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« Follow the Yellow Brick Road » : cette mère chantait le Magicien d’Oz après la mort de son fils de 2 ans

Publié par Cassandre le 16 Sep 2026 à 16:29
Femme anonyme assise seule dans une salle d'interrogatoire sombre

Un drame familial dans une banlieue tranquille de Chicago, une mère qui refuse de répondre aux enquêteurs, et un geste que personne n’avait vu venir. Corie Walsh, 40 ans, est accusée d’avoir tué son fils de 2 ans dans des circonstances qui glacent le sang. Face à la police, elle n’a pas parlé. Elle a chanté. Ce que révèlent les documents judiciaires dépasse l’entendement.

Un drame découvert par ses propres enfants

Le drame se joue le 1ᵉʳ septembre à Frankfort, une commune paisible située à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Chicago. Ce jour-là, les deux enfants scolarisés de la famille découvrent leur petit frère Barrett Walsh, une corde autour du cou, les pieds ne touchant plus le sol. Terrifiés, ils courent alerter un voisin.

Ce voisin appelle les secours et tente une réanimation cardio-pulmonaire, en vain : l’enfant, surnommé « Bear » par ses proches, n’a plus de pouls et son corps est déjà froid. Il est déclaré mort sur place, selon les documents judiciaires consultés par The Sun. Ce type de tragédie rappelle d’autres affaires tout aussi glaçantes, comme celle de Carpentras, où deux frères avaient été retrouvés sans vie.

L’autopsie confirmera que le petit garçon est mort par « asphyxie due à la compression du cou par un lien », toujours selon ces documents. Depuis, une procédure judiciaire a été engagée contre sa mère, dans un dossier dont la gravité rappelle celui, très médiatisé, des quatre plaintes déposées contre Adriana Karembeu.

Elle chantait « Le Magicien d’Oz » pendant l’interrogatoire

Selon les enquêteurs, au lieu de répondre aux questions sur la mort de son fils, Corie Walsh se serait mise à entonner « Follow the Yellow Brick Road », l’air emblématique du Magicien d’Oz. Entre deux couplets, elle aurait confessé le geste, affirmant que son fils était « l’antéchrist » et « le diable », d’après les procureurs.

Quand la police est arrivée sur les lieux, la mère de famille était retrouvée habillée, immergée dans une baignoire remplie d’eau ensanglantée. Elle aurait tenté de mettre fin à ses jours en se tailladant les poignets et les cuisses. Elle croyait alors avoir tué ses quatre enfants, dont un bébé de 8 mois retrouvé livré à lui-même dans la maison.

Elle aurait aussi évoqué son intention d’« empoisonner » son mari avec une boisson, alors qu’elle disposait de plusieurs ordonnances au moment des faits, selon les documents judiciaires. Cette trahison familiale évoque d’autres affaires où la confiance a volé en éclats, comme ce détournement de carte bancaire familiale qui avait tourné au scandale.

Maison de banlieue américaine avec ruban de police au crépuscule

L’ombre de Lindsay Clancy plane sur toute l’affaire

D’après un avertissement tout aussi glaçant que le reste du dossier, quelques heures avant le drame, Corie Walsh avait envoyé à des amis des textos « confus » et « hors de son caractère » à propos du procès de Lindsay Clancy. Elle y affirmait croire que le mari de cette dernière avait tué les enfants, pas la mère.

Les procureurs affirment que Walsh était fascinée par Clancy, dont le procès très suivi a captivé l’Amérique : la défense y plaidait l’irresponsabilité pénale liée à une psychose post-partum après la strangulation de ses trois enfants. « C’était un homicide involontaire, je panique vraiment », aurait écrit Walsh à une amie le 1ᵉʳ septembre, alors que le jury délibérait encore dans l’affaire Clancy.

La défense de Walsh évoque une « maladie mentale sévère » et un « épisode psychotique », un argumentaire qui rappelle celui utilisé pour Clancy, procès qui s’était soldé par un jury dans l’impasse. Son avocat, Robert Kerr, réfute toutefois l’idée d’une « copie » de l’affaire Clancy, qualifiant l’accusation de « nauséabonde » devant le tribunal du comté de Will.

Malgré les demandes de la défense pour un placement en soins « immédiat », le juge a ordonné son maintien en détention, la jugeant dangereuse pour ses trois autres enfants et son mari. Ce dernier, absent de l’État au moment des faits, continue de lui apporter un soutien « inébranlable », selon son avocat. Une audience préliminaire est prévue pour le 24 septembre.

Une chanson d’enfance, une obsession macabre, un procès qui hante encore les esprits : cette affaire illinoise ressemble à un miroir glaçant tendu à celui de Lindsay Clancy. Reste une question qui plane sur tout le dossier : jusqu’où la fascination pour un fait divers peut-elle pousser un esprit déjà fragile ?

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