« Il l’a assassiné de manière violente » : ce chirurgien esthétique reconnu coupable du meurtre de son avocat

Un avocat entre dans les toilettes de son propre cabinet et n’en ressort jamais. Pendant des mois, sa disparition reste un mystère glaçant pour ses proches et la police. Mais les caméras de vidéosurveillance, elles, n’ont rien oublié : elles ont capté le visage de l’homme qui allait tout faire basculer.
Un avocat disparu dans son propre cabinet
Au printemps 2023, l’avocat Stephen Cozzi pénètre dans les toilettes de son cabinet, en Floride. Il n’en ressortira jamais. Ni corps, ni trace visible, ni explication immédiate : sa disparition plonge son entourage dans l’angoisse.
Selon le média People, l’enquête se tourne rapidement vers un client mécontent, Tomasz Kosowski, chirurgien esthétique installé dans l’État. Un différend professionnel, en apparence anodin, va s’avérer être le point de départ d’un engrenage judiciaire particulièrement lourd.
Le chirurgien avait déjà porté plainte contre le cabinet de Stephen Cozzi, accusant l’équipe d’erreurs de facturation. Une affaire de dossiers qui, selon les enquêteurs, aurait fini par tourner à l’obsession pure, jusqu’à basculer dans le pire des scénarios, comme dans d’autres affaires criminelles marquées par une lente escalade.
Le verdict tombe : coupable de meurtre
Ce mercredi 23 septembre, la justice a tranché. Le circuit du comté de Pinellas a reconnu Tomasz Kosowski coupable du meurtre de Stephen Cozzi, un verdict qui l’expose désormais à la peine de mort.
Le procureur adjoint Nathan Vonderheide n’a pas mâché ses mots durant le procès : « L’ensemble des preuves dans cette affaire démontre qu’il était obsédé, qu’il s’est préparé, qu’il avait un plan, qu’il a mis ce plan à exécution et qu’il l’a assassiné. » Une déclaration qui résume l’ampleur de la préméditation retenue contre l’accusé.
Il a ajouté : « Cet homme a assassiné Stephen Cozzi et il l’a assassiné de manière violente, laissant son sang à de nombreux endroits. » Les enquêteurs affirment que le chirurgien aurait ensuite transporté le corps hors du bâtiment avant de s’en débarrasser dans une benne à ordures, un mode opératoire qui rappelle certaines affaires où les proches découvrent la vérité bien après les faits.

Les indices qui l’ont trahi
Les images de vidéosurveillance ont joué un rôle décisif dans ce dossier. On y voit Tomasz Kosowski entrer dans le cabinet le jour de la disparition, puis en ressortir avec un chariot qu’il avait apporté lui-même jusqu’à son pick-up Toyota Tundra, un détail que même une enquête criminelle internationale n’aurait pas mieux mis en lumière.
Une empreinte digitale retrouvée dans la salle de repos de l’immeuble, un espace normalement inaccessible au public, vient corroborer les images. Elle place directement le chirurgien sur les lieux, à l’endroit précis où le drame se serait joué.
Mais l’élément le plus troublant reste antérieur au meurtre lui-même. Quelques semaines avant sa disparition, Stephen Cozzi aurait été harcelé par Tomasz Kosowski, qui se serait rendu à plusieurs reprises devant son domicile et son cabinet.
Son compagnon a expliqué avoir acheté du spray au poivre pour l’avocat et l’avoir poussé à engager des agents de sécurité, comme le rapportait déjà l’enquête révélée peu avant le procès.
Ce climat de peur, documenté avant même la disparition, a fini par convaincre les jurés de la préméditation, quelques mois seulement après une autre disparition inquiétante liée à l’affaire Dupont de Ligonnès.
Un litige de facturation, un harcèlement ignoré, et un homme qui savait déjà, avant même d’entrer dans ces toilettes, ce qui allait s’y jouer. L’histoire de Stephen Cozzi rappelle une évidence glaçante : les signaux d’alerte existent souvent bien avant le pire. Reste à savoir si la justice américaine confirmera la peine de mort réclamée contre le chirurgien.