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Disparition de Lyhanna, 11 ans : sa mère révèle le calvaire enduré au collège avant l’enlèvement présumé

Publié par Cassandre le 02 Juin 2026 à 10:15
lyhanna

Une adolescente de 11 ans a disparu depuis plus de trois jours dans le Gers. Ses parents sont dévastés, mais ils refusent de se taire. Avant même l’enlèvement présumé, Lyhanna subissait un harcèlement scolaire que personne n’a voulu voir. Sa mère a décidé de tout raconter — et ce qu’elle décrit glace le sang.

Lyhanna, 11 ans, volatilisée à Fleurance : pourquoi la piste de la fugue a été écartée

Tout bascule le 29 mai. Lyhanna est aperçue pour la dernière fois dans le véhicule d’un homme de 41 ans, rapidement placé en garde à vue par les gendarmes du Gers. Depuis, plus rien. Pas un appel, pas un message, pas le moindre signe de vie.

Le parquet d’Auch a ouvert une enquête pour « enlèvement et séquestration de mineure de moins de 15 ans ». La procureure a été claire : « Elle n’a jamais fugué par le passé, nous n’avons aucun élément permettant d’orienter les investigations vers une disparition volontaire. » Une phrase qui a fait l’effet d’un coup de tonnerre pour les proches.

Les parents, eux, n’ont jamais douté. Ils sont persuadés qu’il s’agit d’un kidnapping. Le suspect, connu de la famille, nie toute implication. Mais comment expliquer la présence de l’enfant dans sa voiture ? C’est la question qui hante les enquêteurs depuis le premier jour.

« On a beau faire remonter, rien n’a été fait » : le harcèlement scolaire ignoré

Au micro de France 3 Occitanie, les parents de Lyhanna ont brisé le silence sur un autre drame. Celui du quotidien de leur fille au collège. « Des élèves la frappent, la volent… On a beau faire remonter ça à la directrice, rien n’a été fait », lâche la mère, la voix chargée de colère.

Des coups. Des vols. Des signalements restés lettre morte. Le tableau est glaçant. Pourtant, les parents précisent que ce harcèlement n’aurait aucun lien direct avec la disparition. « Quand c’était sérieux, elle nous en parlait, on faisait en sorte de faire le nécessaire », affirment-ils.

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Le journal intime de Lyhanna confirme cette version. Aucune trace de pensées suicidaires, aucune envie de fugue. Son père décrit une enfant « très joviale, toujours avec le sourire, qui parle beaucoup ». Une gamine qui jouait encore avec son petit frère la veille de sa disparition brutale. Alors où est-elle ?

Vue aérienne de la campagne gersoise avec zone de recherche

Garde à vue, battue géante et indices : ce que l’on sait sur les recherches dans le Gers

Les heures qui passent pèsent comme du plomb. Le 1er juin, la garde à vue de 48 heures du suspect arrivait à son terme. Deux options : un défèrement devant un juge d’instruction ou une remise en liberté. L’angoisse des parents est à son comble.

Sur le terrain, les moyens déployés sont considérables. Le colonel Philippe de Laforcade, commandant des gendarmes du Gers, a annoncé que le périmètre de recherche allait être « élargi et diversifié ». Les cours d’eau autour de Fleurance ont été fouillés. Une battue organisée dimanche avec les habitants a permis de collecter « un certain nombre d’objets, d’indices ».

Un appel à témoins a été diffusé par la gendarmerie. Chaque détail compte : un véhicule aperçu, un bruit inhabituel, un mouvement suspect. La mère de Lyhanna, elle, répète qu’elle « garde espoir ». Mais derrière ces mots, c’est une course contre la montre qui se joue.

Trois jours sans nouvelles d’une enfant de 11 ans. Un suspect qui nie. Des indices à analyser. Et une mère qui dénonce un système scolaire sourd aux cris d’alarme. L’affaire Lyhanna pourrait bien devenir un symbole de tout ce qui dysfonctionne quand les signaux d’alerte sont ignorés. Si vous avez la moindre information, contactez la gendarmerie du Gers — chaque minute compte.

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