macaulay Culkin, lui, a gardé un souvenir tendre de leur travail commun sur Maman, j’ai raté l’avion. Un colosse qui n’écrasait personne, résumait-on à Hollywood.

Et pourtant, derrière le rire, il y avait une fragilité. C’est là que l’histoire devient plus délicate.

Derrière le sourire, un homme qui se battait

John Candy a toujours été en lutte avec son poids et sa santé. Il vivait aussi avec l’angoisse de ce père mort jeune d’une crise cardiaque. Il en parlait peu, mais cette ombre l’a suivi toute sa vie.

Il est mort le 4 mars 1994, à 43 ans, d’une crise cardiaque, pendant le tournage de Bronco Billy, au Mexique. Il laissait derrière lui une épouse, Rosemary, et deux enfants, Jennifer et Christopher.

Hollywood a pleuré. Le Canada aussi. Et nous, de l’autre côté de l’Atlantique, on a compris qu’on perdait un ami qu’on n’avait jamais rencontré. Si ce genre de destin vous touche, la décision radicale de Robin Williams avant sa mort raconte une autre facette de ces comédiens qui nous ont fait rire.

Équipe de bobsleigh jamaïcaine avec leur entraîneur dans la neige

Mais qu’est-ce qui fait qu’on pense toujours à lui, plus de trente ans plus tard ?

Pourquoi il nous manque autant

Dans un cinéma de comédie souvent porté par la moquerie, John Candy proposait autre chose. Il rendait les gens maladroits attachants. Il rendait les perdants lumineux. Il faisait rire avec les personnages, jamais contre eux.

C’est aussi pour ça que ses films passent encore à la télé chaque année. Ils vieillissent bien parce qu’ils parlent de tendresse, de famille, de seconde chance. Des thèmes qui ne s’usent pas.

Son héritage se prolonge aussi chez ses enfants. Son fils Chris Candy gère aujourd’hui l’héritage de son père, tandis que sa fille Jennifer continue de perpétuer sa mémoire. Un documentaire, I Like Me, lui a rendu hommage en 2025 sur Prime Video.

Il y a des acteurs qu’on admire, et d’autres qu’on aime. John Candy appartenait à la deuxième catégorie, sans conteste. Et si ce voyage dans la nostalgie vous a donné envie de ressortir d’autres souvenirs, rappelez-vous aussi les répliques cultes de Louis de Funès que toute la France connaît par cœur.

Famille regardant une vieille comédie à la télévision au coucher du soleil

Le meilleur moyen de lui rendre hommage

Ce soir, vous avez peut-être un film à (re)voir. Un Oncle Buck pour le dimanche après-midi. Un Un ticket pour deux pour les larmes. Ou un Rasta Rockett pour retrouver ce petit goût d’enfance.

Et si la nostalgie des comédies des années 80-90 vous tient encore, jetez un œil à ce que Spielberg a gommé de Gremlins. Les coulisses de ces films qui ont bercé notre jeunesse sont souvent aussi savoureuses que les films eux-mêmes.

Joyeux anniversaire, John. Là où tu es, on espère qu’il y a de la polka.

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