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Pas-de-Calais : un homme s’immole après avoir aspergé sa compagne et leur nouveau-né de liquide inflammable

Publié par Cassandre le 24 Juil 2026 à 11:09

Une scène d’une violence inouïe s’est jouée à Lens, dans le Pas-de-Calais. Un homme de 37 ans a mis fin à ses jours par le feu, après avoir aspergé de liquide inflammable sa compagne et leur nouveau-né.

Les secours sont intervenus dans l’urgence. Mais le pronostic vital de la mère et de l’enfant reste engagé à ce stade de l’enquête.

Rue résidentielle de nuit avec lumières d'ambulance à Lens

Une scène de chaos en pleine ville

Les faits se sont déroulés à Lens, ville marquée récemment par un autre drame sur les rails, avec l’accident mortel entre un TGV et un poids lourd. Cette fois, c’est un drame familial qui frappe la commune du Pas-de-Calais.

Selon le parquet de Béthune, un homme de 37 ans s’est immolé par le feu. Avant son geste fatal, il aurait jeté du liquide inflammable sur sa compagne, âgée de 38 ans.

Le nouveau-né du couple, que la mère tenait alors dans ses bras, a lui aussi été touché par les flammes. Un détail qui alourdit considérablement la gravité de la situation.

Une prise en charge immédiate mais un pronostic sombre

Le parquet de Béthune a détaillé la chronologie des événements dans un communiqué. « Des tout premiers éléments de l’enquête, il ressort qu’un homme s’est immolé et aurait jeté du liquide inflammable sur sa compagne et le nouveau-né qu’elle tenait dans les bras », précise le texte.

Les secours n’ont pas tardé à se déployer sur les lieux. « Les services de secours et de police sont intervenus aussitôt », indique le parquet, qui confirme que « la mère et le jeune enfant ont été immédiatement pris en charge ».

Mais l’inquiétude reste maximale : leur pronostic vital est engagé. Une situation qui rappelle, par sa brutalité, d’autres drames familiaux récents qui ont endeuillé la France, comme celui de Blénod-lès-Pont-à-Mousson où un père avait tiré sur ses deux enfants avant de se suicider.

Façade d'un tribunal dans le Pas-de-Calais avec ruban de police

L’auteur des faits est décédé sur place

L’homme n’a pas survécu à son geste. Le parquet confirme que « l’homme est décédé sur place », mettant fin à toute possibilité d’interrogatoire direct sur les motivations de cet acte.

Cette issue fatale ne clôt cependant pas l’enquête. Au contraire, elle en ouvre une nouvelle, destinée à comprendre le déroulé précis des faits et le contexte qui a mené à ce déchaînement de violence.

D’autres affaires de violences intrafamiliales aux conséquences dramatiques ont récemment marqué l’actualité, à l’image du meurtre des trois fillettes d’Alfortville, jugé aux assises. Ces drames posent inlassablement la même question : comment agir avant l’irréparable ?

Une enquête confiée à la police judiciaire de Lens

Deux chefs d’accusation distincts ont été retenus par la justice pour qualifier cette tentative d’homicide multiple. Une enquête a ainsi été ouverte pour « tentative d’homicide par conjoint » et « tentative d’homicide sur mineur de 15 ans ».

Le dossier a été confié au service local de police judiciaire de Lens. Les enquêteurs devront reconstituer les circonstances exactes de ce passage à l’acte, dans un contexte encore flou.

Pour l’heure, aucun élément ne permet de savoir si des violences antérieures avaient été signalées au sein du couple. Ni si des services sociaux ou associatifs avaient été alertés en amont de ce drame.

Entrée des urgences d'un hôpital au crépuscule

Un drame qui interroge sur les violences conjugales

Ce fait divers s’inscrit dans une longue liste de violences intrafamiliales aux conséquences irréversibles. Des affaires comme celle de Yuna, tuée à 2 mois à Creil, ou encore le drame de Léo, secoué par son père à Toulouse, rappellent la vulnérabilité extrême des nourrissons face à la violence adulte.

Le pronostic vital de la mère et de son bébé restant engagé, les prochaines heures seront décisives. Les médecins tentent actuellement de stabiliser leur état dans un établissement hospitalier de la région.

L’enquête devra désormais déterminer si des signaux avant-coureurs avaient été identifiés. Une question centrale qui revient systématiquement après ce type de drame familial.

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