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« La corde a cassé » : un garçon de 11 ans meurt sous les yeux de son père sur l’Elbrouz

Publié par Cassandre le 21 Juil 2026 à 11:19
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« La corde a cassé » : un garçon de 11 ans meurt sous les yeux de son père sur l'Elbrouz

Un père et son fils partent gravir le plus haut sommet de Russie. Une simple cheville tordue, une corde qui cède, et tout bascule en une fraction de seconde. Ce dimanche, l’ascension du mont Elbrouz a viré au cauchemar pour une famille venue d’un village situé à 400 km de là.

Une ascension familiale sur le plus haut sommet du Caucase

Le mont Elbrouz culmine à 5 643 mètres. C’est le point culminant du Caucase et de la Russie tout entière, un sommet réputé pour attirer alpinistes chevronnés comme amateurs mal préparés. Ce dimanche 19 juillet, un père de 40 ans et son fils de 11 ans, prénommé Platon, s’y engagent ensemble.

Le garçon vit avec son père Roman dans le village de Ryzdvyanyi. Il est en CM2, son père travaille dans le bâtiment. Rien ne les destinait à ce genre d’expédition extrême, et selon les informations locales, ils n’auraient même pas déclaré leur ascension aux autorités compétentes, comme l’exige pourtant la réglementation russe sur ce massif.

À environ 4 000 mètres d’altitude, ils croisent un autre duo père-fils qui redescend, jugeant la montée trop dangereuse ce jour-là. Un signal que Roman et Platon n’ont visiblement pas suivi. Ce genre de drame en montagne rappelle à quel point la météo et les conditions du terrain peuvent tout changer en quelques heures, même sur des itinéraires jugés praticables le matin même.

Ce qui semblait n’être qu’une randonnée ambitieuse allait pourtant se transformer en drame quelques centaines de mètres plus haut, à 4 200 mètres d’altitude exactement, sur le versant oriental de la montagne.

La corde cède, le père et son fils chutent ensemble

C’est le média russe Baza qui détaille la mécanique exacte du drame sur sa chaîne Telegram. Pendant l’ascension, le jeune Platon se tord la cheville et s’agrippe instinctivement à la corde qui le relie à son père. C’est précisément à cet instant que l’ancrage cède.

La corde casse net. Le père et le fils chutent ensemble sur cette pente escarpée du sommet oriental. Le Comité d’enquête régional de la république de Kabardino-Balkarie a confirmé les faits via son canal Telegram officiel : l’homme a été grièvement blessé, tandis que son fils est décédé des suites directes de la chute.

Douze secouristes de l’équipe de recherche et de sauvetage en haute montagne de l’Elbrouz ont été dépêchés sur place dès l’annonce du drame, dimanche à la mi-journée. Un déploiement massif pour une zone particulièrement difficile d’accès, où chaque minute compte face à l’altitude et au froid. Ce genre d’intervention rappelle celles menées lors d’autres drames impliquant des enfants, où la rapidité des secours change tout.

« La corde a cassé » : un garçon de 11 ans meurt sous les yeux de son père sur l'Elbrouz

Un été particulièrement meurtrier sur le sommet caucasien

C’est finalement un hélicoptère commercial qui a permis, ce lundi matin, de récupérer l’homme blessé ainsi que le corps de son fils. Les opérations d’évacuation se sont achevées à 7h50 heure locale, direction le village de Terskol, situé au pied de la montagne, où le père a enfin pu être pris en charge par des équipes médicales.

Le bilan médical est lourd : selon Baza, le quadragénaire souffrirait de plusieurs fractures aux côtes ainsi que de blessures aux genoux. Un pronostic vital qui semble toutefois écarté, contrairement à celui de son fils.

Ce drame vient s’ajouter à une liste déjà longue pour ce mois de juillet sur l’Elbrouz, comme le rappelle l’agence russe RBK.

Le 6 juillet, un alpiniste faisant partie d’un groupe de dix personnes est mort à 5 500 mètres d’altitude ; son corps n’a pu être récupéré que le lendemain par les équipes de secours.

Cinq jours plus tard seulement, un autre membre de ce même groupe perdait la vie, alors qu’il était pourtant accompagné de deux guides expérimentés.

Trois morts en moins de deux semaines sur le même massif : un chiffre qui interroge sur la sécurité réelle de ces ascensions non encadrées, même sur un sommet aussi surveillé que l’Elbrouz.

Une corde, un ancrage, quelques secondes : il n’en fallait pas plus pour transformer une sortie père-fils en tragédie. Combien de familles partent chaque été à l’assaut de sommets sans mesurer réellement les risques encourus ?

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