Après sa sortie confuse contre le RN dans Quotidien, Paul Mirabel visé par une pique de Pascal Praud sur CNews
Ce n’est pas la première fois que les deux chaînes se répondent à distance. Cette fois, c’est un humoriste qui a mis le feu aux poudres, sans forcément le vouloir.
Hier soir, dans Quotidien sur TMC, Paul Mirabel a pris la parole pour expliquer pourquoi il souhaitait s’engager contre le Rassemblement National. L’humoriste, âgé de 30 ans, a insisté sur le fait que cet engagement comptait particulièrement pour lui en tant que jeune de sa génération.

Problème : son argumentaire est apparu confus à l’antenne, au point que d’autres invités autour de la table ont tenté de l’aider à formuler ses idées. Une séquence qui n’a pas échappé à Pascal Praud, toujours à l’affût sur CNews.
Ce que Praud a vraiment dit sur le plateau de CNews

Ce matin, l’animateur vedette de CNews n’a pas fait dans la dentelle. « Ce monsieur qui s’appelle Paul Mirabel est en difficulté dans l’argumentation, et tout le monde autour de la table tente de l’aider pour trouver des éléments de langage », a-t-il lancé.
Puis vient la formule qui a fait mouche : « Il faut dire que ces gens-là ont des têtes comme des compteurs à gaz, car il est convaincu qu’il peut influencer l’avis des Français qu’il méprise d’ailleurs ». Une expression populaire qui, dans le langage courant, désigne surtout un mal de crâne carabiné.
Pascal Praud n’en est pas resté là. « Il est une conscience politique de la France », a-t-il ironisé, avant d’ajouter, mi-amusé mi-agacé : « Franchement, ils ne sont pas malins et c’est totalement contre-productif ! »
Un habitué des sorties tranchées sur sa chaîne
Ce n’est pas la première fois que Pascal Praud dérape ou provoque la polémique en direct. L’animateur s’était déjà illustré avec des propos qui avaient fait grincer des dents, jusqu’à faire l’objet de critiques répétées.
Sa ligne éditoriale, souvent présentée comme favorable au débat contradictoire, se heurte régulièrement à des limites dès qu’il s’agit du Rassemblement National. Une constance que certains observateurs pointent du doigt depuis plusieurs années.
Pascal Praud avait par ailleurs réagi vivement lors d’un précédent débat autour du jury de Miss France 2025, preuve qu’il ne s’interdit aucun sujet quand il s’agit de commenter l’actualité télévisuelle.

Paul Mirabel, une notoriété grandissante mais un exercice politique périlleux
Révélé au grand public grâce à ses spectacles et sa présence régulière sur les plateaux, Paul Mirabel s’est aussi fait connaître dans sa vie privée, notamment via sa relation avec Laury Thilleman, rendue officielle sur les réseaux sociaux.
Mais s’engager politiquement reste un exercice à part, surtout face caméra, en direct, sans filet. Beaucoup de personnalités du divertissement s’y risquent rarement, conscientes du retour de bâton possible.
D’autres humoristes, avant lui, ont dû composer avec des marges de manœuvre de plus en plus étroites sur ces sujets sensibles à la télévision.
Une bataille de chaînes qui dépasse largement Paul Mirabel
Derrière cette pique, c’est surtout l’éternelle rivalité entre TMC et CNews qui refait surface. D’un côté, une chaîne perçue comme plus proche des sensibilités de gauche, de l’autre, une antenne où l’animateur revendique un franc-parler assumé.
Sur Cyril Hanouna, animateur de Touche Pas à Mon Poste sur C8, la question politique est devenue quasiment taboue depuis plusieurs mois, l’animateur répétant à chaque occasion qu’il « ne fait pas de politique » sur son antenne.
Un contraste frappant avec la liberté de ton affichée sur d’autres plateaux, qui alimente régulièrement les débats sur l’équité de traitement entre chaînes concurrentes.
Le mépris, argument récurrent des chroniqueurs de CNews
L’accusation de « mépris » envers les Français revient souvent dans la bouche des chroniqueurs proches de la ligne éditoriale de CNews, notamment quand des personnalités publiques s’expriment contre le Rassemblement National.
C’est exactement l’angle choisi par Pascal Praud ce matin : présenter Paul Mirabel comme quelqu’un qui chercherait à « influencer » l’opinion tout en la méprisant, un raccourci qui cristallise depuis des années les tensions entre médias.
Reste que la séquence originale, elle, a surtout mis en lumière la difficulté pour un humoriste de basculer du registre comique au registre politique sans perdre en clarté, un exercice périlleux que d’autres personnalités du paysage audiovisuel connaissent bien.