Ossements retrouvés dans le Tarn : l’ADN confirme en 48 heures qu’il s’agit de Delphine Jubillar
Cinq ans que la France entière se pose la même question : qu’est-il arrivé à Delphine Jubillar ? Jeudi, des ossements ont été découverts dans le Tarn, à une quinzaine de kilomètres de Cagnac-les-Mines. En quelques heures à peine, la réponse est tombée, glaçante de rapidité et de certitude.

Une découverte qui relance tout dans le Tarn
Tout est parti d’une opération de fouilles menée près de Mailhoc, dans le Tarn, jeudi dernier. Les enquêteurs y ont mis au jour des restes humains, dans un secteur situé à une quinzaine de kilomètres seulement de Cagnac-les-Mines, la commune où vivait Delphine Jubillar avant sa disparition. Depuis la nuit du 15 au 16 décembre 2020, cette infirmière de 33 ans reste introuvable, et son dossier n’a cessé de nourrir les hypothèses les plus contradictoires.
Ce genre de découverte, dans une affaire aussi médiatisée, déclenche immédiatement une course contre la montre scientifique. Les restes ont été transportés vendredi matin vers l’un des laboratoires les plus pointus de France, loin du Tarn, pour y être passés au crible. Un protocole d’urgence, digne des technologies de pointe qu’on imagine réservées aux séries policières.
L’IRCGN tranche en un temps record
C’est l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), basé à Pontoise dans le Val-d’Oise, qui a été chargé d’examiner ces ossements. Un institut habitué aux dossiers les plus sensibles, où chaque prélèvement peut faire basculer une enquête. Selon les informations révélées par BFM TV, il aura fallu moins de 48 heures aux experts pour obtenir un résultat exploitable.
L’ADN prélevé sur les restes a été isolé, puis comparé méthodiquement à celui de Delphine Jubillar. Verdict sans appel : la correspondance est confirmée. Les ossements retrouvés jeudi à Mailhoc sont bel et bien ceux de l’infirmière disparue il y a cinq ans. Une nouvelle qui, à défaut d’apaiser, referme enfin une partie du mystère qui plane sur cette affaire depuis son origine.

Une question reste sans réponse
Reste maintenant l’inconnue la plus lourde de toutes : celle des circonstances exactes du drame. À cette heure, les causes de la mort de Delphine Jubillar n’ont toujours pas pu être déterminées par les experts. L’état des ossements, retrouvés cinq ans après les faits, complique considérablement le travail des médecins légistes.
Cette confirmation ADN relance donc l’enquête sans pour autant la clore. Les gendarmes vont désormais devoir exploiter chaque indice trouvé sur le site des fouilles, dans ce secteur du Tarn resté longtemps hors du champ des recherches. Le lieu de la découverte, à quelques kilomètres seulement du domicile de la famille, interroge tout autant que les résultats scientifiques eux-mêmes.
Pour les proches de Delphine Jubillar, cette annonce marque une étape terrible mais nécessaire. Elle met fin à cinq années d’incertitude sur le sort de l’infirmière, sans pour autant offrir de réponse sur ce qui s’est réellement passé cette nuit de décembre 2020.
Cinq ans d’attente, 48 heures de certitude scientifique : l’ADN a parlé, mais le silence sur les causes de la mort, lui, résiste encore. L’enquête continue, et avec elle, l’espoir de comprendre ce qui s’est vraiment joué cette nuit-là.