« Je suis un être divin » : il s’arrache les yeux après avoir tué l’automobiliste venu l’aider

Un homme s’arrête sur le bas-côté d’une autoroute de Géorgie pour porter secours à un auto-stoppeur. Un geste banal, presque un réflexe de bon samaritain. Ce geste allait lui coûter la vie.
Face aux juges, l’accusé s’est présenté comme une entité supérieure, refusant même de reconnaître son propre nom. Ce que révèle ce procès glaçant dépasse largement le simple fait divers.
Un geste de bonté qui vire au cauchemar sur l’I-16
En octobre 2024, Bruce William Dupree, 43 ans, roule sur l’Interstate 16, dans le comté de Bulloch, en Géorgie. Sur le bord de la route, un homme fait signe. C’est Brandon Keller, 32 ans, en train de faire du stop.
Dupree s’arrête. Il n’a aucune raison de se méfier. Selon le récit relayé par un rapport détaillé sur l’affaire, Keller était alors sous l’emprise de stupéfiants.
La suite tourne au drame absolu. Keller s’en prend violemment à son conducteur, lui tranche la gorge, puis traîne son corps jusqu’au terre-plein central herbeux de l’autoroute et l’abandonne, agonisant.
C’est un automobiliste de passage qui donne l’alerte. Il aperçoit un homme ensanglanté, hurlant, appelant à l’aide sur le bord de la route, et compose immédiatement le 911.
Dupree succombera à ses blessures. Pendant ce temps, Keller prend la fuite au volant de la voiture volée de sa victime, direction le Patriot Inn, dans la petite ville de Register, où la police finit par l’interpeller.
Ce genre de traque express n’est pas isolé : d’autres affaires criminelles récentes montrent à quel point une enquête peut basculer en quelques heures.
« Je suis un être divin » : les mots glaçants de l’accusé au procès
Devant le tribunal, Brandon Keller ne se comporte pas comme un accusé ordinaire. Il refuse même son identité légale.
« Je suis un être divin », déclare-t-il face aux juges, selon le compte-rendu du procès rapporté par The Georgia Virtue.
« Je suis ici par présentation et apparition spéciale de l’entité connue sous le nom de Robert Brandon Lewis Keller », poursuit-il, dans un discours confus qui laisse le tribunal sans voix.
Il ajoute vouloir « avoir la capacité d’être digne de confiance, de dire la vérité », mais estime que le cadre du procès n’est pas celui dans lequel il souhaite le faire.
Plus troublant encore : selon les autorités carcérales, Keller se serait volontairement arraché les yeux et aurait mordu une partie de sa propre langue pendant sa détention. Son objectif, d’après ses propres confidences aux gardiens : être transféré dans un établissement médical plutôt que dans une prison classique.
Ce type d’automutilation extrême illustre à quel point certains dossiers judiciaires révèlent une part d’imprévisible que même les enquêteurs n’anticipent pas, un peu comme d’autres affaires troublantes récentes qui échappent à toute logique apparente.

Perpétuité : la justice rend enfin son verdict pour la famille Dupree
Après un procès marqué par ces déclarations surréalistes, le jury tranche : Brandon Keller est reconnu coupable de la totalité des dix chefs d’accusation retenus contre lui, dont meurtre, agression aggravée, détournement de véhicule et possession d’arme lors de la commission de crimes.
Le juge Matthew Hube ne mâche pas ses mots à l’énoncé de la sentence. Il affirme que Keller « représente le pire d’entre nous », ajoutant qu’il « a profité de quelqu’un qui essayait de l’aider, et a laissé un sillage de destruction derrière lui ».
La sentence tombe : deux peines de prison à vie consécutives, assorties de 25 années supplémentaires. Autant dire que Brandon Keller ne remettra jamais les pieds dehors.
La procureure par intérim du comté de Bulloch, Jillian Gibson, tient à saluer cette décision devant le juge : « Pouvoir protéger notre communauté d’un individu aussi dangereux, nous en sommes très reconnaissants. »
Mandy Moore, la nièce de la victime, prend elle aussi la parole devant le tribunal. Ses mots résonnent comme un point final poignant : « Bruce est parti et ne reviendra pas, rien ne peut réparer ça, rien ne peut combler ce vide. »
Elle ajoute, la voix chargée d’émotion : « Le système judiciaire a prévalu ; aucune autre famille ne traversera ce que nous avons traversé à cause de cet homme. »
Ce dossier rappelle à quel point la bienveillance ordinaire, celle qui pousse à s’arrêter pour un inconnu sur le bord de la route, peut parfois se heurter à l’imprévisible le plus brutal.
Un acte de générosité, une vie fauchée, et une famille qui devra désormais vivre avec ce vide immense. Auriez-vous encore le réflexe de vous arrêter pour un inconnu au bord d’une autoroute ?