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Il s’installe dans la cabine d’essayage d’un Carrefour pour un festin de pizzas et de pains au chocolat

Publié par Cassandre Jolivet le 04 Nov 2026 à 12:17

Certains font les courses. Lui a préféré s’y installer pour de bon. Dans un Carrefour, un homme de 39 ans a fait de la cabine d’essayage son restaurant privé, rideau tiré, assiette imaginaire sur les genoux.

Au menu : de quoi nourrir une petite tablée. Le tout sans passer par la case caisse, évidemment. Voici l’histoire d’un déjeuner qui a viré au procès-verbal.

Un menu qui ne manquait pas de panache

Cabine d'essayage transformée en salle à manger

Commençons par la carte, parce qu’elle mérite le détour. Des pizzas, d’abord, probablement piochées au rayon frais. Des pains au chocolat, ensuite, pour le côté viennoiserie du dessert. Et un demi-poulet, histoire de ne pas rester sur sa faim.

Ce n’est pas un grignotage discret de gourmand pressé. C’est un vrai repas, avec entrée, plat et douceur, composé au fil des rayons. Un détail rend l’affaire encore plus savoureuse : le choix du lieu.

La cabine d’essayage, c’est le seul endroit du magasin où l’on s’enferme sans que personne ne trouve ça louche. Du moins, jusqu’à ce que ça dure un peu trop longtemps.

Le rideau qui sent le poulet rôti

C’est là que le plan commence à se fissurer. Un demi-poulet, ça se voit, mais surtout, ça se sent. Dans l’espace confiné d’une cabine, l’odeur a fini par attirer l’attention du personnel.

Les vigiles du magasin sont venus voir de plus près. Derrière le rideau, ils ont découvert le client attablé façon pique-nique, entouré des emballages de son festin. On imagine la tête des agents en ouvrant la cabine.

Le repas, lui, était déjà bien entamé. Et ce n’est pas le plus étonnant de l’affaire : la suite se déroule au tribunal.

Ce qui l’attend maintenant

Vigile ouvrant le rideau d'une cabine d'essayage

L’homme n’a pas pu finir son dessert tranquille. Il a été interpellé, et les suites judiciaires ont suivi, comme pour n’importe quel vol à l’étalage, même quand il a lieu à l’abri d’un rideau.

Car juridiquement, peu importe où l’on mange : ce qui compte, c’est que la marchandise n’a pas été payée. La cabine d’essayage n’est pas une zone de non-droit, et les pains au chocolat ne deviennent pas gratuits parce qu’on les croque au fond du magasin.

Si vous aimez ce genre de dossiers où la réalité dépasse la fiction, vous trouverez d’autres faits divers pour le moins insolites à lire juste après.

Ce que dit la loi sur le vol de nourriture

Entrée de tribunal et maillet de juge

Soyons clairs : voler de la nourriture reste du vol. Même pour quelques euros, même pour un repas, même si on a faim. Le Code pénal punit le vol simple de trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.

Dans la pratique, pour un petit larcin alimentaire sans antécédents, les sanctions sont bien plus modestes. Rappel à la loi, amende, ou convocation devant le tribunal : tout dépend du dossier et du passé de la personne.

Le fait d’avoir consommé les produits sur place ne change rien : le vol est constitué dès lors que la marchandise est soustraite sans être payée. Moralité : à la caisse, on règle d’abord. On déguste ensuite.

Et si l’envie de faits divers déjantés ne vous quitte pas, un touriste soupçonné d’avoir volé un flamant rose vous attend dans un autre style de menu.

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