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Disparition de Lyhanna, 11 ans : « La tristesse et la colère ne sauraient être exprimées », les mots glaçants de ses parents

Publié par Cassandre le 05 Juin 2026 à 10:43
lyhanna

Depuis le 29 mai, la France retenait son souffle. Lyhanna, 11 ans, avait disparu à la sortie de son collège de Fleurance, dans le Gers. Jeudi 4 juin, la découverte d’un corps d’enfant à plusieurs kilomètres du lieu de sa disparition a fait basculer l’affaire dans l’horreur. Ses parents ont alors choisi de briser le silence — et leurs mots résonnent comme un cri sourd.

Une semaine de recherches intenses avant la découverte macabre

Tout commence un jeudi après-midi de fin mai. Lyhanna quitte son collège de Fleurance, petite commune du Gers d’environ 6 000 habitants. Elle ne rentre jamais chez elle. L’alerte est donnée dans les heures qui suivent, et une mécanique d’urgence se met en place.

Gendarmes, enquêteurs, bénévoles : des dizaines de personnes ratissent la zone pendant près d’une semaine. Des battues sont organisées dans la campagne environnante. L’espoir de retrouver la fillette vivante s’amenuise jour après jour, et l’angoisse monte dans toute la région.

Puis vient le jeudi 4 juin 2026. Un corps d’enfant est retrouvé à plusieurs kilomètres du lieu de la disparition. Les vêtements portés par la victime correspondent à ceux que Lyhanna portait ce fameux jour. À ce stade, les autorités attendent encore les conclusions de l’autopsie pour confirmer formellement l’identité.

Mais pour les proches, le doute n’existe quasiment plus. La nouvelle se répand comme une onde de choc dans le Gers. Sur les réseaux sociaux, l’émotion est immense. Des centaines de messages affluent, mêlant tristesse et incompréhension face au sort réservé à cette enfant de 11 ans.

« La tristesse et la colère ne sauraient être exprimées » : le communiqué qui a bouleversé la France

Face à l’insoutenable, les parents de Lyhanna ont choisi de s’exprimer par l’intermédiaire de leur avocat, Me François Roujou de Boubée. Le communiqué est bref. Quelques lignes à peine. Mais chaque mot pèse une tonne.

« Dans l’attente de l’autopsie, le temps est maintenant au recueillement et au deuil », a-t-il d’abord déclaré. Puis cette phrase, qui résume à elle seule l’abîme dans lequel cette famille est plongée : « La tristesse et la colère des parents ne sauraient être exprimées. »

Pas de cri public, pas de mise en scène. Juste la nudité d’une douleur que les mots ne peuvent pas contenir. L’avocat a ensuite demandé le respect de la vie privée de la famille dans cette épreuve terrible.

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Ce communiqué a profondément touché ceux qui suivent l’affaire depuis le début. Sa retenue même rend la détresse encore plus palpable. On n’est pas dans l’excès ni dans la surenchère — on est dans le silence de ceux à qui on a tout arraché. Et ce silence-là, paradoxalement, dit plus que n’importe quel discours.

Ancien silo agricole abandonné dans la campagne française

Un silo isolé, un suspect qui connaissait les lieux : les zones d’ombre de l’enquête

Le lieu de la découverte intrigue autant qu’il inquiète. Le corps a été retrouvé dans un ancien silo agricole situé dans un secteur isolé de Fleurance, fermé depuis plusieurs années et quasiment déserté.

Interrogé sur BFMTV, Thierry Guilbert, agriculteur local ayant participé aux battues, connaît parfaitement cette zone. Selon lui, très peu de personnes empruntent encore les chemins qui y mènent. Il décrit un endroit discret, avec des accès distincts permettant de circuler sans attirer l’attention.

Un détail qui prend tout son sens quand on apprend, toujours selon BFMTV, que Jérôme Barella, principal suspect dans cette affaire, avait travaillé par le passé sur ce même site agricole. Il connaissait donc les lieux, leurs recoins, leurs angles morts.

Les enquêteurs s’emploient désormais à reconstituer le fil des événements. Comment la fillette a-t-elle été conduite jusqu’à cet endroit reculé ? Quel rôle exact le suspect a-t-il joué ? L’autopsie, attendue dans les prochains jours, devrait apporter des éléments cruciaux. En attendant, une communauté entière retient son souffle, entre deuil et quête de vérité.

Quelques mots d’un avocat, un silo oublié dans la campagne gersoise, et une famille à jamais brisée : l’affaire Lyhanna restera comme l’un des drames les plus marquants de cette année 2026. La justice, elle, ne fait que commencer son travail. Et c’est peut-être la seule chose à laquelle ses parents peuvent encore s’accrocher.

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