Une infirmière brésilienne décède des suites d’une allergie aux crevettes pendant sa lune de miel au Portugal

Un mariage le 10 octobre. Une lune de miel entre le Vatican et le Portugal. Onze jours plus tard, tout s’effondre. Amanda Nascimento, infirmière brésilienne de 29 ans, est morte à Leiria après une réaction allergique présumée. Un repas, une question posée au serveur, et une réponse que sa famille remet aujourd’hui en cause.
Onze jours après le « oui », un déjeuner à Leiria qui semblait banal
Amanda et son mari, Tiago, avaient quitté le Brésil pour un voyage en Europe. Premier arrêt au Vatican, puis dernière étape dans la ville historique de Leiria, au centre du Portugal. Rien ne laissait présager le pire.
Mercredi, le couple s’installe dans un restaurant pour déjeuner. Selon les propos de Tiago rapportés par le journal brésilien Metropoles, Amanda mange des crevettes et d’autres fruits de mer. Puis ils sortent flâner en ville.
Leur balade les mène jusqu’à une librairie. Une parenthèse tranquille, sans le moindre signe d’alerte. Pendant près de deux heures, la journée ressemble à toutes celles d’une lune de miel. Et pourtant, un détail du repas allait tout changer, que la famille met désormais en avant. Pour comprendre comment on en arrive là, il faut regarder ce que l’on sait de ce que personne ne voulait dire sur un plat dans d’autres drames similaires.
Car dans ce genre de situation, tout se joue souvent sur une phrase échangée avec le personnel. Une caméra de café londonien avait déjà montré à quel point un geste anodin pouvait peser lourd. Mais ici, que s’est-il dit exactement à table ?
La question posée au serveur, et ce que l’infirmière aurait compris
Selon son beau-frère, cité par le média brésilien G1, Amanda était allergique aux crevettes. Elle aurait demandé au personnel ce que contenait son assiette. D’après lui, elle aurait compris que le plat ne comportait que du poisson.
Ces éléments reposent sur les déclarations de la famille. Aucune version du restaurant ne figure dans les informations disponibles, et l’allergie reste présentée comme présumée. C’est un point qu’il faut garder en tête.
Vers 16h30, heure du Portugal, soit environ deux heures après le repas, la réaction allergique se déclenche. Amanda est conduite en urgence à l’hôpital de la région de Leiria. Là, les médecins ne peuvent pas lui fournir les soins nécessaires.
Elle doit être transférée vers le CHU de Coimbra, à environ 80 kilomètres au nord. Une situation qui rappelle combien chaque minute compte face à l’urgence médicale. Mais le trajet n’ira pas à son terme.

Un arrêt cardiaque en route, et les mots d’un mari à « cœur en morceaux »
Pendant le transfert, comme dans toute allergie alimentaire mal détectée, la situation bascule. Amanda fait un arrêt cardiaque et décède avant d’arriver à Coimbra, selon Tiago. Le couple devait rentrer au Brésil le vendredi.
Le jeune veuf a publié un message déchirant sur les réseaux sociaux. « Nous nous sommes mariés le 10 octobre 2026, et ce fut le jour le plus heureux de nos vies », écrit-il. Puis : « Nous n’avons eu que 11 jours en tant que mari et femme ; nous étions encore en lune de miel. »
Il décrit une femme « extraordinaire, douce, humble, qui se souciait toujours de tout le monde ». Très catholique, elle aimait son métier. « Elle est partie en faisant ce qu’elle aimait le plus : voyager », a-t-il confié.
Depuis mai 2025, Amanda travaillait comme infirmière en soins intensifs à l’hôpital Mantevida, dans le District fédéral. L’établissement salue « sa présence, son engagement et son humanité ».
Une vie consacrée à soigner les autres, fauchée par une réaction que personne n’a pu arrêter à temps. Reste une leçon brutale : en voyage, une allergie sévère ne tolère aucune approximation sur le contenu d’un plat. Et les signes qui imposent de courir aux urgences sont ceux qu’on apprend trop tard.
Une allergie, une question posée, une réponse mal comprise : en lune de miel, onze jours ont suffi à tout faire basculer. Si vous pensiez que la cuisine n’avait plus de secrets, ces nouilles instantanées liées à plus de 100 contaminations en Europe vont vous faire regarder vos placards autrement. Et si le mot allergène vous glace, le danger que l’étiquette de ces assiettes pour bébé ne dit pas mérite aussi votre attention.