Incendie de Crans-Montana : l’identité de l’homme qui a bloqué la sortie de secours enfin révélée

Huit mois après le drame du Nouvel An, l’enquête sur l’incendie du Constellation à Crans-Montana vient de connaître un tournant. Une question hantait les enquêteurs depuis le début : qui avait placé cette chaise devant la sortie de secours, la veille du sinistre ? Des images de vidéosurveillance viennent enfin d’apporter une réponse que personne n’attendait.
Un incendie qui a choqué toute la Suisse
Dans la nuit du 31 décembre, alors que les clients fêtaient l’arrivée de 2026, un incendie s’est déclaré dans le sous-sol du bar Constellation. Le bilan reste l’un des plus lourds jamais enregistrés dans un établissement de nuit en Suisse : 41 morts et 115 blessés.
L’origine du feu a été identifiée assez vite. Une mousse phonique s’est embrasée au contact de bougies étincelles, provoquant une propagation extrêmement rapide des flammes. Un scénario qui rappelle, par sa brutalité, d’autres évacuations d’urgence chaotiques où les secondes comptent double.
Dans la panique, les clients ont tenté de rejoindre la sortie principale. Une autre issue existait pourtant au sous-sol, censée offrir une échappatoire supplémentaire en cas de situation d’urgence. Mais cette porte s’est révélée inaccessible au pire des moments.
La chaise et l’homme enfin identifié
C’est justement cette sortie de secours qui obsède aujourd’hui les enquêteurs. Une simple chaise de bar était posée juste devant, empêchant physiquement son ouverture au moment de l’incendie. Pendant huit mois, impossible de savoir qui avait installé cet obstacle fatal.
D’après les révélations du média suisse 24 heures, relayées par Femme Actuelle, de nouvelles images de vidéosurveillance changent tout. La séquence, datée du 30 décembre 2025, montre un homme déposer lui-même la chaise devant la porte, quelques heures avant le drame.
Un témoignage a ensuite permis de l’identifier formellement. L’homme serait un proche d’un agent d’entretien du Constellation, venu le remplacer ce soir-là. C’est justement cet employé habituel qui aurait reconnu son ami sur les images, en visionnant les enregistrements de surveillance.

Un geste anodin aux conséquences terribles
Rien ne permet à ce stade d’affirmer que cet homme savait que son geste pouvait bloquer l’évacuation. L’agent d’entretien habituel a d’ailleurs expliqué qu’il n’avait jamais remarqué cet obstacle au cours de ses années passées dans l’établissement. Un détail troublant qui interroge sur les négligences accumulées avant le drame.
Cette chaise n’est pourtant pas le seul accès qui pose question aux enquêteurs. Une autre porte, située à l’étage, avait elle aussi été verrouillée peu avant le départ du feu. Plusieurs victimes ont été retrouvées à proximité, laissant penser qu’elles avaient cherché à s’y échapper. Il s’agissait toutefois d’une entrée de service, et non d’une véritable sortie de secours.
L’affaire prend par ailleurs de l’ampleur sur le plan judiciaire. Une 17e personne a récemment été mise en cause : une ancienne conseillère communale chargée des Constructions à Crans-Montana entre 2017 et 2024. Son statut a basculé lors de son audition du 28 août 2026, passant de simple témoin à prévenue, notamment interrogée sur certains aménagements réalisés dans l’établissement.
Une chaise, deux portes verrouillées, dix-sept mis en cause : l’enquête du Constellation ressemble de plus en plus à un puzzle où chaque détail compte. Reste désormais à comprendre pourquoi personne, avant cette nuit tragique, n’avait jugé bon de déplacer cet obstacle.