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Enceinte de 8 mois, elle est enlevée puis tuée : son bébé arraché de son corps par ses ravisseurs

Publié par Cassandre le 26 Juil 2026 à 8:58
Enceinte de 8 mois, elle est enlevée puis tuée : son bébé arraché de son corps par ses ravisseurs

Elle devait accoucher dans quelques semaines. Une jeune femme colombienne, enceinte de huit mois, s’apprêtait à devenir mère pour la première fois quand tout a basculé en un seul appel téléphonique. Ce que révèle l’enquête sur sa disparition glace le sang, et le sort réservé à son bébé reste, à ce jour, un mystère insoutenable pour sa famille.

Un simple coup de fil pour parler de cadeaux de naissance

María Camila Potosí, 21 ans, vivait ses derniers jours de grossesse chez la famille de son compagnon, dans la ville de Cali, au sud-ouest de la Colombie. Le 16 juillet, elle reçoit un appel d’une femme qu’elle avait rencontrée peu de temps auparavant dans un centre dédié aux futures mamans.

Cette inconnue lui propose de l’accompagner récupérer des cadeaux pour son bébé. María Camila accepte, monte à l’arrière d’une moto, et disparaît. Ce jour-là, elle avait pourtant rendez-vous avec son gynécologue, comme l’a confié sa sœur, Juliana Meneses, à un média local.

Quand son compagnon vient la chercher et ne la trouve pas, l’inquiétude s’installe doucement. « On pensait qu’elle était peut-être allée se faire les ongles », a-t-il raconté. Cette anxiété diffuse, presque banale au départ, va vite se transformer en cauchemar.

Comme dans d’autres affaires criminelles qui bouleversent l’opinion, chaque détail compte désormais pour les enquêteurs, qui tentent de reconstituer le fil des événements minute par minute avant sa disparition, un travail similaire à celui mené dans d’autres dossiers sensibles encore non résolus.

Un corps retrouvé quatre jours plus tard, à des kilomètres de chez elle

Le lundi suivant, la police métropolitaine de Cali retrouve le corps de María Camila. Il est enveloppé dans plusieurs couvertures, à près de six kilomètres de son domicile. La jeune femme présente de multiples coups de couteau.

Son bébé, une petite fille prénommée Alahia, reste introuvable. Selon le général Herbert Benavídez, commandant de la police de Cali, plus de quatre personnes pourraient être impliquées dans l’enlèvement et le meurtre. L’enquête, encore ouverte, cherche désormais à comprendre comment un enlèvement aussi organisé a pu se préparer sans éveiller le moindre soupçon.

Face à l’ampleur de l’émotion suscitée dans tout le pays, le maire de Cali, Alejandro Eder, a annoncé une récompense de 62 000 dollars pour toute information menant aux arrestations et à la localisation du nourrisson. Un montant rare, révélateur de l’urgence ressentie par les autorités locales, qui espèrent encore retrouver l’enfant vivante. Certaines affaires criminelles, comme celles longtemps restées secrètes, rappellent que la vérité met parfois des années à émerger.

Moto garée dans une rue colombienne au crépuscule

« Je demande qu’on me la rende » : l’appel désespéré d’une mère

La mère de María Camila, Alba Gomez, a lancé un appel bouleversant, relayé par la chaîne colombienne RCN Noticias. Elle garde espoir que sa petite-fille soit encore en vie et supplie ceux qui la détiennent de la lui restituer.

« La seule chose que je demande avec cet appel, et avec la foi pleine d’espoir que je porte que mon bébé soit vivante, c’est qu’on la retrouve », a-t-elle confié. « Je demande à ceux qui l’ont de fouiller leur cœur et de me la rendre. »

Le 25 juillet, un homme, Carlos Rincón, a publié une vidéo sur les réseaux sociaux. Il s’est présenté comme l’ex-compagnon de la femme qui aurait conduit la moto le jour du drame, et affirme qu’elle n’est pas rentrée dormir chez lui ce soir-là.

Il a également révélé qu’elle lui avait annoncé être enceinte en janvier. « J’étais heureux pour cette grossesse », a-t-il déclaré, avant d’assurer que ni lui ni sa famille n’avaient le moindre lien avec l’enlèvement et le meurtre. « Nous n’avons rien à voir là-dedans. Nous ne savions rien. Ma famille a aussi été victime. Nous lui faisions confiance, nous croyions en elle. »

Un porte-parole de la police a confirmé que l’enquête se poursuivait, sans donner davantage de précisions sur l’avancée des recherches.

Une famille dévastée, un bébé toujours introuvable, et une ville entière suspendue à la moindre nouvelle piste. L’histoire de María Camila Potosí résonne comme un rappel glaçant de la fragilité de la vie, à quelques semaines seulement d’un premier cri qui n’a peut-être jamais eu lieu sous les yeux de sa mère. Espérons que la petite Alahia soit bientôt retrouvée saine et sauve.

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