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Rennes : elle chute nue du 3e étage, poings ligotés, et accuse son compagnon de l’avoir jetée

Publié par Cassandre le 16 Juil 2026 à 13:21

Il est un peu plus de 10 heures ce mercredi matin quand les secours reçoivent l’appel. Au 49 square des Hautes-Chalais, à Rennes, à quelques centaines de mètres de la station de métro Henri Fréville, une femme gît au pied d’un immeuble de quatre étages. Ce que les pompiers découvrent sur place dépasse le simple accident domestique.

Immeuble rennais où la chute s'est produite

Une chute qui ne ressemble à aucune autre

Rennes : elle chute nue du 3e étage, poings ligotés, et accuse son compagnon de l'avoir jetée

La femme est allongée au sol, entièrement nue. Ses poings sont liés, un détail qui alerte immédiatement les secours sur la nature de ce qui vient de se produire.

Quelques minutes plus tôt, elle a chuté depuis la fenêtre de son appartement, situé au troisième étage de l’immeuble. Le SAMU la prend en charge en urgence absolue et la transporte au CHU de Rennes.

Malgré la violence de la chute, la jeune femme de 29 ans est consciente à l’arrivée des secours. Selon les informations d’Ouest France, ses jours ne sont pas en danger.

Ce qu’elle raconte aux enquêteurs

Une fois prise en charge, la victime livre sa version des faits. Elle affirme avoir été jetée du troisième étage par son compagnon, rapporte Ouest France.

Elle va plus loin encore dans ses déclarations. La jeune femme dit avoir été séquestrée avant les faits, un élément qui pourrait éclairer les circonstances ayant mené à cette chute.

Ces accusations, si elles se confirment, dessinent le scénario d’une agression préméditée plutôt que d’un simple accident domestique. Reste à savoir ce que l’enquête va confirmer.

Fenêtre d'appartement du 3e étage la nuit

Le compagnon interpellé dans la foulée

Les enquêteurs n’ont pas tardé à agir. Le compagnon de la victime a été interpellé peu après la découverte de la scène et placé en garde à vue.

C’est le procureur de la République de Rennes, Frédéric Teillet, qui a confirmé l’information à l’AFP, validant ainsi les révélations du quotidien Le Télégramme sur cette affaire.

Une enquête pour tentative de féminicide a officiellement été ouverte ce mercredi. Ce chef d’accusation, encore relativement récent dans le vocabulaire judiciaire français, vise à qualifier les violences conjugales ayant pour but de tuer la victime en raison de son genre.

Des poings ligotés qui pèsent lourd dans l’enquête

Ce détail des poings liés n’a rien d’anodin pour les enquêteurs. Il écarte d’emblée l’hypothèse d’une défenestration volontaire et oriente immédiatement les investigations vers une agression.

Ce type de scénario n’est malheureusement pas isolé. À Pantin, une jeune femme avait dû s’échapper par un balcon du 7e étage après avoir été séquestrée et violée, un cauchemar qui rappelle la brutalité de certaines situations d’emprise.

D’autres affaires récentes montrent à quel point la frontière entre séquestration et tentative de meurtre peut être ténue. Un couple de retraités avait ainsi été séquestré et forcé de transférer des sommes considérables en bitcoins sous la contrainte.

Police et secours devant l'immeuble à Rennes

Ce que dit le droit sur la tentative de féminicide

La qualification de tentative de féminicide reste rare dans les statistiques judiciaires françaises, même si le terme s’est imposé médiatiquement ces dernières années. Elle suppose que l’enquête établisse une intention de tuer, liée au genre de la victime.

Les investigations devront désormais déterminer précisément le déroulé des faits. Ont-ils eu lieu au sein du couple depuis longtemps, ou s’agit-il d’un déchaînement de violence isolé ? Les enquêteurs devront aussi établir si la séquestration alléguée par la victime a duré plusieurs heures ou s’est jouée en quelques minutes seulement.

D’autres affaires de violences conjugales ayant récemment fait l’actualité rappellent combien ces situations d’emprise peuvent rester invisibles de l’extérieur jusqu’au moment où tout bascule. Le témoignage d’une ex-compagne de Stéphane Plaza, évoquant la peur de mourir, en est un exemple glaçant parmi d’autres affaires médiatisées.

Une ville déjà marquée par plusieurs faits divers violents

Rennes a connu ces derniers mois plusieurs affaires qui ont fortement marqué l’opinion locale. La mort de Théo, 11 ans, étranglé sur les bords de la Vilaine pour du matériel de pêche, avait suscité une vive émotion dans la région.

Un homme avait également été jeté d’une voiture en marche sur la rocade rennaise, ses derniers mots glaçant les enquêteurs chargés de l’affaire. Ces précédents rappellent que la violence, sous toutes ses formes, continue de frapper la capitale bretonne.

Pour l’heure, l’enquête ouverte par le parquet de Rennes devra établir avec précision le rôle du compagnon interpellé et la chronologie exacte des événements qui ont précédé cette chute du troisième étage.

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