« Empreints d’une grande perversion » : l’ex-amant de Delphine Jubillar dénonce les aveux de Cédric

L’affaire Delphine Jubillar vient de connaître un nouveau rebondissement glaçant. Une semaine après la découverte de ses ossements, un homme resté discret jusqu’ici a décidé de parler. Ce qu’il révèle sur les aveux de Cédric Jubillar risque de relancer toute la polémique.
Une nuit qui devait marquer le début d’une nouvelle vie
Donat-Jean, 45 ans, n’est pas un inconnu du dossier. C’est avec lui que Delphine Jubillar s’apprêtait à tourner la page et à entamer une nouvelle vie, loin de l’affaire qui a bouleversé la France pendant des années.
Il décrit leur relation comme joyeuse, intense, pleine de promesses. Mais cette histoire s’est arrêtée net dans la nuit du 15 au 16 décembre, la nuit où l’infirmière et mère de famille a disparu pour toujours.
Une semaine après la découverte des ossements de Delphine Jubillar, retrouvés le jeudi 16 juillet à quelques kilomètres de Cagnac-les-Mines, dans le Tarn, Donat-Jean a choisi de rompre le silence. Il ne pouvait plus se taire face à ce qu’il considère comme une manipulation de l’image de la victime, un peu comme dans d’autres affaires où la vérité met des années à éclater.
Des aveux qu’il juge « malhonnêtes et empreints d’une grande perversion »
C’est au Parisien-Aujourd’hui en France que l’ancien amant de Delphine Jubillar a livré son témoignage. Son objectif : ne pas laisser passer sans réaction la version donnée par l’homme suspecté du meurtre.
Selon lui, les propos tenus par Cédric Jubillar, qui a reconnu avoir tué son épouse, dépeignent une réalité déformée. Il parle d’aveux « malhonnêtes » et « empreints d’une grande perversion », des mots forts qui traduisent sa colère et son incompréhension.
Ce genre de révélation tardive rappelle d’autres affaires criminelles où un témoignage change soudainement la perception d’un dossier. Ici, l’enjeu dépasse le simple récit des faits : il s’agit de restaurer l’honneur d’une femme dont l’image a, selon lui, été salie.

Le portrait qu’il refuse de laisser déformer
Pour comprendre l’ampleur de sa démarche, il faut lire la description qu’il fait de Delphine Jubillar. Il insiste : « Contrairement à lui, Delphine n’était ni vulgaire, ni démonstrative. »
Il poursuit en affirmant qu’elle était généreuse, qu’elle donnait aux autres sans jamais rien attendre en retour. Il la décrit comme « tout sauf provocatrice », mettant en avant sa discrétion, sa bienveillance et sa patience, des qualités qu’il juge incompatibles avec le portrait dressé par Cédric Jubillar.
Ce contraste, presque frontal, est au cœur de sa prise de parole. Il ne cherche pas seulement à contredire une version des faits : il veut réhabiliter la mémoire d’une femme qu’il a aimée, comme l’écho de tant d’autres proches qui refusent de voir une victime réduite au silence.
L’enquête sur la mort de Delphine Jubillar continue d’avancer, et chaque témoignage compte désormais pour reconstituer la vérité. Ce cri du cœur d’un homme resté longtemps dans l’ombre change-t-il la perception publique de l’affaire ? La suite du dossier judiciaire le dira.