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Ossements de Delphine Jubillar : ce détail médical que Louis et Elyah ignorent tout à fait

Publié par Cassandre le 31 Juil 2026 à 15:03
delphine jubillar @archive
delphine jubillar @archive

Le 16 juillet dernier, l’affaire Jubillar a basculé. Des ossements ont été retrouvés à Mailhoc, à quinze kilomètres de Cagnac-les-Mines, sur indication de Cédric Jubillar lui-même. Depuis, une question circule en silence : que sait-on vraiment, et surtout, que savent Louis et Elyah, les deux enfants du couple ?

Une découverte qui change tout dans l’enquête

Les ossements retrouvés correspondent au bas du corps de Delphine Aussaguel. L’identification par ADN a été confirmée par l’IRCGN, l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale. Une certitude scientifique, enfin, après des années de silence et de doute.

Mais la découverte ouvre surtout une nouvelle phase d’analyses. Les enquêteurs s’intéressent désormais à la moelle osseuse et aux os longs, comme le fémur, pour tenter de comprendre les circonstances exactes du décès. Un travail scientifique minutieux, qui pourrait éclairer les derniers instants de la victime.

Conséquence directe de ces révélations : le procès de Cédric Jubillar a été reporté au premier semestre 2027. Un délai supplémentaire qui laisse le temps aux experts de creuser, au sens propre comme au figuré, ce que ces restes ont encore à révéler sur les derniers moments de Delphine Aussaguel.

Ce que Louis et Elyah ignorent totalement

C’est BFM TV qui a posé la question qui dérange : les enfants du couple, Louis et Elyah, sont-ils informés des derniers développements ? La réponse de maître Malika Chamni, avocate des deux enfants, a été sans détour.

« Je vais en profiter pour vous appeler à la mesure », a-t-elle d’abord lancé aux journalistes. Puis elle a tranché : « Bien sûr que les enfants ne sont pas au courant du détail ». Le détail en question ? Le fémur, justement, cet os que les médias évoquent sans relâche depuis la découverte.

« Vous parlez beaucoup de fémur, je le reprends parce que vous l’indiquez, vous, dans vos interviews. Mais bien sûr qu’on ne parle pas de ça avec des enfants », a-t-elle insisté. À Louis et Elyah, un seul message a été transmis : « qu’on a retrouvé le corps de maman ». Rien de plus. L’avocate a conclu par une phrase qui résume tout : « Il faut laisser grandir tranquillement ces enfants ».

Fragment de fémur humain sur table de laboratoire

Pourquoi ce fémur pourrait tout changer

Le médecin légiste Jean-Marie Franques l’a expliqué sans détour : le fémur est un os « peu parlant » en apparence. Difficile d’y lire une histoire à première vue. Et pourtant, c’est là que se cache le véritable enjeu scientifique de cette affaire.

« Les ossements peuvent en révéler beaucoup sur la présence de toxiques dans l’organisme, même autant de temps après », précise le légiste. Il ajoute une image saisissante : les os longs, comme le fémur, fonctionnent comme une véritable boîte étanche. Autrement dit, un coffre-fort biologique capable de conserver des traces invisibles pendant des années.

En analysant la moelle osseuse, les enquêteurs espèrent détecter la présence de médicaments ou de drogues, ingérés avant la mort. Un indice capital pour reconstituer le scénario final. Parallèlement, l’analyse de la terre autour du corps permettra de savoir si celui-ci a été déplacé après son enfouissement, un élément qui pourrait fragiliser ou confirmer la version de Cédric Jubillar sur le déroulement des faits.

Un simple os peut donc parler bien plus qu’on ne l’imagine, même des années après les faits. Reste à savoir ce que la science va finir par révéler, et si la vérité judiciaire rejoindra un jour celle que Louis et Elyah découvriront, eux, à leur rythme.

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