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Pyrénées-Atlantiques : à 90 ans, il abat ses deux voisins octogénaires après une pierre reçue

Publié par Cassandre le 24 Sep 2026 à 15:07
Rue de village rural au crépuscule avec gyrophare

Un conflit de voisinage qui dure depuis des années. Une pierre lancée dans un jardin. Et puis, mardi soir, deux coups de feu qui ont mis fin à deux vies à Lagor, dans les Pyrénées-Atlantiques. Ce que l’on sait de ce drame glaçant, encore flou sur bien des points, se précise heure après heure.

Un différend vieux de plusieurs années qui a fini par exploser

Tout s’est joué en quelques minutes, mardi soir vers 20 heures, dans cette petite commune du Béarn. Un homme de 90 ans a ouvert le feu au fusil de chasse sur le couple qui habitait juste à côté de chez lui. Les deux victimes, un homme de 85 ans et son épouse de 82 ans, sont mortes sur place.

Selon une source proche du dossier citée par l’AFP, le nonagénaire et ses voisins étaient englués depuis plusieurs années dans un conflit qui n’avait jamais été réglé. Le genre de tension de voisinage qui couve, s’enkyste, et qu’on croise parfois dans des petits villages français où tout le monde se connaît trop bien pour vraiment se réconcilier.

Le parquet de Pau a confirmé le placement en garde à vue du mis en cause pour « meurtre de deux personnes », sans donner davantage de détails sur l’identité des victimes. L’enquête a été confiée à la brigade de recherches d’Orthez, chargée désormais de reconstituer précisément le fil des événements de cette soirée qui a viré au drame.

Une pierre reçue, un fusil sorti : la mécanique du basculement

C’est l’élément qui, selon cette même source, aurait déclenché l’irréparable. L’homme de 90 ans aurait reçu une pierre jetée par son voisin, juste avant de sortir son arme. Un geste, une provocation, qui aurait suffi à faire basculer une dispute ancienne en tragédie.

Difficile, à ce stade de l’enquête, de mesurer précisément l’enchaînement des faits. Mais le scénario qui se dessine est celui d’une escalade brutale, entre deux foyers voisins qui ne parvenaient visiblement plus à cohabiter. Des situations qui rappellent, ailleurs, ces affaires où les tensions couvent longtemps avant d’exploser sans prévenir.

Ce sont d’autres voisins, alertés par le bruit des détonations, qui ont prévenu les gendarmes. Une réaction rapide qui a permis une intervention immédiate sur les lieux du drame, en pleine soirée dans cette commune du Béarn habituée à un quotidien plus paisible.

Mains âgées posées sur une clôture en bois rurale

Une interpellation sans résistance, une enquête qui commence

Sur ce point, tous les témoignages recueillis concordent : l’homme de 90 ans n’a opposé aucune résistance lors de son interpellation. Les gendarmes l’ont retrouvé sur place, quelques instants seulement après les coups de feu, dans un calme presque déroutant au regard de la gravité des faits.

Le mis en cause a été placé en garde à vue, où il devra désormais s’expliquer sur le déroulement précis de cette soirée. La question du mobile exact, de la chronologie entre la pierre reçue et les tirs, et du degré de préméditation, reste entièrement entre les mains des enquêteurs.

L’AFP précise que le parquet de Pau n’a pour l’instant livré aucun élément supplémentaire sur l’identité complète des victimes, ni sur les suites judiciaires qui seront données à cette affaire. La présomption d’innocence s’applique évidemment à ce stade de la procédure, l’homme n’ayant fait l’objet que d’un placement en garde à vue.

Ce drame relance, une fois de plus, la question sensible des conflits de voisinage qui s’enveniment sans que personne n’intervienne à temps. Pour suivre l’évolution de cette affaire et rester informé des actualités de votre région, un service comme Mon Actu permet de personnaliser ses alertes locales.

Un différend de voisinage, une pierre, un fusil sorti trop vite : trois éléments suffisent parfois à briser deux vies en quelques secondes. L’enquête déterminera désormais si tout aurait pu être évité.

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