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« Où sont vos bijoux ? » : à 94 ans, ligotée chez elle par deux ados de 13 ans armées d’un tournevis

Publié par Cassandre le 10 Juil 2026 à 13:29
Mains âgées tremblantes posées sur un fauteuil

Une porte qui s’ouvre en toute confiance, un samedi après-midi ordinaire à Béziers. Et puis, en quelques minutes, la vie d’une femme de 94 ans bascule dans l’horreur la plus totale.

Ce qui aurait dû être une visite anodine s’est transformé en scène de cauchemar, avec un tournevis brandi comme une arme et une victime ligotée sur sa propre chaise. Le pire, c’est la manière dont tout s’est terminé, grâce à un détail que les deux suspectes n’avaient pas anticipé.

Une porte ouverte en toute innocence, un piège qui se referme

Ce samedi 4 juillet, dans le quartier de La Devèze à Béziers, une femme de 94 ans vit seule dans son pavillon de la rue Étienne-Jodelle. En début d’après-midi, deux jeunes filles frappent à sa porte. Rien dans leur apparence n’alerte la nonagénaire, qui leur ouvre sans se méfier, comme le rapporte Le Midi Libre.

L’accueil bienveillant tourne au drame en quelques secondes à peine. Les deux adolescentes sortent un tournevis et menacent leur victime, qu’elles forcent à s’asseoir sur une chaise avant de l’attacher solidement. Ce genre de vulnérabilité des personnes âgées face aux inconnus reste malheureusement un terrain propice aux agressions, comme le rappellent régulièrement les forces de l’ordre.

Immobilisée et sous la menace, la femme âgée doit alors indiquer où se trouvent ses objets de valeur. Un moment de terreur pure, dans le silence de sa propre maison, sans personne pour l’entendre. C’est précisément ce sentiment d’impuissance qui rend ce genre de fait divers si glaçant pour l’ensemble d’un quartier.

Le butin embarqué, la victime abandonnée ligotée

Pendant que leur victime reste immobilisée sur sa chaise, les deux mineures fouillent méthodiquement le domicile. Elles s’emparent de tout ce qui peut être revendu rapidement : bijoux, argent liquide, et surtout le téléphone portable de la nonagénaire. Un objet qui, sans qu’elles le sachent encore, va précipiter leur arrestation.

Une fois le butin rassemblé, les deux adolescentes quittent précipitamment les lieux, laissant leur victime toujours attachée. S’ensuit alors une lutte silencieuse et interminable pour la femme de 94 ans, seule face à ses liens. Après de longs efforts, elle parvient finalement à se libérer et à alerter sa voisine.

Cette dernière prévient immédiatement les forces de l’ordre et reste aux côtés de la victime en attendant leur arrivée. Un geste de solidarité de voisinage qui rappelle, une fois de plus, l’importance du lien social dans ce type de situation d’urgence. Grâce à la description précise fournie par la nonagénaire, la police lance aussitôt des recherches dans tout le quartier de La Devèze.

Téléphone et tournevis au sol près d'une chaise renversée

Le téléphone volé, la faille qui a tout révélé

Un équipage de la brigade anticriminalité se souvient alors avoir croisé les deux jeunes suspectes plus tôt dans la matinée, dans les rues de Béziers. Les enquêteurs retournent sur ce secteur précis et parviennent à les localiser, notamment grâce à la géolocalisation du téléphone dérobé à leur victime. L’appareil volé devient ainsi la preuve qui referme le piège sur elles.

Les deux adolescentes sont retrouvées dans un appartement, chez un jeune homme de 22 ans. Les trois individus sont interpellés puis placés en garde à vue au commissariat de Béziers. L’homme est rapidement mis hors de cause : il aurait simplement hébergé les deux fugitives, sans lien avec les faits qui leur sont reprochés, un peu à la manière d’un tiers pris dans un engrenage qui le dépasse.

La situation demeure bien plus complexe pour les deux mineures. Leur âge exact, situé entre 13 et 15 ans selon les premiers éléments, doit encore être confirmé par des expertises. Selon les informations recueillies localement, l’une aurait été confiée à l’aide sociale à l’enfance, tandis que la seconde ferait l’objet d’un déferrement. Toutes deux devront répondre de leurs actes devant le tribunal pour enfants de Béziers.

Deux adolescentes de 13 ans, un tournevis, et une femme de 94 ans qui a dû se battre seule pour se libérer de ses liens : voilà ce que la banalité d’un samedi après-midi peut cacher.

Les forces de l’ordre rappellent, une fois de plus, l’importance de la vigilance face aux inconnus, surtout pour les personnes âgées vivant seules. Et vous, connaissez-vous quelqu’un dans votre entourage à qui ce genre de conseil pourrait vraiment sauver la mise ?

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