Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Faits divers

« Est-ce que je peux décaler l’appel à demain ? » : le dernier message glaçant d’une mère avant l’impensable

Publié par Cassandre le 09 Août 2026 à 15:31
« Est-ce que je peux décaler l'appel à demain ? » : le dernier message glaçant d'une mère avant l'impensable

Un père qui prépare le retour de ses enfants pour l’été. Une mère qui répond, tranquillement, que « les enfants ont une petite gastro ». Rien d’alarmant, en apparence. Sauf que ce message anodin cachait l’horreur absolue.

Un père qui préparait leurs retrouvailles après sept ans

Brady Harmon n’avait pas vu ses quatre enfants en personne depuis 2019. À cause d’un conflit de garde, cet été devait enfin marquer leurs retrouvailles, les premières depuis sept longues années. Il avait tout organisé : billets d’avion, activités, dossiers médicaux de ses enfants.

Il pensait préparer un été de bonheur. En réalité, il échangeait des messages avec une femme qui, selon la police, planifiait déjà la mort de leurs quatre enfants. Une situation qui rappelle à quel point les liens familiaux peuvent parfois masquer des drames insoupçonnés.

Amy Steadman, 64 ans, et sa fille Sarah Myers, 44 ans, ont été retrouvées mortes en juin dans un appartement de New York, aux côtés des quatre enfants : Harper, 13 ans, Hudson, 11 ans, et les jumeaux Gavin et Gracelynn, 10 ans. Une note manuscrite et de nombreux médicaments ont immédiatement orienté l’enquête vers un meurtre-suicide, comme le rapportait le dossier judiciaire constitué depuis.

Le message qui cachait l’impensable

Selon la police de Mechanicville, les deux femmes ont échangé des messages le 5 juin pour organiser les meurtres. Cinq jours plus tard, elles auraient mis leur plan à exécution. C’est précisément à ce moment que Brady Harmon a reçu le dernier texto de son ex-femme.

« Les enfants ont une petite gastro, ils vomissent un peu, est-ce que tu peux décaler ton appel vidéo à demain 16h heure de chez toi s’il te plaît », écrivait-elle. Un message d’une banalité désarmante, qui ressemble à ceux que des millions de parents séparés s’échangent chaque semaine.

Le chef de la police Bill Rabbitt a confirmé cette semaine que Sarah Myers aurait instruit sa mère sur l’horaire précis d’administration des médicaments, entre 10h30 et midi, pour que « tout soit terminé » avant l’appel prévu à 18h avec le père. Un plan méthodique, glaçant dans sa froideur, qui laisse peu de place au doute sur la préméditation.

Un homme qui envoyait des messages dans le vide

Brady Harmon a fini par rendre publics tous ses échanges avec son ex-femme, du 31 mai au 11 juin. « J’ai réfléchi longtemps avant de les partager », a-t-il expliqué. « Je les publie parce qu’ils montrent ce qu’on me disait pendant que je préparais l’été de mes enfants avec moi. »

Chambre d'enfants vide avec lits superposés défaits

Le détail le plus insoutenable de l’enquête

Ce qui rend cette histoire encore plus insupportable, c’est la suite. Après ce dernier message, les appels vidéo et textos de Brady sont restés sans réponse. Pendant près de deux semaines, avant que les corps ne soient découverts.

« Mes enfants n’étaient pas des pions à sacrifier quand le contrôle m’échappait », a écrit le père dévasté. « C’étaient quatre êtres humains magnifiques, avec des personnalités, des rêves, des peurs, des rires, et toute une famille prête à les aimer. »

L’enquête a également révélé que Sarah Myers avait recherché en ligne quel était l’endroit le plus mortel pour poignarder quelqu’un. Le petit Gavin, 10 ans, aurait été poignardé à plusieurs reprises. Les autorités ont officiellement classé ce drame comme quatre homicides et deux suicides, l’un des dossiers les plus glaçants traités par les forces de l’ordre américaines ces derniers mois, aussi troublant que certains faits divers récents qui ont marqué l’actualité.

Ce que ce père a vécu illustre une réalité terrifiante : un message parfaitement ordinaire peut, sans qu’on le sache, dissimuler l’irréparable. Si vous traversez une période difficile, n’hésitez pas à contacter Harmless ou une ligne d’écoute anonyme près de chez vous. Comment continuer à faire confiance aux mots, quand ils peuvent mentir aussi bien ?

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *