Salon 2026 : ces 5 choix venus des années 70 qui réchauffent enfin un intérieur trop beige

Canapés bas, bois sombre, velours côtelé : le salon des années 70 refait surface. Pas en version costume, promis. Selon le magazine ¡HOLA!, cinq décisions suffisent pour retrouver la chaleur de l’époque sans transformer son séjour en musée. Et la dernière, celle qui évite le fameux « effet décor », est sans doute la plus importante.
Le salon des années 70 revient, mais pas comme vous l’imaginez
Oubliez l’orange psychédélique et les papiers peints criards. D’après ¡HOLA!, le salon de 2026 regarde bien du côté des années 70, mais sans aucune envie de copier la décennie.
Ce qui revient, c’est l’esprit : de la chaleur, des formes enveloppantes, des matières qui ont de la présence. L’objectif ? Fabriquer des pièces plus personnelles et plus confortables que les intérieurs lisses des dernières années.
Sur le terrain, le magazine décrit un remplacement progressif des décors excessivement neutres. À la place arrivent le bois foncé, les canapés bas, les marrons, les verts, les moutardes, les bordeaux, les laques et, çà et là, un éclat de métal brillant.
La mode participerait du même clin d’œil au passé. Pour ¡HOLA!, cela confirme que la nostalgie, quand elle est bien réinterprétée, compte parmi les grandes tendances esthétiques du moment.
Le mouvement ne se limite d’ailleurs pas aux meubles : en 2026, les déco-pros repensent tout un salon en partant d’ailleurs que du canapé. Le magazine illustre son propos avec des propositions de La Redoute Intérieurs, Kave Home, El Corte Inglés ou IKEA.
Reste à savoir comment faire entrer cette ambiance chez soi sans verser dans le pastiche. La réponse tient en cinq décisions, et la première se joue sur un détail que beaucoup sous-estiment : la teinte du bois.
Bois sombre, sièges ronds, palette caramel : les trois premiers réglages
Premier réglage : la matière noble. Après le long règne du chêne clair, ¡HOLA! constate le retour des noyers, des tons tabac, des bois teintés et des finitions plus profondes. Certains vont jusqu’à en habiller murs et plafonds.
C’est l’un des moyens les plus rapides de replonger un salon en pleine décennie 70. La clé, selon le magazine, consiste à compenser ce poids visuel par beaucoup de lumière, des tissus clairs ou des surfaces neutres. Exemple cité : le canapé Blisscape de Poltrona Frau, signé Ludovica Serafini et Roberto Palomba.
Deuxième réglage : les courbes. Les lignes droites laissent la place aux dossiers arrondis, aux accoudoirs ronds et aux silhouettes continues. Pour ¡HOLA!, c’est probablement l’héritage seventies le plus simple à glisser dans un salon contemporain.
Canapés et fauteuils rebondis assouplissent aussi le coin détente. Ils favorisent des compositions plus fluides, moins rigides, comme dans la proposition de Be Water Home citée par le magazine.
Troisième réglage : la couleur, et ici, pas besoin de tout peindre en orange. La version actuelle mise sur une gamme plus sophistiquée : ocre, cognac, caramel, chocolat, vert olive, terracotta et beige grillé, relevés d’écrus qui apportent de la lumière. C’est d’ailleurs le moment où ce brun chocolat que les décorateurs peignent un peu partout prend tout son sens.
La formule la plus actuelle, d’après le magazine ? Utiliser l’une de ces teintes sur une pièce importante, un canapé ou des fauteuils, puis bâtir autour une gamme tonale plus sereine. C’est la logique du catalogue automne-hiver 26-27 d’El Corte Inglés.
Il reste deux décisions, bien plus tactiles. Et l’une d’elles repose sur un matériau qu’on associe rarement à la chaleur : le métal.

Pana, chrome et laque : les détails qui évitent l’effet déguisement
On reconnaît aussi les années 70 au toucher, un peu comme ce tapis oublié de nos grands-parents qui revient au pied du lit. Pana, velours, chenille et tissus à poils ou à trame très visible rendent au salon une dimension sensorielle perdue avec les tapisseries trop lisses.
Quatrième décision, donc : ajouter de la texture. Un seul canapé en pana large peut suffire, selon ¡HOLA!, surtout s’il s’accompagne de tables basses bordeaux au design rétro, comme chez La Redoute Intérieurs.
Les motifs de l’époque, eux, se dosent : ondes, arcs, cercles, carrés et dessins répétitifs réapparaissent sur tapis, coussins et petits textiles. Le magazine conseille de les construire en marrons, bordeaux, moutardes et roses éteints, pour ne pas dominer toute la pièce.
Le métal fait aussi partie du tableau. L’acier chromé revient en contrepoint, sur des tables basses, des appliques, des lampes ou des vases. Son reflet allège une palette de marrons, de beiges ou de verts qui deviendrait vite trop lourde.
Deux autres pistes complètent l’ensemble. Une seule pièce à forte personnalité, comme le fauteuil DYVLINGE d’IKEA, qui reprend le modèle MILA dessiné par Gillis Lundgren en 1967 dans la collection Nytillverkad. Ou des surfaces laquées et brillantes, surtout en bordeaux, rouge sombre, chocolat ou vert profond, sur une étagère ou un meuble bas.
Et la cinquième décision, celle qui évite le pastiche ? Selon ¡HOLA!, le meilleur salon inspiré des années 70 est probablement celui où tout n’appartient pas visuellement aux années 70. Un fauteuil en cuir, une table sculpturale ou une étagère en bois foncé cohabitent avec des murs clairs, de l’art contemporain et des pièces actuelles.
Ce mélange écarte l’« effet décor ». La décennie devient un répertoire de matières, de couleurs et de formes, plus qu’un style fermé.
Ce que ça change dans votre salon, dès la prochaine pièce achetée
Concrètement, la tendance ne demande pas de tout racheter. Un fauteuil bas, un coussin en velours ou une table d’appoint chromée peuvent amorcer le virage, et le reste s’ajuste autour.
Autre idée « profondément seventies » relevée par le magazine : le salon pensé comme espace social. Canapés face à face, plusieurs fauteuils autour d’une table, assiettes de sièges qui ne regardent pas forcément la télévision : on retrouve une disposition plus conversationnelle.
Les meubles courbes et les pièces mobiles aident à y parvenir, comme dans le projet du studio Albert Ramoneda, avec stylisme de Mar Gausachs. Reste la question des accessoires : le nombre exact de coussins que posent les décorateurs sur leur canapé peut d’ailleurs aider à garder cet esprit sans surcharger.
La forme des tables suit la même logique. Les arrondis gagnent du terrain, et la table basse en forme de galet que les architectes misent dès la rentrée en est un bon exemple.
Dernier réflexe à garder en tête : regarder ce que vous avez déjà. Un meuble en bois foncé, une lampe avec du caractère ou un fauteuil en cuir peuvent déjà faire le travail. Il suffit de les entourer de lumière, de tissus clairs et d’un peu de contraste moderne.
Le salon 70’s version 2026, c’est donc l’inverse d’un déguisement : de la chaleur, des courbes et de la matière, dosées avec soin.
Si ce retour au passé vous a mis en appétit, la fonte d’une cocotte à 355 € qui ne vaudrait même pas 2 € va vous faire lever un sourcil. Et pour rester dans les icônes d’un autre temps, cette icône du design italien des années 50 qui revient à 7,95 € pourrait filer vite.