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À Paris, un mari déguisé en livreur Deliveroo égorge son épouse devant des écoliers

Publié par Cassandre le 03 Août 2026 à 6:30

Lundi 20 mars 2023, 8h30. Rue de Prague, dans le 12e arrondissement de Paris, une dizaine d’écoliers passent devant un immeuble haussmannien du numéro 15. Ce qu’ils voient à travers la porte vitrée va les hanter longtemps.

Dans le hall aux boîtes aux lettres, une femme est allongée au sol. Elle hurle. Un homme est à califourchon sur elle, un couteau à la main.

Hall d'immeuble parisien où s'est déroulé le crime

Il porte un casque de moto noir, un masque chirurgical bleu, des gants de moto et un sac de livraison siglé Deliveroo. Il la poignarde à la gorge et au thorax, sans relâche.

Des passants impuissants derrière une porte verrouillée

Façade du palais de justice où se tiendra le procès

Alertés par les cris des enfants, des adultes se précipitent vers le hall. Ils tentent d’ouvrir la porte. Elle est verrouillée de l’intérieur.

Chacun assiste alors à la scène en temps réel, sans pouvoir intervenir. La victime ne lui laisse aucune chance de survie face à l’acharnement de son agresseur.

Quelques instants plus tard, l’homme se relève. Il se dirige calmement vers la sortie, comme si de rien n’était, avant de disparaître dans les rues du 12e arrondissement.

Le déguisement d’un mari qui préparait son coup

Ce livreur Deliveroo n’en est pas un. Il s’agit de François-Xavier Hussherr, le propre mari de la victime, Cécile Poisson, une brillante agrégée de lettres.

Le costume n’a rien d’improvisé. Casque intégral, masque chirurgical, gants, sac isotherme : chaque détail vise à dissimuler son visage et à passer inaperçu dans la rue.

Déguisement de livreur utilisé pour dissimuler l'identité

L’enquête, révélée en exclusivité par Le Figaro, dévoile une préparation minutieuse du crime, loin de l’image d’un geste de panique ou de colère spontanée.

Un divorce houleux et un détective privé dans l’ombre

Derrière ce meurtre, l’enquête pointe un mobile financier et un couple au bord de la rupture. Le divorce entre les deux époux était engagé, et visiblement conflictuel.

Un détective privé aurait été mobilisé dans cette affaire, signe que la séparation ne se jouait pas uniquement devant un juge aux affaires familiales.

Ce type de scénario, où la rupture ou son refus déclenche une violence extrême, revient malheureusement dans plusieurs dossiers judiciaires suivis ces derniers mois en France.

Un cas qui rappelle d’autres féminicides jugés récemment

L’affaire Cécile Poisson s’inscrit dans une série de procès qui interrogent les mécanismes des féminicides commis par un conjoint ou ex-conjoint.

Le meurtre d’Assia, étranglée puis démembrée par son mari, avait déjà mis en lumière la froideur des actes commis après la mort de la victime, pointée par l’accusation.

Autre exemple marquant : Lakhdar M., jugé pour avoir démembré le corps de son épouse et dispersé ses restes dans le parc des Buttes-Chaumont, à Paris.

Ce qui attend François-Xavier Hussherr aux assises

François-Xavier Hussherr sera jugé aux assises en janvier pour le meurtre de son épouse. L’accusation devra démontrer la préméditation, déjà suggérée par la mise en scène du crime.

Le déguisement, le choix du lieu, l’horaire matinal où les habitants sortent de chez eux : autant d’éléments qui, selon l’enquête, trahissent un scénario pensé à l’avance.

Reste à savoir comment la défense abordera ce dossier, alors que d’autres affaires similaires ont vu les avocats invoquer la passion pour tenter d’atténuer la responsabilité de leur client.

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