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Une caméra cachée dans les toilettes de sa boutique près de Toulouse : la découverte glaçante d’une vendeuse

Publié par Cassandre le 25 Sep 2026 à 10:28
Employé anonyme dans l'arrière-boutique d'un magasin

Un bout de plastique qui dépasse d’une cloison. C’est ce détail, presque anodin, qui a suffi à tout faire basculer dans une boutique du centre commercial de Fenouillet, près de Toulouse. Une vendeuse tire dessus et découvre une caméra GoPro planquée dans les toilettes de son magasin. Ce que les gendarmes vont trouver ensuite, en fouillant le téléphone du suspect, dépasse largement ce simple appareil.

Une découverte qui glace tout un magasin

L’affaire démarre ce lundi 21 septembre 2026, en pleine journée de travail. Une salariée utilise les toilettes du magasin de prêt-à-porter, comme n’importe quel autre jour. Elle remarque alors un morceau de plastique qui dépasse d’une cloison, à peine visible.

En tirant dessus, elle met la main sur une caméra GoPro soigneusement dissimulée. L’appareil est immédiatement montré aux autres employés du magasin, dans un mélange de sidération et de dégoût. La direction n’a pas d’autre choix que de contacter les forces de l’ordre.

Les gendarmes de la communauté de brigades de Saint-Jory se déplacent rapidement sur les lieux. Ce genre d’affaire n’est plus jamais traité à la légère depuis certaines affaires marquantes qui ont bouleversé la manière dont la justice française aborde les caméras clandestines.

Les soupçons se portent très vite sur un salarié à mi-temps de l’enseigne, un étudiant de 23 ans qui travaille dans ce même magasin. Il est placé en garde à vue le jour même, tandis que la caméra est remise aux enquêteurs pour analyse technique.

Un aveu partiel, mais un téléphone qui parle

Assisté par ses avocates, Mes Axelle Chaurrier et Margaux Boiteau, le jeune homme reconnaît rapidement les faits face aux enquêteurs. Il admet avoir installé la caméra GoPro dans les toilettes du magasin. Il affirme toutefois que c’était la première fois et jure que l’appareil n’a pas fonctionné.

Les enquêteurs, eux, ne parviennent effectivement pas à exploiter le contenu de la caméra. L’appareil semble avoir surchauffé, ce qui rend impossible de déterminer si des images ont réellement été enregistrées ce jour-là dans les toilettes du magasin.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Les gendarmes perquisitionnent le domicile de l’étudiant et saisissent ses équipements informatiques. Sur son téléphone et son ordinateur, ils découvrent plusieurs centaines de clichés, dont des photographies de clientes du magasin. D’autres femmes, croisées simplement dans la rue, ont elles aussi été photographiées à leur insu. Une découverte qui rappelle celles décrites dans d’autres affaires ayant choqué l’opinion ces derniers mois.

Petite caméra cachée derrière une cloison de toilettes

Des photos transformées grâce à l’intelligence artificielle

Le détail le plus troublant de ce dossier concerne l’usage que l’étudiant aurait fait de ces clichés. Selon les éléments recueillis par La Dépêche, il aurait utilisé l’intelligence artificielle pour transformer certaines de ces photographies ordinaires en images à caractère sensuel.

Des visages et des silhouettes de femmes anonymes, capturées dans un contexte banal, auraient ainsi été détournés par des outils numériques accessibles à n’importe qui, un phénomène que l’essor de l’IA générative rend de plus en plus fréquent.

À l’issue de sa garde à vue, le jeune homme a été déféré au parquet de Toulouse. Sans condamnation antérieure à son casier, il a été laissé libre dans l’attente de son procès. Il fait désormais l’objet d’une convocation par officier de police judiciaire, une procédure qui précède habituellement une comparution devant le tribunal.

Ce type de dossier rappelle un précédent retentissant. Dans l’affaire Pelicot, c’est une interpellation en 2020 pour avoir filmé sous les jupes de clientes d’un supermarché qui avait conduit les enquêteurs à examiner le matériel informatique de Dominique Pelicot.

Ils y avaient alors découvert les preuves des viols commis pendant des années sur son épouse, Gisèle. Depuis, les enquêteurs traitent ce genre d’affaires avec une vigilance particulière, sachant qu’un simple téléphone peut cacher bien plus qu’une caméra dans des toilettes.

Une caméra qui n’a peut-être jamais filmé, mais un téléphone qui, lui, en dit long. L’enquête se poursuit désormais autour de la question centrale du procès à venir : que comptait vraiment faire ce jeune homme de ces centaines de clichés ? La justice devra trancher.

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