« Pas assez de frites » : « Hamza la douane » de nouveau interpellé, cette fois dans un McDo parisien

Cet été, il s’était fait un nom en aspergeant les passants du canal Saint-Martin avec un pistolet à eau. Son surnom, « Hamza la douane », avait envahi les réseaux sociaux et les plateaux télé, entre fascination et indignation générale. Mercredi soir, c’est loin de son quartier fétiche que l’adolescent a de nouveau croisé la route de la police, cette fois pour une histoire aussi banale qu’inattendue.
Un été entier sous les projecteurs
Tout avait commencé fin juin, en pleine vague de chaleur qui poussait les Parisiens vers les points d’eau. Au bord du canal Saint-Martin, un jeune de 14 ans s’était mis à réclamer 2 euros aux passants et cyclistes pour ne pas les tremper avec son pistolet à eau, insultant copieusement les « mauvais payeurs ». Les vidéos, filmées par des dizaines d’internautes amusés ou excédés, avaient rapidement dépassé le cadre du canal pour envahir Instagram et TikTok.
Le Parisien avait été l’un des premiers médias à raconter le phénomène, révélant au passage que l’adolescent était déjà sous contrôle judiciaire. Des chaînes de télévision avaient même envoyé des équipes sur place pour documenter ses « méfaits », transformant un fait divers local en feuilleton national. Entre commentateurs scandalisés et curieux amusés, « Hamza la douane » était devenu, malgré lui ou grâce à cette exposition, une figure de l’été 2026.
L’altercation qui a tout relancé
Mercredi 19 août, vers 22 heures, la scène se déplace. Direction le restaurant McDonald’s de Châtelet-Les Halles, dans le 1er arrondissement de Paris, où l’adolescent dîne avec un groupe d’une quinzaine de jeunes âgés de 11 à 16 ans. Selon les informations de Paris Match, tout dégénère pour une raison qui prête presque à sourire : il estime ne pas avoir reçu assez de frites dans son menu.
Le ton monte rapidement face aux employés du fast-food. Les insultes fusent, la situation s’envenime au point que la police doit être appelée en renfort pour calmer l’établissement. Cette fois, ce n’est plus un pistolet à eau qui provoque l’esclandre, mais une simple portion de frites jugée insuffisante par le jeune homme, déjà rompu à l’exercice des altercations filmées ou racontées.
À son arrivée, la police interpelle l’adolescent et l’emmène directement au commissariat du centre de Paris. L’épisode, bien loin des eaux du canal Saint-Martin, confirme que la notoriété soudaine de « Hamza la douane » ne s’est pas accompagnée d’un apaisement de son comportement, une question qui agite désormais autant les réseaux sociaux que les services de police parisiens.

Une mesure judiciaire déjà bafouée
Le détail qui change tout la donne : ce contrôle judiciaire dont le jeune garçon avait lui-même parlé au Parisien cet été. Cette mesure lui interdit formellement d’être dehors entre 22 heures et 6 heures du matin. Or, l’altercation au McDonald’s s’est produite précisément à l’heure où il aurait dû être rentré chez lui, ce qui aggrave considérablement sa situation judiciaire.
Finalement libéré après l’intervention de son père venu le récupérer au commissariat, l’adolescent échappe pour l’instant à une sanction plus lourde. Mais l’épisode illustre la difficulté à encadrer un mineur devenu, presque malgré lui, une figure publique suivie par des milliers de comptes sur les réseaux sociaux.
Ce nouvel épisode relance aussi le débat sur le traitement médiatique réservé à ce genre de phénomènes viraux. Certains commentateurs avaient rapidement qualifié l’adolescent de « voyou », critiquant son éducation sans nuance, tandis que d’autres pointaient la responsabilité des médias et des internautes dans l’amplification de ses agissements. Un feuilleton qui, visiblement, est loin d’être terminé.
Entre canal Saint-Martin et comptoir de McDonald’s, « Hamza la douane » aura fait couler beaucoup d’encre pour un été qui n’en finit plus de le rattraper. Reste à savoir si cette nouvelle interpellation, en pleine violation de son contrôle judiciaire, marquera enfin un tournant.