Ce couple de jeunes mariés britanniques meurt dans le crash de leur hélicoptère en Grèce

Ils venaient tout juste de se dire oui. Direction les plages de sable blanc des Cyclades pour leur voyage de noces.
Alexander Cromie et Marie Ebert, la trentaine, vivaient à Londres. Leur histoire s’est arrêtée net lundi soir, sur l’île grecque de Sifnos.
Leur hélicoptère privé s’est écrasé en flammes à quelques mètres d’un héliport, sous le regard impuissant des habitants du coin.
Les dernières secondes captées par une caméra de surveillance
Les images existent, et elles sont glaçantes. On y voit un Bell 206 tourner sur lui-même dans le ciel, de manière totalement erratique.
L’appareil perd de l’altitude en quelques secondes à peine, avant de percuter le sol dans le secteur de Tholos. Un embrasement immédiat suit l’impact.
Le pilote avait décollé de la région de Markopoulo. Il avait prévenu les services compétents de son intention d’atterrir, raconte le quotidien athénien Ta Nea.
Puis plus rien. Un silence radio que personne n’a su expliquer avant le drame.
Des riverains proches de l’héliport ont entendu un bruit inhabituel juste avant le crash. Un détail qui va prendre tout son sens un peu plus loin dans cette histoire.
Un pilote expérimenté, une carrière militaire derrière lui

Giorgos Raikos, 55 ans, n’était pas un débutant. Officier retraité de l’armée de l’air grecque, il avait piloté des Chinook militaires pendant des années, selon des sources locales.
Marié, père de trois enfants, il n’avait rejoint la compagnie de taxis aériens que deux mois plus tôt. Un CV solide, une expérience réelle, qui rend la suite d’autant plus troublante.
Le couple avait loué cet hélicoptère pour rallier Athènes à Sifnos, histoire de démarrer leur lune de miel en beauté. L’appareil s’est écrasé vers 18h heure locale, en phase d’approche du héliport.
Des débris ont été projetés dans les airs au moment du choc, visibles sur les images amateur qui circulent depuis.
« Une masse informe » : ce qu’ont découvert les premiers secours
Manolis Fountoulakis, maire adjoint de Sifnos, ne cache pas son émotion face aux médias grecs. Ses mots donnent une idée de la violence du choc.
« Il ne restait rien, une masse informe, à l’intérieur de laquelle devaient se trouver les deux corps carbonisés », a-t-il confié au site NewsIT.
Il évoque aussi une défaillance mécanique en vol. « Les habitants disent qu’il a fait un bruit fort et étrange, comme un avion militaire », précise-t-il.
Deux corps ont été retrouvés sur place, un troisième à quelques mètres du foyer de l’incendie. L’alerte a été donnée à 18h17, selon le média Proto Thema.
Deux pompiers et un camion ont été dépêchés en urgence pour combattre les flammes. Une équipe de secours est aussi arrivée par bateau rapide, opéré par les pompiers.
Malgré la rapidité de l’intervention, rien n’a pu être fait pour les trois occupants de l’appareil.
Sifnos, petit bijou des Cyclades habitué au calme

L’île compte moins de 1 000 habitants à l’année. Ses plages de sable et son monastère blanc de Chrysopigi en font une destination prisée l’été, loin de l’agitation de Mykonos ou Santorin.
Un cadre paisible, à l’opposé du chaos qui a frappé ce lundi soir. Aucune habitation n’a été touchée par le crash et aucune autre victime n’est à déplorer.
La maire de l’île, Maria Nadali, a réagi auprès de la presse locale : « C’est un événement choquant. Nous sommes sous le choc et nous essayons de gérer, avec les services compétents, les conséquences de cet incident près de l’héliport. »
L’Organisation nationale d’enquête sur les accidents aériens et ferroviaires a ouvert une investigation, confirme le ministère grec des Transports. Reste à comprendre ce qui a réellement provoqué cette défaillance mécanique.
Le Foreign Office en contact avec les autorités grecques
Côté britannique, le Foreign Office confirme être en lien avec les autorités locales pour obtenir davantage d’informations. Un soutien consulaire a été proposé aux proches des victimes.
Ce drame intervient à peine deux semaines après un autre accident d’hélicoptère mortel en Grèce. Le 2 août, un pompier grec et un pilote danois avaient perdu la vie dans une collision en plein vol au-dessus d’Attique, alors qu’ils luttaient contre des feux de forêt.
Un pilote britannique, Andrew Hutchinson, 48 ans, avait alors survécu « miraculeusement » à cette collision, tout comme un coordinateur grec présent à bord.
Deux accidents, deux mois, un même ciel grec endeuillé. La saison estivale 2026 restera marquée par ces tragédies aériennes à répétition.