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Elle entre au bloc pour sa cheville, elle en ressort avec quatre dents en moins : l’erreur qui glace une famille du Pas-de-Calais

Publié par Cassandre le 19 Juil 2026 à 18:52
Adolescente assise sur un lit d'hôpital, main sur la mâchoire

Elle devait juste se faire opérer de la cheville. Une intervention banale, prévue, sans surprise. Sauf que rien ne s’est passé comme prévu ce vendredi 10 juillet dans une clinique du Pas-de-Calais, et la suite ressemble à un scénario qu’on croirait sorti d’un mauvais film. Ce que cette adolescente de 17 ans a découvert en se réveillant du bloc opératoire dépasse l’entendement.

Une opération de la cheville qui vire au cauchemar

Tout commence comme une hospitalisation ordinaire à la clinique de la Côte d’Opale, à Saint-Martin-Boulogne. La jeune fille de 17 ans est admise pour se faire opérer de la cheville, rien de plus. Une intervention prévue, encadrée, censée durer le temps nécessaire à ce type de geste chirurgical courant.

Sauf que le déroulé du bloc opératoire prend une tournure totalement différente. D’après les informations recueillies par La Voix du Nord, la mère de la victime rapporte un fait troublant : le praticien qui a pris en charge sa fille ce jour-là était en réalité un chirurgien dentaire. Un détail qui, à lui seul, annonce déjà que quelque chose ne tourne pas rond dans cette histoire d’erreur médicale.

Ce genre de couac dans les protocoles hospitaliers reste rarissime, mais il arrive que des dysfonctionnements organisationnels provoquent des situations similaires, comme cette panne massive dans le Finistère qui avait plongé des dizaines de milliers de foyers dans le noir. Ici, c’est tout un système de vérification qui semble avoir été mis en défaut.

Quatre dents de sagesse en moins et une famille sous le choc

Le réveil est brutal. L’adolescente ouvre les yeux avec des cotons dans la bouche, sans comprendre ce qui vient de se produire. Elle vient bel et bien de se faire retirer ses quatre dents de sagesse, alors qu’elle n’avait jamais donné son consentement pour ce type d’intervention.

« Nous avons fait une erreur médicale », a fini par admettre le chirurgien, visiblement désolé selon les propos rapportés par la mère de famille. Mais l’excuse ne suffit pas à effacer le traumatisme. « Le chirurgien est revenu me voir pour répéter ses excuses, je lui ai dit que je voulais plus le voir », confie-t-elle, encore sous le choc de la situation.

Depuis cet épisode, l’adolescente « fait des angoisses, ne dort pas la nuit ». Un stress post-traumatique qui rappelle à quel point une simple erreur de bloc peut bouleverser durablement le quotidien d’une jeune patiente, un peu comme ces situations glaçantes où la confusion sème une véritable détresse psychologique chez les victimes.

Plateau chirurgical avec instruments dentaires et compresses

Un détail qui aurait pu tourner au drame

Au-delà de la confusion sur l’identité de la patiente, un point glace encore davantage le sang de la famille. La dose d’anesthésiant administrée à l’adolescente avait en réalité été « calibrée pour l’autre jeune fille qui devait se faire opérer » des dents de sagesse ce jour-là. Un mélange de dossiers qui aurait pu avoir des conséquences bien plus graves qu’une simple extraction non consentie.

« Les conséquences auraient pu être beaucoup plus graves », souligne la maman, encore incrédule face à l’enchaînement des événements. Elle confie avoir « l’impression que ce n’est pas réel », tant la situation semble improbable pour une intervention aussi encadrée qu’une opération en clinique.

Face à l’ampleur de l’affaire, la direction de l’établissement a réagi. « Il s’agit d’une situation exceptionnelle, profondément regrettable, et nous mesurons les conséquences qu’elle peut avoir pour elle et ses proches », a expliqué la clinique, contactée par France 3 Hauts-de-France. Une enquête interne a été ouverte pour établir les causes exactes de cette confusion de patientes.

La clinique a proposé à la famille un formulaire d’indemnisation. Elles l’ont refusé et ont préféré déposer plainte, refusant que cette erreur reste sans suite judiciaire.

Quatre dents en moins, une cheville toujours pas opérée, et une confiance dans le système de santé sérieusement écornée. L’enquête interne dira si d’autres failles se cachent derrière cette confusion de dossiers qui aurait pu virer au drame.

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