À 83 ans, il perd le contrôle de sa voiturette de golf et meurt écrasé sous le poids du véhicule

Un après-midi de golf comme tant d’autres, sur un parcours qu’il connaissait par cœur depuis vingt-quatre ans. Et puis un geste anodin, un accélérateur enfoncé pour laisser passer une autre voiturette. En quelques secondes, la partie de golf s’est transformée en drame. L’accident a eu lieu à Ciboure, dans les Pyrénées-Atlantiques, et la victime n’a pas survécu.
Un geste anodin qui vire au drame sur le green
Ce lundi, vers 12h15, le golf de La Nivelle vivait une matinée tranquille. Sur ce parcours prisé du Pays basque, un homme de 83 ans, de nationalité espagnole, patientait sur le siège passager de sa voiturette, en bordure de la descente du trou 17. Il attendait simplement son épouse, comme il l’avait fait des centaines de fois sur ce même green.
C’est là qu’une autre voiturette est arrivée sur le chemin. Un réflexe tout simple : laisser passer, accélérer légèrement avec la jambe pour dégager le passage. Sauf que l’homme n’avait pas le contrôle total du véhicule, notamment du volant. Ce détail, presque insignifiant en apparence, a tout changé en une fraction de seconde.
Le parcours de golf, souvent perçu comme un lieu paisible, peut parfois réserver de mauvaises surprises, un peu comme ces lieux du quotidien qu’on croit sans danger. Ce jour-là, la mécanique s’est emballée, et rien n’a pu arrêter l’engrenage.
Une embardée fatale et un pronostic vital engagé
La voiturette a violemment dévié vers un talus en bordure du green. Impossible pour le passager de reprendre la main sur la trajectoire. L’homme a été éjecté du véhicule, un moment de chute qui a suffi à provoquer des blessures graves.
Le pire restait à venir : la voiturette s’est retournée et lui est retombée dessus, l’écrasant sous son poids. Le bilan est lourd, des blessures sérieuses aux jambes et au crâne, le genre de traumatisme qui ne laisse que peu de marge.
Les secours, sapeurs-pompiers et Smur, sont intervenus rapidement sur place. Face à la gravité des blessures, la décision a été prise de transporter la victime en hélicoptère vers un hôpital de Saint-Sébastien, en Espagne, plus proche et mieux équipé pour ce type d’urgence. Comme dans certains drames qui bouleversent une communauté entière, chaque minute comptait.
Mais l’état de l’octogénaire ne laissait plus d’espoir. Placé en état de mort cérébrale, il est décédé quelques heures plus tard, loin du green où il avait passé tant d’après-midis paisibles.

Une enquête ouverte et un club en deuil
Interrogé par la radio locale Ici, le commissariat de Saint-Jean-de-Luz confirme qu’une enquête a bien été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l’accident. D’après Sud Ouest, le véhicule a été placé sous scellé et un employé témoin de la scène a été entendu par les enquêteurs.
Détail important : les premières constatations n’ont révélé aucune défaillance technique du véhicule. Ce n’est donc pas la mécanique qui a failli, mais bien un enchaînement de circonstances malheureuses, un croisement de trajectoires et une réaction de quelques secondes qui ont scellé le destin de Mariano Liceaga.
Car c’est bien son nom qui circule désormais dans la petite communauté du golf de Ciboure. Membre du club depuis vingt-quatre ans, il était un habitué des lieux, un visage familier pour les autres joueurs. Au moment du drame, il pratiquait sa passion en famille, entouré de sa femme et de son fils.
Ceux qui l’ont côtoyé le décrivent comme un « joueur régulier et discret », un passionné parmi tant d’autres, sans esbroufe. Le golf de la Nivelle a tenu à réagir publiquement, adressant ses « pensées émues » à son épouse Maria Pilar, à ses enfants et à ses proches, dans un communiqué empreint de sobriété et de tristesse.
Un accident domestique dans un lieu insoupçonné, un geste réflexe qui tourne au cauchemar : cette histoire rappelle, une fois de plus, que le danger peut surgir là où on l’attend le moins. Que faudrait-il changer pour éviter que ce type de drame ne se reproduise sur d’autres parcours ?