Il retrouve son chat mort grâce à un traceur GPS, deux balles de plomb dans le crâne

Un petit boîtier accroché au collier, une application sur le téléphone, et la promesse de toujours savoir où traîne son chat. C’est exactement pour ça que le propriétaire de George avait équipé son animal d’un traceur GPS. Sauf que le 30 juin 2026, ce gadget rassurant l’a mené droit vers un cauchemar, près d’une maison abandonnée de Romainville, en Seine-Saint-Denis.
Un traceur GPS qui devait rassurer, pas alerter
À la base, l’histoire est banale. Des milliers de propriétaires de chats installent aujourd’hui un traceur GPS sur le collier de leur animal, histoire de le retrouver s’il s’aventure trop loin ou tarde à rentrer. C’est une habitude de plus en plus répandue chez les maîtres de félins, surtout en zone urbaine où la circulation et les dangers extérieurs inquiètent.
Ce jour-là, le propriétaire de George remarque que son chat ne bouge plus depuis un moment sur l’application. Le point GPS reste figé à quelques mètres d’une petite maison désaffectée du secteur. Il s’y rend, sans savoir ce qu’il va découvrir.
Sur place, aucune trace de vie. Juste un sac plastique, dissimulé, contenant le corps sans vie de son animal. Ce genre de découverte macabre laisse rarement indemne, mais l’homme va vite comprendre que la mort de George n’a rien d’un accident.
Quatre projectiles retrouvés dans le corps du chat
Le lendemain, le 1er juillet 2026, un vétérinaire examine la dépouille de George et constate officiellement le décès. Mais c’est l’examen radiographique qui révèle l’horreur : au moins quatre petits corps étrangers logés dans le corps de l’animal, dont deux directement dans le crâne.
Le rapport vétérinaire est sans ambiguïté. Ces corps étrangers sont « probablement des billes de plomb qui auraient été tirées avec une arme ». Cette hypothèse est renforcée par un détail clinique précis : plusieurs orifices de taille similaire sont visibles sur le corps du chat, dont deux au niveau de la tête.
Autrement dit, George n’est pas mort de maladie, ni renversé par une voiture. Il a été visé, probablement à plusieurs reprises, par quelqu’un armé d’un fusil ou d’un pistolet à plombs. Un acte de violence délibérée contre un animal domestique, dans un secteur résidentiel de Romainville.

Une plainte déposée et des associations mobilisées
Face à cette découverte, le propriétaire de George a immédiatement déposé plainte. Les autorités locales doivent désormais identifier l’auteur de ces tirs, dans une zone où plusieurs habitations et une maison abandonnée cohabitent, ce qui pourrait compliquer l’enquête.
Des associations de protection animale ont fait savoir qu’elles comptaient se constituer partie civile dans cette affaire. Leur objectif : que la maltraitance animale, encore trop souvent classée sans suite faute de preuves, soit ici traitée avec la rigueur qu’elle mérite. Le rapport vétérinaire, précis et détaillé, constitue justement un élément à charge difficile à ignorer.
En France, tirer sur un animal domestique avec une arme constitue une infraction pénale, indépendamment du fait que l’animal appartienne ou non à quelqu’un. La présence de quatre impacts, dont deux crâniens, écarte d’ailleurs toute hypothèse d’accident ou de tir isolé mal maîtrisé : il s’agit bien d’un acharnement.
Cette affaire relance aussi le débat sur l’utilité des traceurs GPS pour animaux, qui permettent parfois de retrouver un corps plutôt qu’un chat vivant, mais offrent au moins aux propriétaires une réponse à l’angoisse de la disparition. Sans ce boîtier, George aurait probablement été porté disparu sans que personne ne sache jamais ce qui lui était arrivé.
Un chat mort, un traceur qui n’a rien pu empêcher, mais qui a permis de mettre des mots sur un silence. À Romainville, l’enquête devra désormais retrouver celui qui a visé George. Combien d’autres animaux, sans collier connecté, disparaissent chaque année sans jamais être retrouvés ?