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Un bébé de 1 an meurt coincé derrière un miroir à la crèche, le personnel fêtait un anniversaire

Publié par Cassandre le 26 Juil 2026 à 9:01
Un bébé de 1 an meurt coincé derrière un miroir à la crèche, le personnel fêtait un anniversaire

Un enfant d’à peine un an, une salle de jeux, un miroir mal fixé. C’est tout ce qu’il fallait pour qu’un drame absolu se joue en quelques minutes, dans une crèche de São Paulo, au Brésil.

Abdoulaye Dieng jouait tranquillement quand sa tête s’est retrouvée coincée entre une barre de sécurité en métal et un miroir mural. Il aurait lutté seul pendant environ six minutes avant que quiconque ne s’en aperçoive.

Six minutes qui ont tout changé

Le drame s’est déroulé le 22 juillet dans la salle de jeux de la crèche Luz do Bras, à São Paulo. Le petit garçon s’est retrouvé piégé, la tête bloquée entre le mur et un miroir.

Personne n’était là pour l’aider. Selon la famille, le personnel avait quitté la pièce pour assister à la fête d’anniversaire de la directrice de l’établissement.

Quand les employés sont enfin revenus dans la salle, l’enfant était déjà en train de suffoquer depuis de longues minutes. Ils l’ont dégagé, mais le mal était fait.

Un mensonge pour gagner du temps

Vers 9h20 du matin, des membres du personnel se sont présentés devant des policiers militaires, l’enfant dans les bras. Abdoulaye a été transporté d’urgence vers l’unité de soins de Mooca, où les médecins n’ont pu que constater son décès.

Son père, Ibrahima Dieng, l’avait déposé à la crèche seulement deux heures plus tôt. Ce qu’il a ensuite appris par téléphone n’avait rien à voir avec la réalité.

Selon le média brésilien G1, le personnel lui aurait annoncé qu’Abdoulaye « était tombé malade » et qu’on « l’emmenait à l’hôpital ». Un mensonge qui a retardé l’annonce du pire pour ses parents.

« Ils ont envoyé un message disant que l’enfant était tombé malade. Les parents pensaient que leur fils recevait des soins médicaux », a expliqué Erson de Oliveira, l’avocat de la famille, au journal O Globo.

Façade d'une crèche brésilienne à São Paulo

La question qui hante l’enquête

Pourquoi personne n’a surveillé les enfants pendant ces minutes fatales ? C’est tout l’enjeu de l’enquête ouverte par la police civile.

Selon l’avocat de la famille, des enfants auraient été laissés sans surveillance pendant que le personnel célébrait l’anniversaire de la directrice. Des poursuites pour homicide involontaire sont désormais envisagées contre les responsables.

Cinq employés ont été interrogés par les enquêteurs : la directrice, une coordinatrice, une enseignante, une pédagogue et un autre membre du personnel. Chacun devra s’expliquer sur ce qui s’est réellement passé ce matin-là.

Le département municipal de l’Éducation a réagi auprès d’O Globo, promettant des sanctions « si des irrégularités sont confirmées », pouvant aller jusqu’à « la possible disqualification de l’organisme partenaire responsable de l’établissement ».

Ce type de drame évoque d’autres accidents tragiques survenus dans des structures censées protéger les tout-petits, comme cet enfant retrouvé mort après avoir été oublié sept heures dans un minibus de crèche au Portugal, ou encore ce bébé de 21 mois retrouvé avec un taux d’alcool alarmant à la sortie d’un établissement similaire.

Un deuil impossible à porter

Les funérailles d’Abdoulaye se sont tenues le vendredi 24 juillet, à peine deux jours après sa mort. Une cérémonie rapide pour une douleur qui, elle, ne s’effacera pas.

Ibrahima Dieng vit au Brésil depuis huit ans, après avoir quitté son Sénégal natal. Face aux journalistes de G1, il n’a pas caché son effondrement : « Je pleure beaucoup, c’est tellement triste. »

Mains d'un père tenant les affaires de son enfant

Il a aussi évoqué la mère du petit garçon, dont la douleur semble encore plus insurmontable. « Elle pleure beaucoup… c’est très triste. Ça va être très difficile pour elle de s’en remettre », a-t-il confié.

D’autres drames impliquant de très jeunes enfants rappellent à quel point la vigilance des adultes peut faire toute la différence, comme cette histoire glaçante d’un enfant de 5 ans mort après huit heures dans une voiture, ou cet enfant de 7 ans piégé dans une piscine bâchée dont personne ne soupçonnait le danger. L’enquête sur la mort d’Abdoulaye se poursuit, et les cinq employés interrogés devront répondre de leurs actes devant la justice brésilienne.

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