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« Le pire cauchemar » : une fillette de 6 ans meurt après la rupture du manche de sa raquette de badminton

Publié par Cassandre le 23 Août 2026 à 15:06
« Le pire cauchemar » : une fillette de 6 ans meurt après la rupture du manche de sa raquette de badminton

Un simple après-midi de vacances, un jeu de badminton entre frère et sœur, et puis le drame. En quelques secondes, la vie de la petite Lucy Morgan, 6 ans, a basculé au bord d’un lac dans le Maine. Deux ans plus tard, ses parents refusent que cette tragédie reste sans réponse : ils viennent de porter plainte contre le fabricant de l’équipement qui a coûté la vie à leur fille.

Des vacances en famille qui virent au drame

Le 1er juin 2024, Jesse Morgan, pasteur dans le New Jersey, et sa femme Bethany profitent d’un séjour dans un chalet au bord de l’eau, dans le Maine. Rien d’extraordinaire : leurs deux enfants jouent dehors, comme des millions de familles en vacances. Ce genre de moment simple qu’on pourrait retrouver dans n’importe quel fait divers tragique, sauf que personne ne s’y attend jamais vraiment.

Lucy, 6 ans, s’amuse au badminton avec son grand frère de 10 ans. Une partie banale, le genre de jeu qu’on pratique sans y penser à deux doigts d’un lac. Puis des cris. Les parents accourent et découvrent l’horreur : leur fille vient d’être gravement blessée à la tête.

Ce n’est pas un choc classique. C’est un objet qui a littéralement volé en éclats en pleine action, comme dans ces détails du quotidien auxquels on ne prête jamais attention jusqu’au jour où ils comptent vraiment. Personne, dans cette famille, n’aurait pu imaginer qu’une raquette de badminton représente un danger mortel.

Le manche en aluminium s’est détaché en pleine frappe

Voici ce qui s’est réellement passé : au moment où Lucy frappe le volant pour le renvoyer à son frère, le manche en aluminium de sa raquette se détache brutalement de la partie en bois. Le morceau métallique, propulsé par la force du mouvement, percute violemment la tête de la fillette et lui perfore le crâne.

À l’arrivée des secours, Lucy respire encore mais elle est inconsciente. Elle est immédiatement héliportée vers un hôpital, où les médecins l’opèrent en urgence. Malgré tout, la fillette succombe à ses blessures quatre jours plus tard. Ses parents ont ensuite raconté ce combat déchirant sur un blog retraçant son histoire, jour après jour, dans l’espoir de faire vivre sa mémoire.

La raquette en cause appartenait au gîte loué par la famille. Un détail qui change tout dans cette affaire : ce n’était pas un vieil équipement usé, mais du matériel mis à disposition, censé être sûr. C’est justement ce point que Bethany et Jesse Morgan mettent aujourd’hui en avant dans leur combat judiciaire, comme le rapporte ABC 5.

« Le pire cauchemar » : une fillette de 6 ans meurt après la rupture du manche de sa raquette de badminton

Une plainte pour « mort injustifiée » et une négligence pointée du doigt

Deux ans après le drame, les parents de Lucy ont déposé une plainte contre Franklin Sports, fabricant américain d’équipements sportifs reconnu, pour « mort injustifiée ». Leur requête est précise et accablante : la raquette était, selon eux, « défectueuse et dangereusement fragile », avec un manche et une tige métallique mal fixés et un adhésif défaillant.

Pire encore, la plainte souligne l’absence totale de « dispositif de retenue secondaire » qui aurait pu empêcher la pièce métallique de se transformer en projectile. Un détail technique qui aurait pu tout changer, comme certaines mises en garde sanitaires qui arrivent parfois trop tard pour éviter le pire.

Les parents affirment aussi que Franklin Sports n’a jamais suffisamment averti les consommateurs de ce risque de rupture « lors d’une utilisation normale ». Et ce n’est apparemment pas un cas isolé : un autre enfant, à New York, aurait perdu un œil dans des circonstances similaires, sa raquette s’étant brisée de la même façon.

« Cette affaire représente le pire cauchemar d’un parent », a déclaré leur avocat, Charles P. Hehmeyer. Il affirme que l’entreprise savait, mais aurait choisi de ne pas corriger le problème avec une simple goupille dans la poignée, un correctif qui n’aurait coûté que quelques centimes. La famille espère désormais qu’une décision de justice forcera enfin le fabricant à revoir la conception de ses raquettes.

Deux ans de deuil, un combat judiciaire, et une question qui reste suspendue : combien d’autres familles jouent aujourd’hui avec le même matériel, sans jamais imaginer le danger qu’il représente ? Cette affaire pourrait bien faire bouger les lignes de la sécurité sportive bien au-delà des frontières américaines.

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