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Le tueur du bus : l’instant où la police arrête un Polonais après qu’il a démembré un retraité et abandonné son corps en morceaux dans des sites touristiques

Publié par Cassandre le 07 Oct 2026 à 9:39
Un meurtrier dépecé en 27 morceaux son colocataire : un bus, un ticket journée et trois semaines de traque

Un torse enveloppé de film alimentaire, caché dans un bunker d’une réserve naturelle. Voilà ce qu’un promeneur découvre à Salford, près de Manchester, en avril 2024. La police ne connaît ni la victime ni le suspect.

Trois semaines plus tard, un détail minuscule va tout faire basculer. Et la vidéo de l’arrestation, dévoilée avant sa diffusion télé, montre un homme qui répète que tout est « une erreur ».

Un torse dans un bunker et une caméra qui montre un homme avec un sac

Le 4 avril 2024, un passant trouve un torse humain dans un bunker de la réserve naturelle de Kersal Dale. Les images de vidéosurveillance montrent un homme entrant dans la zone avec un gros sac lourd, puis repartant sans lui.

Pendant des semaines, les enquêteurs cherchent deux inconnues : l’identité de la victime et celle de l’homme filmé. L’opération, baptisée Harker, mobilisera finalement 15 scènes de crime et des restes retrouvés sur cinq sites différents.

Selon le Daily Mail, la victime est Stuart Everett, 67 ans, fonctionnaire retraité. Il louait des chambres de sa maison de Winton à deux hommes polonais. Mais comment remonter de ce sac à un visage ?

La réponse tient dans un autre dossier où un corps retrouvé a lancé une enquête à l’aveugle, mais ici, c’est un simple ticket de bus qui va servir de fil rouge.

Le ticket journée qui a trahi Marcin Majerkiewicz

Les policiers retrouvent d’autres images de l’homme et repèrent un trajet en bus. Il a acheté un ticket à la journée. Conséquence : tous ses déplacements de la journée deviennent traçables.

Ce fil les mène jusqu’au quartier de Winton. Les détectives cherchent alors d’autres caméras pour resserrer l’étau. Puis le hasard s’en mêle : deux enquêteurs en civil croisent un homme qui ressemble au suspect.

Ils le voient monter dans un bus sur Eccles New Road. Le véhicule est stoppé, des agents en uniforme arrivent. Nous sommes trois semaines après la découverte du torse, et l’homme s’appelle Marcin Majerkiewicz, 42 ans. Comme ce conducteur flashé à 247 km/h, il pensait peut-être passer entre les mailles.

Dans la vidéo des caméras-piétons, il paraît presque amusé. Il demande : « Pouvez-vous vérifier, s’il vous plaît ? » Puis ajoute : « C’est sûrement une erreur, à 100 % ». À 13 h 12, il est arrêté pour suspicion de meurtre. Il répond : « D’accord, je vous suis et je répondrai à toutes vos questions. »

Reste la question qui glace : qu’a-t-on découvert chez lui ?

Tente blanche de police dans un bois anglais

Un colocataire, 27 morceaux et une fausse vie en ligne

D’abord, une affaire d’argent facile aide à comprendre le mobile : Majerkiewicz, au chômage, devait 60 000 £ de prêts et 14 000 £ de dettes de carte bancaire. Le juge a parlé d’un meurtre prémédité, commis pour s’approprier l’argent de la victime.

Dans la nuit du 27 au 28 mars 2024, Stuart Everett aurait été frappé à coups de marteau, puis découpé à la scie à métaux en 27 morceaux. Le visage aurait été retiré de son crâne. Seul un tiers du corps a été retrouvé.

Chez lui, la police a trouvé du sang sur de la moquette et des meubles, ainsi qu’une tentative de nettoyage. Un morceau de moquette découpé portait l’ADN de la victime. Les restes, transportés en sacs plastique dans les bus, avaient été dispersés, parfois tout près d’un canal. Une fois, il se serait même offert un KFC juste après.

Pire encore : il avait pris le contrôle des comptes et du téléphone de sa victime. Il envoyait des SMS et même une carte d’anniversaire à la famille, comme si Stuart était vivant. Il cherchait aussi des locations près d’Alicante, en Espagne. Les faux-semblants ont parfois la vie courte.

Malgré ses dénégations et l’absence de défense, il a été condamné en mars 2025 à la prison à vie, avec 34 ans incompressibles. Le troisième colocataire avait été visé par une accusation de meurtre, abandonnée ensuite.

Le suspect qui répétait « vérifiez » a surtout oublié qu’un ticket de bus raconte tout.

Et si un seul bus suffit à confondre un tueur, ce que ce livreur cachait sous son casque risque de vous faire froid dans le dos.

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