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« Va à la gendarmerie » : l’appel bouleversant de Jean, dont la future femme Léa a été tuée en Normandie

Publié par Cassandre le 05 Août 2026 à 21:07
« Va à la gendarmerie » : l'appel bouleversant de Jean, dont la future femme Léa a été tuée en Normandie

Une route de campagne normande, un soir d’août, une jeune femme qui marche comme elle le fait plusieurs fois par semaine. Puis plus rien. Léa Chancerel, 24 ans, cheffe d’entreprise et mère d’une petite fille, a été percutée mortellement le 2 août dernier. Le chauffard, lui, a pris la fuite et court toujours. Deux jours après le drame, son compagnon Jean a pris la parole. Son message, publié sur Facebook, a bouleversé des milliers d’internautes.

Une soirée de marche sportive qui vire au drame

Tout se joue sur une route reliant les communes de Vinnemerville et de Saint-Martin-aux-Buneaux, en Seine-Maritime. C’est là que vivait Léa Chancerel avec son compagnon et leur fille de 2 ans, Mya. Ce soir-là, aux alentours de 22h15, la jeune femme pratique la marche sportive, une activité qu’elle affectionnait particulièrement.

Une voiture surgit à pleine vitesse. Elle percute Léa de plein fouet, avant de disparaître dans la nuit sans s’arrêter. Les secours arrivent rapidement sur place, mais les médecins ne peuvent que constater le décès de la jeune femme. Le parquet du Havre a ouvert une enquête pour homicide routier aggravé, confiée à la gendarmerie de Valmont et à la brigade de recherches de Fécamp. À ce jour, le conducteur reste activement recherché.

« Assume » : l’appel direct de Jean au chauffard en fuite

Deux jours après le drame, incapable de rester silencieux, Jean publie un texte sur les réseaux sociaux. Il s’adresse directement à l’auteur de l’accident, toujours introuvable. « On ne peut pas laisser une mère de famille d’une petite fille de 2 ans morte au sol comme une merde », écrit-il, la colère et la douleur mêlées dans chaque mot.

Le message ne s’arrête pas là. Jean cherche activement des témoins de la scène, quiconque aurait « vu ou entendu quelque chose dans la nuit du 2 août ». Il interpelle ensuite frontalement le fuyard : « Tu ne t’es pas arrêté car la peur a pris le dessus, mais tu l’as tuée sur le coup, alors assume. Va à la gendarmerie s’il te plaît. » Une phrase qui résume, à elle seule, l’incompréhension face à cette fuite.

Route de campagne normande la nuit avec gyrophare au loin

Le mariage qui n’aura jamais lieu

Derrière l’appel à témoins, il y a surtout le portrait d’une femme et d’un couple brisé en une fraction de seconde. Jean décrit Léa comme « une maman formidable », « heureuse dans sa vie », cheffe d’entreprise épanouie et « unique ». Des mots simples, mais qui pèsent lourd quand on sait ce qui devait suivre.

Confié à nos confrères de Paris-Normandie, un détail rend l’histoire encore plus déchirante : Jean avait prévu de la demander en mariage lors des vacances qui devaient débuter cette semaine-là. « C’était ma femme et on allait se marier.

On avait des projets à n’en plus finir et toi tu n’as pas une vie mais des dizaines de vies », lâche-t-il, dévasté, dans son message. Une petite fille de 2 ans grandira désormais sans sa mère, et sans connaître l’identité de celui qui la lui a arrachée.

Face à l’ampleur de l’émotion suscitée par ce témoignage, les gendarmes rappellent que toute information peut faire avancer l’enquête. Un simple appel au 02.35.29.80.17 pourrait suffire à faire basculer les investigations. Certains internautes ont d’ailleurs partagé le message de Jean via WhatsApp pour maximiser sa portée.

Un chauffard toujours en fuite, une famille détruite, une bague qui ne sera jamais passée au doigt de Léa. L’appel de Jean n’est pas seulement un cri de colère : c’est une main tendue vers la justice, dans l’espoir que quelqu’un, quelque part, brise le silence.

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