Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Faits divers

Une mère de famille tuée à Astoria, son mari retrouvé pendu : le lourd passé familial refait surface

Publié par Cassandre le 25 Juil 2026 à 14:35
Une mère de famille tuée à Astoria, son mari retrouvé pendu : le lourd passé familial refait surface

Un bébé de 11 mois, seul dans un appartement, à côté du corps de sa mère. C’est l’image insoutenable que la police de New York a découverte mardi dernier à Astoria, dans le Queens.

Quelques heures plus tard, à peine deux kilomètres plus loin, un autre corps était retrouvé. Celui du père.

Entre les deux scènes, une histoire familiale qui semble hantée par la violence depuis des années.

Une découverte à l’aube dans un sous-sol d’Astoria

Mary Kate Golding avait 34 ans. Décoratrice de plateau, elle avait notamment travaillé sur les séries The Marvelous Mrs Maisel et Goosebumps.

Son corps a été retrouvé peu après minuit dans l’appartement en sous-sol que sa famille possède à Astoria, un quartier du Queens. Un couteau était planté dans son dos.

Les secours appelés sur place n’ont pu que constater le décès. Selon le New York Post, une amie de la victime aurait reçu un appel troublant juste avant.

Le mari aurait confessé le crime par téléphone

Astoria Park à l'aube où le mari a été retrouvé pendu

Cette amie affirme avoir reçu un coup de fil de Joseph Azzaretto, 33 ans, le mari de Mary Kate. Il aurait avoué le meurtre au téléphone.

Alertée, l’amie s’est rendue sur place. Un voisin raconte l’avoir vue « hurler » en découvrant la scène, avant de « prendre le bébé et sortir » de l’appartement.

Les parents de Mary Kate sont ensuite arrivés pour recueillir leur petit-fils, Nolan, 11 mois. L’enfant est aujourd’hui pris en charge par sa famille maternelle.

Des images obtenues par le New York Daily News montreraient Azzaretto devant l’immeuble, en train de téléphoner, avant de monter dans une voiture et de disparaître.

Retrouvé pendu six heures plus tard, à deux kilomètres de là

Vers 6 heures du matin, le corps de Joseph Azzaretto était découvert pendu à un arbre d’Astoria Park, non loin du croisement entre Shore Boulevard et Astoria Park South.

Il avait été identifié comme « personne d’intérêt » par les enquêteurs quelques heures plus tôt seulement.

La police n’a pas encore officiellement qualifié ces deux morts de meurtre-suicide. Mais les enquêteurs privilégient la piste d’une dispute conjugale ayant mal tourné.

Le couple venait tout juste de s’installer à New York, en provenance de Pennsylvanie, deux mois seulement avant le drame.

Un voisinage déjà alarmé par son comportement

Plusieurs voisins interrogés par la presse américaine décrivent un homme au tempérament explosif, notamment lors de disputes autour de places de parking.

« C’était quelqu’un de colérique », confie un habitant du quartier au New York Post. « J’ai décidé de l’éviter. Je ne regardais même pas ses messages. »

D’autres voisins le qualifient carrément de « fou » ou de « mentalement perturbé ». Des mots qui, après coup, résonnent différemment.

Mais le plus troublant reste ailleurs : ce drame n’est pas le premier à frapper cette famille.

Un frère qui avait déjà tué leur père, six ans plus tôt

Le frère cadet de Joseph Azzaretto, Nicholas, avait tué leur père par balle en 2020. Il avait alors 20 ans.

Les faits s’étaient déroulés dans la cuisine du domicile familial, en Pennsylvanie, en pleine dispute domestique. Frank Azzaretto, 58 ans, s’en prenait physiquement à son épouse pour une histoire de facture de téléphone, selon le Pocono Record.

Cuisine familiale en Pennsylvanie symbolisant le premier drame

Patricia, la mère, avait témoigné que Frank jetait des plantes et des cadres, la bousculait sans cesse. Nicholas, qui entendait la scène depuis sa chambre au sous-sol, était monté pour intervenir.

Son père lui avait ordonné de redescendre et avait fermé la porte. Nicholas était remonté avec un fusil de chasse calibre 12 et avait tiré, touchant Frank à l’épaule.

Des plombs avaient atteint sa poitrine. Il était mort à l’hôpital peu après.

Un passé familial marqué par la violence domestique

Lors du procès, la défense de Nicholas avait évoqué un « apparent penchant à la violence » chez Frank, décrivant un climat familial toxique depuis des années.

Nicholas Azzaretto, aujourd’hui âgé de 26 ans, avait plaidé coupable de meurtre au troisième degré et d’homicide involontaire. Il ne figure plus sur les registres des prisons de Pennsylvanie.

Un compte Facebook qui semble lui appartenir a été mis à jour en octobre 2024, avec une photo où il câline un chien.

Six ans après ce premier drame, la même famille se retrouve confrontée à une nouvelle tragédie. Et un petit garçon de 11 mois grandira sans savoir ce qui s’est joué cette nuit-là, dans un sous-sol d’Astoria.

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *