Journée du cinéma d’animation : 10 secrets cachés dans les dessins animés cultes
Chaque 28 octobre, le monde fête le cinéma d’animation. Et la date n’a rien d’un hasard : elle célèbre une séance qui a eu lieu en 1892, à Paris, devant un public bluffé.
Depuis, des milliers de films ont été dessinés, peints, modelés ou calculés. Certains cachent des détails que vous avez probablement manqués vingt fois. Prêt à regarder vos classiques autrement ?
Un Français a inventé tout ça avant Disney
Tout commence le 28 octobre 1892. Au musée Grévin, à Paris, Émile Reynaud présente ses « Pantomimes lumineuses » : des images dessinées à la main, projetées sur un écran, avec une musique jouée en direct.
Ce n’est pas du cinéma au sens des frères Lumière, qui arriveront trois ans plus tard. C’est de l’animation pure, grâce à son Théâtre optique. Ses bandes comptaient plusieurs centaines d’images peintes une à une.
Le plus fou ? Reynaud est un pionnier oublié, mais son héritage est partout. Vous allez le voir dans les anecdotes qui suivent.

Chez Disney, les détails se cachent partout

On commence avec la maison de Mickey. Et un premier secret qui se vérifie en moins de cinq secondes.
1. Blanche-Neige, premier long-métrage d’animation en couleurs. Sorti fin 1937, il a mobilisé des centaines d’artistes pendant trois ans. Le studio a même fait installer une caméra multiplane pour donner de la profondeur aux décors. À l’époque, beaucoup prédisaient un fiasco : on parlait de « la folie de Disney ».
2. Dumbo, le petit film qui a sauvé le studio. Sorti en 1941, il a été produit avec un budget très serré après les échecs financiers de Pinocchio et Fantasia. Il dure à peine plus d’une heure : c’est l’un des plus courts longs-métrages Disney. Preuve qu’il n’y a pas besoin d’en faire des tonnes pour toucher.
3. Aladdin et le Génie de Robin Williams. L’acteur a enregistré des heures d’improvisation, bien plus que le film ne pouvait en contenir. Les animateurs ont dessiné le Génie directement sur ses blagues. Le résultat : un personnage qui se transforme toutes les deux secondes, au rythme de l’acteur. Le film est d’ailleurs à retrouver dans notre article sur le Disney qui a bouleversé l’animation.
Et si je vous dis que le plus bluffant se passe chez Pixar ?
Pixar cache des clins d’œil dans chaque film
4. Le Pizza Planet Truck. Ce camion de livraison apparaît dans la quasi-totalité des films Pixar, depuis Toy Story en 1995. Il est parfois à peine visible, garé au fond d’un plan. Les fans en ont fait un jeu de piste : repérez-le à chaque nouveau film.
5. A113, le code secret. Cette suite de caractères revient dans de très nombreux films du studio : sur une porte, une plaque, une immatriculation. C’est le numéro d’une salle de classe de l’école d’art CalArts, où plusieurs animateurs de la maison ont étudié. Un hommage discret à leurs années de galère.
6. Toy Story, premier long-métrage entièrement en images de synthèse. Sorti en 1995, il a nécessité des mois de calcul pour de simples séquences. Les humains y paraissent un peu raides, et ce n’est pas un hasard : les jouets, plus faciles à modéliser, ont été placés au centre de l’histoire.
Vous pensiez que Pixar était le roi des détails planqués ? Attendez de voir ce qui se passe au Japon.
Ghibli et Astérix : l’animation à la main, version cultissime

7. Le Voyage de Chihiro, Oscar du meilleur film d’animation. En 2003, le film de Hayao Miyazaki a remporté la statuette. Il reste l’un des plus gros succès de l’histoire du cinéma japonais. Un film dessiné à la main, avec une imagination débordante : bains publics pour esprits, sorcière à tête énorme, train qui roule sur l’eau.
8. Mon voisin Totoro et Le Tombeau des lucioles, en double programme. Les deux films de Ghibli sortent en 1988, au Japon, dans le cadre d’une même séance. Deux ambiances radicalement opposées : l’un solaire et rêveur, l’autre bouleversant. Les spectateurs de l’époque en sortaient sonnés.
9. Astérix et Cléopâtre, une réussite de 1968. Ce long-métrage est le troisième dessin animé Astérix. Il s’inspire de l’album de Goscinny et Uderzo et reste une référence pour beaucoup de fans. Le trait fidèle à la BD, les gags qui se lisent à deux niveaux : l’humour est passé de génération en génération.
10. Le Roi Lion, un des plus gros succès du cinéma d’animation. Sorti en 1994, le film a rapporté plusieurs centaines de millions de dollars. La scène de la ruée des gnous mêle animation traditionnelle et images de synthèse : une prouesse technique pour l’époque. Et la chanson de Timon et Pumbaa, vous l’avez en tête depuis le début, non ?
Et si vous testiez vos connaissances ?
L’animation a ceci de génial : elle se redécouvre à chaque visionnage. Un décor, une affiche en arrière-plan, un objet qui revient d’un film à l’autre.
Pour prolonger la fête, vous pouvez aussi vous mesurer à notre quiz cinéma et séries, ou plonger dans l’histoire d’un autre classique avec ce Disney à 800 000 dollars qui a détrôné Pinocchio. Bon visionnage !