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« J’en ai trouvé un qui me fait mieux l’amour que toi » : les aveux glançants de Cédric Jubillar sur la nuit du meurtre

Publié par Cassandre le 22 Juil 2026 à 12:03
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Cinq ans de silence, et puis tout a basculé en quelques minutes. Le 15 juillet, Cédric Jubillar est passé aux aveux devant une magistrate toulousaine. Il a fini par reconnaître ce que tout le monde soupçonnait depuis décembre 2020 : il est bien à l’origine de la mort de sa femme Delphine.

cedric jubillar rebondissement enquete avant processs

Mais ce n’est pas seulement l’aveu qui glace. C’est le récit, minute par minute, de cette nuit-là. Une dispute banale de couple qui se déchire, et qui finit dans un salon de Cagnac-les-Mines par un geste irréversible.

Une nuit qui commence comme tant d’autres disputes

Selon le procès-verbal révélé par Le Parisien, tout démarre vers 1 heure du matin. Cédric Jubillar dit s’être réveillé et être descendu au salon, où Delphine se trouvait déjà.

« Delphine m’a tout de suite dit : ‘Qu’est-ce que tu fous là ?’ », a-t-il raconté à la magistrate. Sa réponse, sèche, donne le ton de toute la scène : « Comme tu as demandé le divorce, je n’ai plus de compte à te rendre. »

Le couple traversait alors une procédure de divorce, un contexte qui infuse chaque échange de cette nuit. Ce climat de rupture n’est pas un détail : c’est le terreau sur lequel la dispute va s’enflammer.

Le téléphone qui met le feu aux poudres

D’après son témoignage, Delphine Jubillar lui aurait montré son téléphone à ce moment-là. Cédric affirme avoir eu l’impression qu’elle brandissait « une photo d’elle un peu sexy ».

Il dit s’être alors réfugié derrière le bar de la cuisine pour se rouler une cigarette, comme pour fuir la confrontation. Mais les insultes ont fusé presque aussitôt, transformant une scène de couple en affrontement verbal violent.

Cette affaire a déjà connu plusieurs rebondissements ces dernières semaines, notamment autour de la découverte d’ossements qui a précédé ces aveux tant attendus.

Cuisine sombre avec bar et réfrigérateur la nuit

Les mots qui, selon lui, ont tout déclenché

Dans son récit, Cédric Jubillar rapporte que Delphine l’aurait alors humilié frontalement. « Elle m’a dit : ‘Tu n’es qu’une merde, un toxico de merde, je fais bien de me barrer, personne ne voudra de toi’ », a-t-il assuré aux enquêteurs.

C’est à ce moment qu’il dit s’être avancé vers elle, dans l’espace resserré entre le frigo et le bar de la cuisine. Une ultime provocation aurait alors précipité le geste fatal.

« J’ai vrillé (…) Elle m’a dit : ‘Maintenant, je n’ai plus rien à perdre, je peux te l’avouer, j’en ai trouvé un qui me fait mieux l’amour que toi’ », a-t-il révélé devant la magistrate.

« Je voulais qu’elle se taise »

Cette phrase, selon les mots mêmes de Cédric Jubillar, aurait agi comme un déclencheur immédiat. « Je voulais qu’elle se taise, je l’ai attrapée par le cou et j’ai serré », a-t-il expliqué à la justice.

Il affirme avoir supplié Delphine pendant qu’il l’étranglait : « Je lui disais : ‘Tais-toi, tais-toi, je t’en supplie, tais-toi.’ Je voulais que ça s’arrête, qu’elle se taise, je n’en pouvais plus. »

Ce passage aux aveux, cinq ans après les faits, rappelle d’autres dossiers criminels où la vérité n’a émergé qu’après de longues années de mensonges, comme dans l’affaire Jonathann Daval, autre dossier conjugal qui avait tenu la France en haleine.

Couloir du tribunal de Toulouse où Jubillar a avoué

Le regard qu’il n’a pas voulu croiser

Le détail le plus troublant du témoignage concerne peut-être ce moment précis où Delphine, selon lui, a cessé de résister. Cédric Jubillar confie avoir délibérément évité de la regarder pendant qu’il serrait.

« Quand je faisais ça, elle était en face de moi, je me souviens que je regardais mes pieds car je ne voulais pas croiser son regard », a-t-il déclaré. Un aveu glaçant sur l’état de conscience qu’il dit avoir eu pendant l’acte.

« Elle est tombée inerte. Je me souviens aussi que je serrais, je répétais en boucle, 30, 40, 50 fois, je ne sais pas, ‘tais-toi’ », a-t-il ajouté, selon le procès-verbal consulté par Le Parisien.

Ce que ce récit change pour la suite du dossier

Ces déclarations, obtenues plus de cinq ans après la disparition de Delphine Jubillar, ne sont pas anodines pour la suite judiciaire. Elles pourraient constituer l’ossature centrale de son procès en appel, renvoyé au premier semestre 2027.

Le récit détaillé de la dispute, les insultes échangées, la position exacte des corps dans la cuisine : chaque élément sera passé au crible par l’accusation comme par la défense.

Reste une question que l’enquête devra encore éclaircir : que s’est-il passé après, quand le corps de Delphine a dû être dissimulé et transporté loin du domicile familial ?

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