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Affaire Cédric Prizzon : l’ex-policier aurait forcé son fils de 12 ans à porter les corps de sa mère et de sa belle-mère

Publié par Cassandre le 17 Sep 2026 à 11:34
Chaussures d'enfant abandonnées près d'une clôture de jardin

L’affaire Cédric Prizzon continue de dévoiler des détails glaçants. L’ancien policier français de 42 ans a déjà avoué avoir tué son ex-compagne et sa compagne actuelle au Portugal en mars dernier. Mais un nouvel élément, rapporté par un média portugais, vient encore alourdir un dossier déjà terrible : le rôle joué par son fils de 12 ans, présent sur les lieux du double meurtre.

Un fils témoin, puis complice forcé selon l’enquête

Jusqu’ici, les enquêteurs pensaient connaître les contours de l’implication de l’enfant. Selon les premiers éléments relayés, l’adolescent de 12 ans aurait été présent au moment où son père, Cédric Prizzon, a tué sa mère, Audrey Cavalié, 40 ans, et sa belle-mère, Angela Logobien, 26 ans.

La version initiale évoquait un enfant contraint de faire le guet pendant que son père enterrait les deux corps dans le jardin. Une situation déjà insoutenable pour un mineur, qui faisait déjà froid dans le dos et rappelait à quel point certains faits divers dépassent l’entendement, comme d’autres affaires françaises qui continuent de marquer l’opinion des années après. Mais la réalité, révélée ce jeudi, serait bien plus sordide encore.

Ce type d’enquête met souvent du temps à révéler l’ensemble des circonstances, notamment quand les faits se sont déroulés à l’étranger, ce qui complique la coordination entre les différentes polices concernées.

Ce que révèle le média portugais Jornal de Notícias

Selon le Jornal de Notícias, quotidien portugais qui a eu accès à des éléments de l’enquête, Cédric Prizzon aurait forcé son fils à faire bien plus que surveiller les alentours. L’enfant aurait été obligé d’aider physiquement son père à transporter les corps de sa mère et de sa belle-mère jusqu’aux deux tombes que l’ancien policier venait de creuser.

Un geste d’une violence psychologique difficile à mesurer pour un enfant de cet âge, contraint de manipuler les corps des deux femmes qui l’élevaient. Cette révélation transforme le profil de l’affaire, déjà scrutée en France comme au Portugal, et interroge sur l’ampleur de l’emprise exercée par le père sur son fils pendant ces heures dramatiques.

Les autorités portugaises, qui mènent l’enquête sur le sol où les faits se sont déroulés, n’ont pas encore détaillé publiquement l’ensemble des circonstances entourant cette inhumation clandestine. Les investigations se poursuivent pour établir précisément la chronologie de cette nuit tragique et le degré exact de contrainte exercé sur le mineur.

Homme anonyme assis, visage marqué par la culpabilité

Un enfant marqué à vie par une scène irréelle

Au-delà du double meurtre lui-même, c’est cette dimension qui bouleverse : un enfant de 12 ans transformé, en quelques heures, en témoin puis en acteur contraint d’un enterrement clandestin orchestré par son propre père. Les psychologues spécialisés dans les traumatismes infantiles rappellent qu’une telle exposition peut laisser des séquelles profondes et durables, bien au-delà du simple choc initial.

L’affaire Cédric Prizzon illustre aussi la difficulté, pour la justice, de traiter des crimes commis à l’étranger par des ressortissants français. La coopération judiciaire franco-portugaise devra désormais intégrer ce nouvel élément dans la construction du dossier pénal, alors que l’ancien policier a déjà reconnu les meurtres.

Ce type de récit, aussi difficile soit-il à lire, rappelle que certains faits divers révèlent des zones d’ombre longtemps après les premières annonces officielles. Pour suivre l’évolution de ce dossier et d’autres enquêtes sensibles, il reste possible de suivre les sources spécialisées qui couvrent l’actualité judiciaire au quotidien.

Le sort du fils de Cédric Prizzon, désormais pris en charge, occupe une place centrale dans la suite de la procédure. Les prochains éléments de l’enquête portugaise devraient préciser le degré de contrainte exact exercé sur l’enfant durant cette nuit qui a bouleversé deux familles.

Difficile d’imaginer pire scénario pour un enfant que celui de porter, littéralement, le poids de la tragédie familiale. Cette affaire continue de soulever une question glaçante : combien d’autres détails restent encore à découvrir dans ce dossier ?

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