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« Ta fille est morte » : le SMS glaçant envoyé juste avant que Federico Vella jette Lorena Isceri d’un pont

Publié par Cassandre le 07 Sep 2026 à 14:30
Femme apeurée tenant un téléphone dans un coffre

Une histoire d’amour qui vire au cauchemar, une autoroute italienne, un viaduc. Lorena Isceri, 45 ans, avait peur de son ex-compagnon mais refusait de porter plainte contre lui. Ce que Federico Vella a envoyé juste avant de la précipiter dans le vide donne des frissons à toute l’Italie.

Une relation qui bascule dans la peur

Lorena Isceri, originaire de Squinzano, vivait à Florence depuis plusieurs années. Elle avait rencontré Federico Vella, 36 ans, il y a environ deux ans, dans une salle de sport de la ville. Leur histoire, d’abord banale, s’était peu à peu transformée en relation toxique.

Selon une amie proche citée par Rai News, Lorena savait que son ex-compagnon pouvait l’attendre en bas de chez elle. Elle l’avait pourtant prévenue à plusieurs reprises, jusqu’à la veille du drame, sans jamais réussir à la convaincre de contacter les forces de l’ordre.

Cette peur diffuse mais jamais officialisée n’a rien d’isolé. Comme dans d’autres dossiers de violences conjugales révélés récemment, la victime hésite souvent à franchir le pas de la plainte, par peur des représailles ou par espoir que la situation s’apaise d’elle-même.

C’est dans ce climat de tension latente que Federico Vella aurait, selon les enquêteurs, minutieusement préparé son geste. Sa dernière année de relation avec Lorena s’était considérablement dégradée, jusqu’à ce qu’elle décide enfin de rompre.

L’enlèvement, l’autoroute, l’appel de vingt minutes

Le jour du drame, Federico Vella aurait attendu son ex-compagne dans le garage de son immeuble. À son arrivée, il l’aurait agressée et immobilisée avant de la placer dans le coffre de sa voiture, direction l’autoroute.

Des colliers de serrage, du ruban adhésif, une paire de ciseaux et un drap ont été retrouvés dans le véhicule, preuves matérielles d’une préméditation évoquée par plusieurs enquêteurs italiens.

Dans le coffre, un sac à dos contenait un téléphone portable. Lorena a réussi à s’en servir pour appeler le 112, le numéro d’urgence italien, ainsi qu’un ami. Cet appel, d’une durée d’environ vingt minutes, a été décisif.

C’est précisément cette communication qui a permis aux autorités de localiser le véhicule et de concentrer les recherches sur l’autoroute. Un geste de survie, comparable à d’autres affaires où un simple appel a tout changé, mais qui n’a malheureusement pas suffi à sauver Lorena Isceri.

Federico Vella se serait rendu compte de l’appel, aurait arrêté la voiture et arraché le téléphone à sa victime. Le pire restait à venir.

Viaduc autoroutier italien au crépuscule avec gyrophares

« Ta fille est morte » : le message qui glace la mère

Selon plusieurs médias italiens, dont le Corriere della Sera, La Nazione et Repubblica, Federico Vella aurait envoyé un message glaçant à la mère de Lorena, quelques instants avant le drame final : « Ta fille est morte ».

Il aurait aussi prévenu sa propre mère, qui aurait alors contacté le 112 en expliquant avoir reçu un appel de son fils lui annonçant qu’il venait de tuer son ex-compagne. Peu avant, il avait publié une story sur les réseaux sociaux avec le message « Adieu à tous ».

Federico Vella aurait ensuite emmené Lorena sur le viaduc et l’aurait précipitée dans le vide, avant de se suicider lui-même sous les yeux des autorités accourues sur place. Le parquet de Florence a ouvert une enquête pour homicide volontaire, qualification qui permet aux enquêteurs de mener toutes les investigations nécessaires, y compris médico-légales.

Dans un message vidéo bouleversant, le père de Lorena, Franco Isceri, s’est adressé au président Sergio Mattarella et à la cheffe du gouvernement Giorgia Meloni : « Prenez des mesures pour que des tragédies comme celle de Lorena ne se reproduisent plus ». Il a décrit sa fille comme « polie, studieuse, dévouée à ses études et à son travail », rappelant qu’elle « avait tant de rêves ».

Un appel qui résonne aujourd’hui comme un ultime hommage, alors que les débats sur la protection des victimes reprennent en Italie comme ailleurs en Europe.

Un SMS de trois mots aura suffi à faire basculer une tragédie annoncée en drame national. Derrière les statistiques des féminicides se cachent toujours des visages, des rêves brisés et des proches qui, comme Franco Isceri, refusent désormais de se taire.

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