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« Séquestrée, ligotée et bâillonnée » : une sénatrice agressée à son domicile par des hommes armés

Publié par Cassandre le 09 Juil 2026 à 19:24
Femme assise seule dans un salon sombre et inquiète

Une nuit qui aurait pu très mal se terminer. À Saint-Martin, la sénatrice Annick Petrus a vécu un cauchemar éveillé, chez elle, dans son propre salon. Des hommes cagoulés, armés, entrés par surprise. Ce qui s’est passé ensuite, elle le raconte elle-même, avec des mots qui donnent le vertige.

Une intrusion armée en pleine nuit à Saint-Martin

Les faits remontent à la nuit de mardi à mercredi. Selon le parquet de Basse-Terre, en Guadeloupe, plusieurs individus cagoulés se sont introduits au domicile de la sénatrice LR de Saint-Martin. Leur objectif : lui dérober divers biens, mais aussi deux véhicules, sous la menace d’une arme à feu.

La sénatrice, âgée de 65 ans, a livré son propre récit sur son compte Facebook, dans des termes glaçants. « Des individus armés se sont introduits chez moi. Sous la menace d’une arme à feu, j’ai été séquestrée, ligotée et bâillonnée », a-t-elle écrit. Une scène de terreur pure, vécue seule face à des agresseurs déterminés.

Le ministère public précise toutefois qu’Annick Petrus n’a pas été physiquement blessée durant ce vol avec arme. Un point rassurant, mais qui ne suffit pas à effacer le choc d’une telle épreuve. La question qui se pose désormais : comment la sénatrice a-t-elle réussi à alerter les secours alors qu’elle était ligotée et bâillonnée ?

Comment l’élue a pu alerter la gendarmerie

C’est là que le récit prend une tournure presque providentielle. Selon le parquet, la sénatrice a pu contacter la gendarmerie au moment même du départ de ses agresseurs. Une fenêtre de quelques minutes, cruciale, qui a permis de déclencher immédiatement l’intervention des forces de l’ordre.

Une enquête a été ouverte pour vol avec arme et séquestration. Elle a été confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Saint-Martin, chargée désormais d’identifier les auteurs de cette agression particulièrement violente. La solidarité du groupe Les Républicains au Sénat s’est immédiatement manifestée, saluant au passage la réactivité des gendarmes.

Face à l’émotion suscitée par cette affaire, la préfecture a annoncé la mise en place d’un dispositif renforcé de sécurisation du domicile de l’élue dans les jours à venir. Une mesure qui illustre la gravité avec laquelle les autorités locales prennent cette agression, dans un contexte déjà tendu sur l’île. La sénatrice Valérie Boyer a dénoncé une agression qu’elle qualifie d’« insupportable ».

Voiture de gendarmerie garée devant maison tropicale de nuit

Saint-Martin, une île sous tension sécuritaire

Cette agression relance un débat qui couvait déjà depuis plusieurs années sur Saint-Martin. Les autorités s’inquiètent ouvertement du haut niveau de criminalité sur cette île antillaise, partagée entre une partie française au nord et une partie néerlandaise au sud, où circulent de nombreuses armes à feu.

Ancienne vice-présidente de la Collectivité de Saint-Martin, Annick Petrus a tenu à rassurer ses administrés dès le lendemain de l’attaque. Elle s’est déclarée « saine et sauve » sur ses réseaux sociaux, insistant sur le fait que son état de santé restait heureusement rassurant malgré l’épreuve traversée.

Plus surprenant encore : la sénatrice a affirmé que cette agression ne remettrait absolument pas en cause son engagement au service de Saint-Martin et de ses habitants. Une déclaration de fermeté qui tranche avec la violence du traumatisme subi quelques heures plus tôt. De son côté, le sénateur qu’on peut suivre sur son compte X @AnnickPetrus continue de communiquer sur la situation sécuritaire de son territoire, un combat qu’elle mène depuis plusieurs années déjà.

Cette affaire rappelle, une fois encore, que l’insécurité armée touche jusqu’aux plus hautes sphères de la représentation politique française. Reste une question suspendue : les auteurs de cette agression seront-ils rapidement identifiés par les gendarmes ?

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